‹ L'ancienne et la nouvelle philosophie [microform]Chapitre 62 sur 81 · y. partie II, cbap. v, et partie IIl, chap. ii et · texte numérisé non relu

y. partie II, cbap. v, et partie IIl, chap. ii et

rience est faite. La phase actuelle du développement philosophique est marquée surtout par cette différenciation, ce dédoublement de la pensée scientifique*. »

Mais quoique profondément entré dans la conscience philosophique de notre époque, cet antagonisme n'y revêt que rarement la forme indiquée dans le passage que je viens de citer. Le public intéressé dans la question — et c'est maintenant de plus en plus le grand public qui est choisi comme juge dans ces querelles d'écoles — aime mieux donner à la rivalité des deux groupes qui se partagent la domination de la pensée philosophique, une explication quelque peu différente, du moins en apparence. Voici en quels termes se pose le débat. 11 existe actuellement, affirme-t-on, une philosophie qui est incapable de satisfaire certaines tendances fondamentales de notre esprit ; elle est trop dénuée de cette poésie qui répond à nos besoins d'harmonie et d'unité et dans laquelle la philosophie puise ses plus belles synthèses. Le positivisme, pour l'appeler par son véritable nom, n'est donc pas une philosophie, disent ses adversaires, d'accord en cela avec la foule à laquelle cette doctrine donne, en effet, peu de satisfaction. Les autres systèmes de philosophie scientifique, au contraire, — et c'est là un trait qui leur est commun — « profitent de tous les résultats de la culture de leur temps, pour créer cette unité du monde et de la vie intellectuelle qui est inaccessible au savoir positif* ». Dans ce but, on revise, on corrige de mille façons différentes les anciens systèmes, on y laisse pénétrer largement les nouveautés du jour, les thèses à la mode, on y adopte les procédés les plus en faveur de la science exacte, — et le résultat ne se fait pas attendre. Chassée avec éclat de la philosophie par la porte principale, la méthode a priori

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