DU PASSÉ
L II n'est pas difficile de trouver dans tout système métaphysique des côtés positifs et des côtés négatifs, des doctrines appartenant à l'avenir et des doctrines restaurant le passé.
Commençons par les côtés négatifs, de beaucoup les plus nombreux. Nous rencontrerons là l'ignorance complète de la marche naturelle des choses, Textrôme insuffisance des hypothèses premières, le perpétuel retour aux mêmes erreurs, les appréciations subjectives appliquées aux réalités les plus générales, enfin une longue suite de fautes méthodologiques.
L'ignorance des faits et de leurs rapports, conséquence inévitable de l'absence d'observations scientifiques dans de vastes domaines de la nature, a toujours été le caractère distinctifde toute métaphysique, a La foi du charbonnier et la fausse philosophie, dit Lange, expliquent également les phénomènes inconnus par des mots, derrière lesquels se cache tout un monde de fantômes. » Il n'est donc pas étonnant que l'histoire de la philosophie abonde en penseurs dont le suprême éloge se réduit à cette opinion d'Aristote
sur Anaxagore : il est conscient, comparativement aux prédécesseurs raisonnant inconsciemment.
Quelques critiques sévères vont môme plus loin: ils comparent l'ancienne philosophie au zéro des mathématiques qui peut amener aux conséquences les plus absurdes, si on lui applique les règles établies pour les autres nombres. De môme que le « zéro » et « l'infini », disent-ils, ne sont à proprement parler pas des nombres , mais des symboles de calcul, les éléments métaphysiques ne représentent par eux-mêmes aucune vérité. Ces éléments, considérés comme instruments de recherche, peuvent, sans doute, rendre des services à la philosophie, mais à condition de n'être employés que comme des hypothèses dans ce qu'on appelle la réduction à l'absurde, fondée sur cet axiome, que le possible doit être considéré comme vrai chaiiue fois que sa négation aboutit à des contradictions.
D'autres affirment encore qu'au fond de toute construction métaphysique, il y a une illusion volontaire, et que la valeur des systèmes subjectifs, comme la valeur des religions, dépend exclusivement de leur portée sociale. Selon une dernière opinion, enfin, l'ancienne philosophie produirait sur les esprits modernes l'impression d'un art qui se serait fourvoyé et n'aurait pas atteint son but. L'école critique contemporaine, en particulier, se distingue à cet égard par sa franchise : elle range d'un coup toute la métaphysique dans le domaine de l'esthétique.
C'est là une erreur sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir. Suivant les critiques de cette catégorie, l'ancienne philosophie théorique, radicalement stérile dans le domaine du savoir réel, doit être conservée comme une branche de l'art. Les philosophes, en eff'et, en débarrassant le monde empirique des éléments contingents, et arrivant en dernière analyse à des formes et des images idéales qu'ils prennent pour des explications des phénomènes observés, font œuvre d'artistes, non de savants : ils doivent donc abandonner
168 L'AKCIENNE ET LA NOUVELLE niILOSOPUIE
pour toujours la prétention d'atteindre le but que la science poursuit.
2. Un autre trait frappant de toutes les doctrines philosophiques du passé, c'est l'extrême exclusivisme de Jours points de départ, des hypothèses sur lesquelles elles étaient fondées. On ne peut créer un système métaphysique sans sacrifier plus ou moins la logique. Le panthéiste sacrilie la pluralité à l'unité; l'atomiste l'unité à la pluralité; le matérialiste l'esprit à la matière et l'idéaliste la matière à l'esprit. Mais c'est là un sujet sur lequel j'ai eu, à plus d'une reprise dans le courant de ce travail, l'occasion d'insister.
Un caractère non moins distinctif, c'est l'immobilité de l'ancienne philosophie, ou, plus exactement, la lenteur excessive de son développement.
