‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 81 sur 128 · Chapitre huitième · texte numérisé non relu

Chapitre huitième

création de l’Académie royale de chirurgie qui tint sa première séance le 18 décembre 1731, sous la présidence du premier chirurgien Mareschal et qui fut définitivement confirmée par Lettres patentes du 2 juillet, enregistrées au Parlement le 22 juillet 1748 (22).

La vieille Faculté avait un local misérable et avait été obligée de s’installer rue Jean-devBeauvais, dans les salles abandonnées par les Ecoles de droit qui avaient pris possession de leur local actuel. Pendant ce temps la corporation des chirurgiens jurés allait abandonner aux écoles gratuites de Dessin son installation du voisinage de Saint-Côme, et faisait bâtir sur les plans de l’architecte Gondoin, l’Académie de chirurgie qui est aujourd’hui notre Faculté de médecine.

Le 14 décembre, le roi accompagné de ses grands officiers, des maréchaux de Biron, de Brissac, du Ministre de sa maison, du Prévôt des marchands, du Lieutenant général de police, est venu poser la première pierre. Le comte d’Angivilliers, directeur ordonnateur général des bâtiments, lui remit, avec les instruments nécessaires, une boîte en plomb contenant des médailles d’or, d’argent, et des inscriptions gravées sur cuivre. Le premier chirurgien, De la Martinière, présenta au roi la corporation des chirurgiens et lui dit que le roi Louis XV avait l’intention d’établir dans les bâtiments six lits pour les maladies chirurgicales extraordinaires qu’on ne traitait

(22) Voir à la Bibliothèque de la Faculté les registres manuscrits des procèsverbaux, 1. 1, 1731 .

Médecins , Chirurgiens , Barbiers, Apothicaires , etc. 183

pas dans les hôpitaux. Le roi répondit qu’il en serait le fondateur. Une médaille fut frappée à cette occasion (23).

A l’entrecolonnement de droite, où nous lisons aujourd’hui les mots liberté, égalité, fraternité, on lisait l’inscription suivante :

(( Du RÈGNE DE LOUIS XVI.

« Le peu d’espace des écoles de chirurgie, trop resserrées pour le nombre des élèves, l’éloignement de l’école pratique, le défaut d’un lieu séparé pour l’instruction des femmes dans l’art des accouchements ont fait longtemps désirer un autre emplacement. Louis XV, zélé pour le progrès d’un art si utile à l’humanité, ordonna de construire sur le terrain du collège de Bourgogne un édifice assez spacieux pour remédier à ces inconvénients, et assez noble pour répondre à l’importance de cet art salutaire. Ce projet digne d’un prince chéri de ses sujets autant qu’il les aimait lui-même, a été terminé sous le règne de son auguste successeur. »

On lisait à l’entrecolonnement de gauche .

« Du RÈGNE DE LOUIS XVI.

« Cet édifice consacré à l’étude et à la perfection de la chirurgie,

(23) Gazette de France , 16 déc. 1774, n° 100, p. 444.

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