‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 6 sur 128 · Chapitre premier · texte numérisé non relu

Chapitre premier

des assemblées et y fit mettre des bancs. Sur les boiseries étaient accrochés les portraits des anciens maîtres et docteurs régents, Ellain, Marescot, Duport, Riolan, Claude Perrault, Pierre Pijart, Fernel, François Guénaut, Akakia, Legier, Fagon, Bourdelot, Jean Hamon, etc.

En 1695, la chapelle qui était à gauche, en entrant, fut transférée au premier étage, au-dessus de la grande salle. C’est sur son emplacement que s’élèvera plus tard l’amphithéâtre de Winslow. La grille ornée qui séparait la chapelle du vestibule était due à la générosité de Fagon, qui fut le premier médecin de Louis XIV, de 1693 à 1715.

Il existe à la bibliothèque nationale (12) un plan en projet des anciennes Ecoles de la rue de la Bucherie, plan qui remonte au commencement du xviii0 siècle. Il ne manque pas d’une certaine grandeur. La porte d’entrée est monumentale : deux colonnes renaissance soutiennent l’entablement portant l’indication du lieu et surmonté d’un fronton triangulaire orné des armes royales.

Entrons.

Nous ne voyons pas l’emplacement des bornes établies pour faciliter aux docteurs-régents les moyens de monter sur leurs mules ou d’en descendre. A gauche est le portier ou bedeau; du même côté est la chapelle dans laquelle on pénètre en montant deux marches. A droite, vis-à-vis la chapelle, est l’amphithéâtre, servant à la fois

(12) Dép. des Estampes, Topographie (le. Paris.

Les Bâtiments.

pour l’anatomie et pour la chimie. En face de la porte d’entrée, on monte sept marches et on pénètre dans un vestibule, au fond duquel est la salle pour les actes et les leçons. Cette salle est vaste, éclai- ;rée par cinq fenêtres de chaque côté, donnant sur les jardins botaniques. Dans le vestibule, à droite, est l’escalier qui conduit aux salles supérieures, à la bibliothèque; à gauche, est l’antisalle qui conduit à la salle d’assemblée. Cette salle est éclairée par trois fenêtres et une porte donnant sur le jardin botanique ; vis-à-vis cette I porte est un couloir qui mène à la chapelle.

Malheureusement, le mauvais état des finances de la Faculté n’a pas permis de mettre à exécution ce plan grandiose et monumental.

L'état des lieux, au milieu du xvmc siècle, nous fait voir une I grande salle au rez-de-chaussée pour les actes et les leçons ; c’étaient I les Ecoles inférieures ou salles basses ; au-dessus de cette grande salle étaient la chapelle et les Écoles supérieures, qui servaient aussi à l’Assemblée. Dans la salle à côté, à gauche, avaient lieu tous les samedis les consultations gratuites données par six docteurs-régents, choisis à nombre égal parmi les anciens et les nouveaux. Les bacheliers devaient assister à ces consultations, prendre des notes et écrire les ordonnances pour se former à la pratique (13).

En janvier 1741, on se réunit pour délibérer sur la démolition de | l’ancien amphithéâtre qui était à droite ; en 1742, la pioche du dé-

(13) Statuts de la Faculté -, art. 2.

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