Toutes les théories du développement intellectuel peu- "vent se soutenir par d'excellentes raisons historiques, les états contraires de Hegel, les mouvements rhythmiques de Spencer, aussi bien que le progrès indéfini des sociologistes modernes. Ces théories visent toutes un môme fait social et s'accordent, en somme, assez bien lorsqu'il s'agit de le constater ou de le décrire; mais l'explication de ce fait reste à donner et appartient à la sociologie future. Dans le cas particulier qui nous occupe, cependant, il importe avant tout d'interpréter rationnellement cet autre fait qui, à première vue, semble contradictoire — la similitude frappante, dans l'histoire de la métaphysique, des périodes dites de progrès et des périodes prétendues réactionnaires. D'une manière générale, le progrès en philosophie a consisté exclusivement dans l'amélioration des détails de tous ordres et le rajeunissement des vieilles questions par des données scientifiques nouvelles. Si l'on envisage les choses à ce point de vue, on peut même trouver, à l'exemple de Dùhring, dans la décadence progressive de la spéculation,
la vraie clef pour l'interprétation du développement de la métaphysique. Une pareille opinion ne contredit pas la théorie ordinairement admise du progrès social, car, au fond, cette opinion établit seulement que, dans l'ordre des généralisations philosophiques, les modifications se produisent après de très longs intervalles. Sans parler de l'astronomie et de la géologie, qui nous offrent de nombreux spécimens de cette immobilité apparente, la sociologie est pleine d'exemples analogues. Il suffit de citer la lenteur des modifications économiques comparativement aux changements politiques, la singulière longévité de catégories entières d'erreurs, la masse de faits qui démontrent, dans l'ordre social, la puissance de ce que l'on appelle la « survivance ». Dans la société, des transformations de toute espèce se produisent à chaque instant ; mais ces transformations graduelles et presque insensibles s'opèrent dans un domaine où nous ne les cherchons pas d'habitude, dans les profondeurs intimes des faits et des rapports sociaux, là où notre vue ne pénètre que rarement, préférant s'en tenir à la surface des choses. Dans le cas dont il s'agit, des changements d'une gravité exceptionnelle se produisaient non dans le domaine de la métaphysique proprement dite, comme on aurait pu le croire, mais dans celui de la science positive. C'est là, en effet, que s'amassaient petit à petit et que s'élaboraient au fur et à mesure les matériaux les plus précieux pour les généralisations philosophiques, c'est là que naissaient les hypothèses de la philosophie et c'est là également que se manifestait leur insuffisance
radicale (22).
Quelque chose de semblable s'est passé dans les sciences spéciales elles-mêmes, dont les progrès, dans leurs phases principales du moins, ont eu des causes plus éloignées et plus profondes que celles qu'on leur attribue habituellement. C'est ainsi que la physique a pu avancer considérablement grâce aux succès des investigations mathéma-
iTO L'ANCIENNE ET LA NOUVELLE PHILOSOPHIE
tiques, la chimie frrâce à la connaissance exacte des lois physiques, la hiologie p:râce aux théories chinniques ; c'est ainsi également que les progrès de la psychologie et de la sociologie sont arrêtés aujourd'hui par l'insuffisance du savoir biologique. Cette remarquable loi d'interdépendance est, on le sait, l'un des principaux titres de l'école positiviste.
3. L'histoire de l'ancienne philosophie nous offre encore une autre particularité digne de remarque : le retour, après des périodes plus ou moins longues, des mômes opinions, des mêmes théories, des mêmes procédés d'interprétation, voire des mêmes systèmes. Les annales de la métaphysique sont pleines de ces renaissances d'erreurs abandonnées et de doctrines oubliées, de ces retours inopinés à un passé qui semblait définitivement enterré. Il n'est pas besoin d'aller chercher loin les exemples.
