Chapitre sixième
« Je jure :
« 1° Avant toutes choses et avec tout le soin possible, d’exercer les fonctions pendant toute l’année, d’assister aux assemblées générales, aux actes de l’Université, ou de m’y faire suppléer en cas d’empèchement ;
« 2° D’agir énergiquement, sans partialité, contre ceux qui exercent illégalement la médecine;
« 3° De ne pas faire de réunion privée, mais de convoquer tous les Docteurs régents ;
« 4° De garder précieusement le livre des Statuts, de n’y rien ajouter ni retrancher sans le consentement des Docteurs régents convoqués en nombre suffisant ;
« 5° Dans les quinze jours qui suivront ma sortie de fonctions, de rendre mes comptes en présence de tous les docteurs régents et de rendre intacts à mon successeur les biens de la Faculté. »
Avant de rendre ses comptes à la Faculté, le Doyen s’adjoignait quatre docteurs régents auxquels il lisait par article les recettes et dépenses : le plus ancien des ex-doyens faisait ordinairement partie de cette commission ; il écrivait, ainsi qu’on le voit dans les Commentaires, la somme au bas de chaque page ; on établissait la différence, et si le budget était approuvé, il la confirmait par sa signa-
L'Ancien, le Doyen et le Censeur.
ture. Depuis un décret de la Faculté, en date du 8 novembre 1710, les comptes devaient être rendus tous les ans. Il était alors alloué au Doyen un honorarium dont le chiffre varia, et que nous voyons le plus souvent porté à 150 livres. Quelques Doyens le refusèrent, tel que Nicolas Ellain, en 1599.
Pendant longtemps le Doyen dut fournir un cautionnement* cette obligation a été supprimée en 1714.
Si le Doyen était absent ou empêché pendant quinze jours, il pouvait se faire remplacer dans la gestion par un collègue ; mais si l’ab" sence ou l’empêchement devait durer plus de trois mois, il proposait un remplaçant qui devait être agréé parla Faculté. Quelquefois c’était l’Ancien.
Le Doyen n’était pas professeur*, il était administrateur et examinateur, et c’était déjà beaucoup. Il prenait soin de tout ce qui regarde la Faculté et la discipline des Ecoles; il gardait les registres, rédigeait les Commentaires, avait les deux sceaux de la Faculté, le grand et le petit, recevait les revenus, en rendait compte, faisait les baux de location, poursuivait au nom delà corporation les locataires qui ne payaient pas leurs loyers ; il signait et approuvait toutes les thèses ; il faisait présider les docteurs à leur tour, faisait assembler la Faculté quand il le jugeait à propos; sans son consentement elle ne pouvait se réunir qu’en vertu d’un arrêt de la Cour qu'il fallait obtenir. Il examinait avec les quatre examinateurs, était un des trois doyens qui, avec le recteur, gouvernaient l’Université et était