C. — Union de la cure de Saint-Saturnin à la Maîtrise
Ces canonicats de Saint-Piat et de Saint-Nicolas ne suffirent pas aux dépenses occasionnées par la Maîtrise, et
< G. 631 et 632.
en 1412 ' le Chapitre eut la pensée d'unir un de ses bénéfices à sa manse , pour en appliquer le montant à la nourriture et à l'entretien des enfants de chœur et de leurs maîtres. Il s'agissait de la cure de Saint-Saturnin que tenait un de ses membres. Ce projet fut présenté au pape Jean XXIII qui commit les abbés de Saint-Cheron et de Saint-Laurent-des-Bois pour l'étudier. Les guerres du xvc siècle l'empêchèrent d'aboutir de suite. Mais il fut repris en 1475 2 et réalisé par une bulle de Sixte IV, qui unit à perpétuité à la manse capitulaire la cure de Saint- Saturnin, à condition que les revenus en seraient consacrés à l'entretien de la Maîtrise. Cette union put se faire parce que le dernier titulaire, le chanoine Laurent Sévin, qui succédait à Jean Josset, avait résigné cette cure par l'intermédiaire d'un autre chanoine, Félix GeufProy, aux mains du Siège apostolique. Le Pape, à qui il appartenait de la conférer, prit en considération la requête du Chapitre. Dans cette requête, que la bulle nous fait connaître, les chanoines disaient que l'église de Chartres, insigne entre toutes les autres églises de France, avait toujours élevé et instruit des enfants de chœur, pueri chorales, et que des
1 G. 131, 1G nov., p. 123. Cette pièce est égarée, mais elle est ainsi résumée dans Laisné XI, f. 259. Bulle du pape Jehan, donnée à Mantoue, 6 idus feb. an. IV, par laquelle est permis réunir une prébende et chanoinie à la manse capitulaire pour l'entretien des heuriers matutiniers, chapellains, et enfans de cœur, et est par icelle porté comment il y a 24 clercs heuriers et matutiniers, 7 enfans d aube et deux maistres, l'un de grammaire et l'aultre de musique, pour les instruire in canin, lectura atque divino servicio secundum usum ipsius ecdesie, suf/icienter instructi : il y a 82 prébendes et chanoines: et que ce sont de grandes despenses de pain et de vin à présenter au roy, princes, prélats et aultres seigneurs qui passent par la ville de Chartres. Les Extraits de Laisné sont à la Bibliothèque nationale. N0s 24124 — 24135.
maîtres y avaient toujours été chargés de leur formation : mais que pour enseigner, garder et nourrir ces enfants, pour assurer à ces maîtres le salaire, le vivre et l'habit, il n'y avait jamais eu de revenus fixes et spéciaux, qu'on avait dû les entretenir sur la manse. Ils ajoutaient que les fruits de cette cure, d'après l'estimation commune, n'excédaient pas la valeur annuelle de 90 livres tournois, et ils terminaient en suppliant le Pape de la leur abandonner. Le Pape y consentit à condition que la paroisse serait administrée par un vicaire tiré du Chapitre ou nommé par lui. C'était le 18 des kalendes de décembre 1475. A partir de ce temps, le Chapitre donna cette cure en bail et en affecta le loyer au maître et aux enfants. Il déclarait le jeudi 23 février 1645 ' « ce bail de 200 livres de ferme et pension d'argent , payable par chacun an par le dit preneur en ceste ville de Chartres, en notre acquit et décharge, au maistre des enfants de chœur de nostre église, pour estre emploies à la nourriture en partie des dicts enfants, suivant et au désir des bulles obtenues de nos saincts Pères les Papes, et conformément aux arrestés de Nosseigneurs de la cour de Parlement. »
La cure de Saint-Saturnin resta sous ce régime jusqu'au milieu du xvne siècle. A ce moment, en 1664, l'évêque et les paroissiens, par l'organe de l'avocat général Orner Talon, firent déclarer abusive sa réunion au Chapitre. Celui-ci céda pour le curé et il nomma M. Gilles Marie à titre inamovible; mais il garda les revenus jusqu'au
bout1. Ce ne fut qu'en 1787 qu'il en céda tous les titres.
