XII LES ENFANTS ET L'OFFICE DIVIN
chargé d'eux. Si à l'âge de dix-huit ans, ils persistent à garder la continence, on attendra deux ans encore pour les ordonner l».
Quelques années plus tard (597) un autre concile se montra plus sévère et décida de ne créer lévites ces enfants et jeunes gens, infantes et pueros, qu'à vingt-cinq ans2.
Par contre, dans le 10e concile de Tolède, on régla de ne les accepter, pour la cléricature ou la vie de religion, que depuis la première enfance jusqu'à l'âge de dix ans.
En somme, le temps de leur formation était toujours le même : et, en Espagne comme ailleurs, les Églises élevaient dans une école spéciale leurs enfants de chœur, et leur conféraient le lectorat.
Les Églises d'Angleterre reçurent de Rome avec la foi et la discipline ecclésiastique les mêmes règles sur le sujet qui nous occupe.
Saint Grégoire avait prescrit à saint Augustin de conserver tout son clergé près de lui, et quelques conciles, s'inspirant de cet esprit, décidèrent, comme en Espagne , de maintenir les enfants, consacrés au service de l'Église dès leur enfance, simples lecteurs ou exorcistes jusqu'à vingt ans.
L'Allemagne et la France avaient sur ce point la même législation comme les mêmes conciles 3, et il est inutile de les considérer isolément.
Pour notre pays, on peut diviser en deux époques l'histoire de ses écoles cléricales.
Avant le vme siècle, elles existaient chez nous à peu près comme à Rome et dans les autres régions.
Le 2e concile de Vaison, présidé en 529 par Saint Césaire,
< Labbe, Conc, t. 4, col 1733.
2 Ivo Garn. P. L. t. 161, col. 1136.
3 Signalons le Concile de Worms, en 868, canons 22, 68, 69, dans Labbe, Conc, t. 8, col. 941.