Nous avons déjà vu que la différence entre le matérialisme, l'idéalisme et le sensualisme des anciens et la philosophie des temps modernes se réduisait à la quantité et à la qualité du bagage scientifique des deux époques. Le xix" siècle a ses disciples d'Aristote, et l'illusion platonicienne qui consiste à déduire le particulier et le concret du général et de l'abstrait, traverse toute l'histoire de la philosophie; la théorie et la pratique de la double vérité sont transmises par les anciens aux philosophes du moyen âge qui nous la lèguent. Les discussions sur les relations réciproques de la volonté et de la raison constituent le fond do la psychologie ancienne, de la psychologie scolastique et de la psychologie de l'époque qui nous précède immédiatement. La sophistique grecque revient avec un nouvel éclat dans le criticisme contemporain (23). L'histoire du concept de la causalité démontre que nous vivons jusqu'à présent, souvent sans nous en apercevoir, sur le fonds de la philosophie ancienne. L'acatalepsie des Grecs réparait dans
jL
notre agnosticisme, comme le stoïcisme avait reparu dans la philosophie écossaise du bon sens. En un mot, le retour vers le passé s'observe à toutes les époques, et souvent ce retour n'est nullement un signe de réaction; il indique, au contraire, un mouvement en avant, comme dans le retour vers Kant qui s'opère sous nos yeux, et dans le retour vers Aristote du temps de Leibnitz et de Wolf.
Cette réapparition périodique des mêmes idées démontre clairement, que le développement des doctrines philosophiques a été soumis jusqu'à présent à des conditions semblables à celles qui réglaient l'évolution des branches du savoir non encore arrivées à l'état scientifique et qui, à cause de cela, progressaient irrégulièrement et lentement. Tout autre, on le sait, a été le développement des sciences définitivement constituées, et la naissante philosophie scientifique tend de plus en plus à se rapprocher de
ce type.
On voit jusqu'à quel point est exacte l'opinion courante qui considère les efforts philosophiques du passé comme une sorte de labeur de Sisyphe, comme une série de tentatives individuelles sans avenir. La continuité des recherches, la transformation des résultats acquis par les prédécesseurs en points de départ indispensables aux découvertes nouvelles, sont les signes distinctifs du développement des sciences ; la philosophie ne pouvait y prétendre, car elle n'a été jusqu'ici qu'une codification de l'ignorance, condamnant fatalement chaque penseur à recommencer à nouveau la solution de tous les problèmes. Cela est tellement vrai que, de l'aveu unanime des meilleurs historiens de la philosophie, les plus célèbres systèmes métaphysiques n'ont eu pour représentants fidèles que leurs propres créateurs.
4. Passons maintenant à l'erreur la plus grave et, en même temps, la plus intéressante de l'ancienne philosophie.
à l'erreur de méthode. La cause principale de sa persistance se trouve incontestablement dans les lacunes nombreuses et considérables du savoir positif. Ces lacunes ont toujours été le véritable terrain de la pensée métaphysique. A ce point de vue, les fautes méthodologiques ellesmêmes n'apparaissent que comme le résultat d'une cause plus générale, ou comme des facteurs de second ordre dans la genèse métaphysique.
Mais tel n'a pas été le rôle des fautes de méthode dans l'histoire générale de la philosophie. Dans le changement perpétuel des conceptions, les faux procédés méthodologiques des diverses écoles ont, en effet, toujours occupé le premier rang, déterminant l'apparition de doctrines nouvelles, masquant tout le reste. Le passage d'une exagération à l'autre, le retour continuel des mêmes points de vue contradictoires, qui distinguent si bien le développement de la philosophie du développement des sciences, s'expliquent par la différence des procédés de démonstration que les sciences et la philosophie pratiquent.
Dans la sjdière intellectuelle, les erreurs ont toujours pour origine la confusion ou la distinction insuflisante des caractères propres aux différents groupes d'objets ou de rapports. Tel est aussi le cas des erreurs méthodologiques des philosophes. Ces erreurs ont été longtemps inévitables ; aucun effort individuel, aucune tendance collective, — l'exemple de l'école inductive ou expérimentale est là pour le démontrer — n'ont pu vaincre les obstacles qui s'opposaient à l'application des méthodes exactes de la science aux spéculations philosophiques.