D. — Legs à la Maîtrise à l'occasion des Gbits
A ces ressources s'ajoutaient les fondations en faveur de la Maîtrise entière. Elles étaient assez nombreuses. Au xivc siècle, Robert d'Etampes avait laissé deux maisons aux enfants à la charge de dire deux messes par an à Saint-Nicolas2 (1343) ; ce legs, contesté par ses héritiers en 1375, fut victorieusement revendiqué par le Chapitre. Jacques de Templeuve, prévôt de Normandie, chanoine d'Arras, conseiller et premier chapelain du duc de Bourgogne, se souvenant d'avoir été élevé, comme il disait, dans l'église de Chartres, lui légua, pour Y augmentation de la sustentation de six ou sept enfants d'aube, disait-il encore, son manoir et son jardin de Mautrou, près Chartres, avec le pressoir qui s'y trouvait, et un quartier de vig^ne au même terroir : de plus, son manoir de Boizard avec ses dépendances, et tout ce qu'il avait acquis dans le pays de Clévilliers. Il y mettait la condition de chanter un Inviolata et un De profundis. tous les samedis après Complies, dans la nef. Le même chanoine donna encore à l'église de Chartres son manoir de Chavernay-le-Petit avec toutes ses dépendances, pour l'augmentation de son anniversaire 3.
1 Vie de M. Gilles Marie, Chartres, Garnier, 1878, pp. 64 et 342. — Le factum d'Omer Talon existe encore. — Voir aussi les procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, IX. p. 358.
3 G. 1468, 17 avril 1434.
De même, le Ier janvier 1514, Charles d'Illiers, doyen de l'église de Chartres, chanoine et prévôt d'Ingré, donna et légua aux enfants de chœur la moitié de son manoir, sis en la paroisse de Grand'Houx, et loué pour une rente de 4 livres 10 sols ; il y ajouta 30 sols sur la métairie des Terneux, et 20 sols sur un nommé Guillaume Deshayes, au même lieu. Le tout à la charge d'un Salve Regina après Gomplies, le Samedi-Saint J.
Nous avons déjà signalé le leg's des trois jardins sis au clos de la Chancellerie fait par Jean Nantier, le 21 octobre 1557, moyennant un Stabat mater le vendredi, et l'abandon du prieuré de Moineaux en 1662 et 1664 par le chanoine Edeline2 pour l'entretien de deux enfants nouveaux en plus des dix ordinaires. Il y eut encore beaucoup d'autres fondations, mais nous verrons qu'elles étaient pour la plupart plutôt en faveur du personnel que de la Maîtrise elle-même.
Ceci nous amène à parler non plus des revenus généraux, mais de ceux qui étaient propres à chacun des maîtres et des enfants.
Les maîtres de grammaire avaient d'abord leurs gages annuels. Ils se montaient jadis à 40 livres par an payables par quartier, plus un habit de la valeur de 10 livres. Au
2 G. 340, Br., H. 30 mars 1662, 27 octobre 1664.
xvie siècle, ils étaient de 50 livres avec ou sans habit. Depuis les premiers comptes de 1598 jusqu'à ceux de 1789 on trouve toujours cette somme annuelle en face de leur nom.
Cependant, au xvne siècle, les maîtres furent augmentés de 50 livres pris sur la fondation d'Etienne Robert. A la nomination de Milcent, en 1741, ils reçurent encore 100 livres de plus 1 ; ce qui éleva leur salaire à 200 livres en tout. C'est ce que touchaient Le Page en 1780 et Moriette en 1789 et 1790 2.
A la rétribution officielle se joignaient, au xivc et au xve siècle, les écolages, sommes perçues sur les enfants du dehors qui venaient étudier près des enfants de chœur, sommes très variables comme les conditions d'entrée de ces enfants eux-mêmes; elles allaient de 10 sols à 20 livres 3.
Les maîtres possédaient aussi souvent des prêtrières et même des cures. Robert d'Etampes jouissait de la prêtrière de Jouy , Thibault fut curé de Houx , puis de Bailleau-le-Pin ; de même Girard, Berthelot, Lapion, étaient pourvus de cures. Pour ces bénéfices, ils payaient une petite redevance au Chapitre, mais ils en gardaient les revenus. Enfin, ils étaient, nous l'avons vu, toujours investis de canonicats de Saint-Piat, canonicats qui leur rapportaient à la Révolution en moyenne 925 livres 8 sols 3 deniers.