Cela se comprend aisément d'ailleurs. Les investigations de la philosophie embrassent tous les ordres de phénomènes ; mais tant que des domaines entiers de faits se trouvent en dehors du savoir positif, la méthode scientifique ne peut pénétrer dans la sphère des explications générales qui ne sont qu'une synthèse des explications particulières.
CARACTÉRISTIQUE DE LA rUILOSOniIE DU TASSÉ 173
Or la méthode scientifique et les procédés scientifiques de découverte et de démonstration ont cela de caractéristique, que la possibilité d'une confusion entre choses distinctes, grâce â une série de précautions et d'artifices, y est réduite au minimum.
Partant de là, on peut classer les erreurs méthodologiques de la métaphysique en deux grands groupes : les fausses conceptions qui ont pour raison d'être une confusion entre le général et le particulier, entre l'abstrait et le concret, entre la fiction et la réalité, et les conclusions erronées qui découlaient d'une distinction insuffisante entre les phénomènes connus et les phénomènes inconnus.
Nous allons examiner successivement ces deux groupes.
5. La confusion de l'idée générale que la science emploie comme un procédé auxiliaire pour résumer un nombre incalculable de faits réels, et de la perception qui est l'objet direct de tout savoir, en d'autres termes, la confusion du moyen et du but, se rencontre à chaque pas dans la philosophie du passé. L'insuffisante délimitation entre l'abstrait et le concret était une autre forme de cette erreur.
Pour la philosophie, comme pour le raisonnement vulgaire, il y avait derrière les faits étudiés par la science quelque chose de plus important, de plus réel : les essences matérielles ou spirituelles, les propriétés fondamentales et les forces, en un mot, tout ce qu'on considérait comme réalité immuable, par opposition à la contingence des phénomènes naturels. C'est à la recherche de cette réalité, dont les branches constituées du savoir positif refusaient de reconnaître l'existence, que la philosophie s'était exclusivement consacrée. La confusion du général et du particulier, de l'abstrait et du concret, du fictif et du réel, du symbole et de la chose désignée, a été ici complète, évidente. Quelques penseurs isolés et, plus tard, des écoles philosophiques entières en ont sans doute eu conscience, mais ils
ne pouvaient qu'indiquer le mal, ils ne pouvaient pas lui porter remède. Entraînés par la force des choses, par le courant général, ils retombaient à chaque pas dans Terreur qu'ils combattaient.
Tout le monde connaît la tendance des anciens philosophes à soulever ces questions oiseuses, auxquelles leur fausse position pouvait seule donner un semblant d'importance. C'était là encore le résultat de la môme faute de méthode.
Les questions dans le genre de celle qui paraissait si redoutable à d'Alembert : « Pourquoi quelque chose existet-il ? )> ou de cette autre* qui arrêta tant de penseurs : « Pourquoi ce qui existe est-il multiple et non un ? » sont insolubles, parce qu'elles ne renferment pas un seul élément qui permette de les considérer comme des problèmes à résoudre (24), parce qu'elles ne présentent, à proprement parler, aucune inconnue, et résultent simplement d'une introduction illégitime, dans la sphère des conceptions générales et des hautes abstractions de l'esprit, de quelquesunes des propriétés appartenant exclusivement aux choses concrètes. Le monde et la pluralité phénoménale sont des abstractions qui ont une raison d'être psychologique complexe, non une existence physique simple, comme les questions citées le supposent. La question des causes qui produisent tel ou tel phénomène perçu, une question qui ne paraît redoutable à personne, se présente constamment dans toutes les sciences exactes et trouve tous les jours sa solution ; c'est ainsi que le problème des causes de l'existence du monde devrait être posé. Ce problème aboutit fatalement à un inextricable enchevêtrement de conceptions dans toutes les sphères du savoir, hors la psychologie, qui seule peut étudier le monde en tant que conception générale prenant naissance, dans certaines conditions, dans le cerveau humain. Et la solution donnée à ce problème par la science particulière peut Beule avoir un prix
aux yeux de la philosophie et servir à ses généralisations ultérieures.
Tout autrement procédait la métaphysique. Confondant l'abstrait et le concret même dans le domaine du savoir élémentaire, elle n'allait habituellement pas au delà de ce domaine, dans lequel elle donnait une large place aux exercices logiques, à ce qu'elle appelait le raisonnement pur. Cette façon de procéder est très caractéristique de l'ancienne philosophie. En considérant la logique non pas seulement comme un moyen général indispensable, mais encore comme une base spéciale de la philosophie, la métaphysique tombait dans son éternelle erreur, dans la confusion du général et du particulier, des procédés de connaissance et de la connaissance elle-même. Cette erreur était tellement répandue, tellement inhérente à la philosophie subjective, qu'elle a été une des causes de sa subdivision en trois branches distinctes : le matérialisme, l'idéalisme et le sensualisme. En effet, en réduisant, par exemple, les faits psychiques aux propriétés physiques de la matière, et vice-versa, les hypothèses métaphysiques violaient grossièrement les limites établies par une longue expérience scientifique entre les divers ordres de phénomènes et s'appuyaient elles-mêmes, par conséquent, sur la confusion constante du savoir plus simple et plus général avec le savoir plus complexe et plus particulier.
6. La seconde source des nombreuses illusions métaphysiques, c'est le procédé d'explication des faits inconnus, auquel la philosophie eut recours de très bonne heure.
Ce procédé n'offrait aucune des garanties , n'employait aucune des précautions propres aux investigations scientifiques; il ressemblait fort, au contraire, au raisonnement de l'ignorance vulgaire. Comment agit, en effet, l'homme dénué de tout savoir, lorsqu'il se trouve en face d'un phénomène qu'il ne connaît pas et qu'il veut expliquer? Il le
iîG L'ANCIENNE ET LA NOUVELLE PIIILOSOPIIIE
rapproche d'un fait qu'il connaît, cherche les points de ressemblance et conclut à l'identité des deux phénomènes. Cette voie, fort rationnelle au premier abord, présente un danger qu'on n'aperçoit pas la plupart du temps.
Ce qu'on connaît et ce qui parait tellement compréhensible qu'il n'a besoin d'aucune espèce d'explication, c'est d'abord ce que nos sens perçoivent souvent et ce qui nous frappe particulièrement, et ensuite les conceptions et les termes qu'on emploie à tout instant, sur lesquels l'esprit, par une association d'idées, transporte les propriétés des choses et qu'il s'habitue à confondre avec des réalités. C'est pour cela que la pensée qui n'est pas disciplinée par les méthodes scientifiques, est constamment soumise à la tentation de réduire les phénomènes inconnus à des phénomènes dont la connaissance n'est qu'illusoire, qui sont mal étudiés et ne peuvent le plus souvent évoquer dans l'esprit aucune conception quelque peu précise. La métaphysique en est exactement au même point : elle ne sait pas différencier d'une façon nette les choses connues des choses qui ne le sont pas, et cette ignorance a produit les explications les plus étranges, les plus inattendues. L'histoire des religions et des systèmes métaphysiques abonde en exemples de ces interprétations arbitraires, de ces réductions d'inconnues à des faits qu'on croyait connaître. « Chaque époque, dit Gœring, a ses causes préférées, d'où l'on fait tout découler sans prendre garde aux relations objectives des phénomènes, parce que les exemples contradictoires apportés par l'expérience ne peuvent vaincre l'association solidement établie des idées '. »
1, Le grand procédé logique qui a donné naissance à ces fausses explications, c'est l'analogie, c'est-à-dire la forme la plus instable, la plus accidentelle de l'association des