Curés et chanoines de Saint-Piat, ils étaient aussi sou-
1 R. G., 34 mai.
3 Selon qu'ils étaient internes ou externes, ils payaient : pro scolaritate et collegio ou pro necessitatibus et expensis, ou encore pour le tout : pro regimine, scolaritate et administratione victualium.
vent chapelains, c'est-à-dire qu'ils acquittaient des messes fondées à des chapelles ou à des autels déterminés. Ainsi Robert d'Etampes posséda d'abord la moitié de la fondation de la chapelle Saint-Nicolas, puis en entier celle des Vierges. On le chargea en même temps de la messe de Prime qui se célébrait derrière le maître-autel : elle lui rapportait 8 deniers par jour. Encelot fut investi dune des chapellenies fondées par le cardinal de Pellegrue, qui l'obligeait à dire une messe des Morts chaque jour pour ce cardinal, et lui valait 8 livres par an1. En 1395, Louis de Bourbon ayant institué une messe quotidienne de quatre heures, à dire à l'autel du Crucifix devant le jubé, ce fut le maître de gTammaire, qui, avec le chapelain du Crucifix et le curé du bas-chœur, en fut ordinairement chargé2. Adrian Peigné, en 1598, disait cette messe matinale deux fois par semaine. De 1658 à la Révolution, elle était acquittée pendant l'été, moitié par le maître, moitié par le porte-croix. Un revenu était attribué à ce service 3.
Les maîtres tiraient un certain avantage des messes dites par eux chaque semaine à l'autel de la Trinité ou de la ïrémouille 4, et plus ordinairement à la chapelle Saint- Jérôme. Dans cette chapelle, le chanoine Baudry qui l'avait érigée (1501), avait fondé une messe pour les dimanches et le chanoine Jean Gendron en avait institué
* R. G. 1008, f. 203 v. an. 1335.
2 G. 134, an. 1395, 14 octobre.
3 R. G., an. 1742. Le maître de grammaire fut prié de veiller sur la sacristie de Sous-Terre pendant la maladie du sacristain.
4 G. 388, an. 1G58.
d'autres pour tous les jours de la semaine (21 octobre 1547) l. Le maître de gTammaire les disait presque toutes. Pour l'avoir fait, Adrian Peigné reçut en 1599 la somme de 91 livres. Le Page, en 1789, en disait aussi à Saint-Nicolas, spécialement celles de la confrérie de la Conception , établie en cet endroit dès 1415 2.
Le maître de grammaire possédait aussi avec le portecroix et le sacristain de Sous-Terre le privilège de garder la Sainte Châsse. De ce chef, il percevait encore quelque chose ; en 1 731 3 et en 1 736 il toucha 3 livres pour avoir rempli cette fonction pendant trois jours. Il partageait encore avec eux le droit de dire des Evangiles, soit à la Cathédrale, aux cinq fêtes solennelles de la Sainte Vierg*e et aux fêtes des chapelles qui n'avaient pas de titulaires, soit à l'église de Sous-Terre, à la Sainte Véronique et à la veille de la Nativité 4. Ce droit le mettait en concurrence avec ses collègues. En 1656, Germontse fît défendre de dire des Evangiles à la Sainte Véronique. En 1716, 1742 et 1745, le porte-croix prétendit interdire au maître d'en dire en dehors des fêtes sus-indiquées. On lui refusa, en effet, d'en dire aux temps de jubilé et à la chapelle de Sainte Anne, en 1 absence de son chapelain, pour ne pas léser les droits du porte-croix.
2 G. 389. On comprendra que les maîtres de grammaire acquittaient différentes fondations, selon les temps : ils les partagaient avec les chapelains : nous n'avons cité que les plus ordinaires. Ainsi Peigné, en 1598, disait chaque semaine deux messes à la chapelle Vendôme, une à l'autel des Apôtres, quatre à l'autel de Trémouille.
3 R. G., 7 juin.
4 R. G, an. 1716, 11 décembre.
Enfin, le maître de grammaire était très ordinairement heurier matinier ou chantre. En conséquence, il portait les draps ou habits de l'église et assistait à Matines, aux Petites-Heures, à la grand'messe et aux vêpres : il gagnait 4 deniers à Matines, 2 deniers à la messe, 2 autres aux vêpres. C'était déjà la somme que touchait Jean Garnier, en 1374. Au xvne et au xvme siècle, on distinguait les petits et les grands heuriers matiniers. Les petits n'assistaient à tout l'office qu'aux jours de fête et aux dimanches. Les jours ordinaires, ils n'allaient qu'à la messe et aux vêpres. Les grands heuriers devaient se trouver tous les jours à toutes les parties de l'office. Les premiers recevaient 5 sols par semaine, les seconds étaient portés sur la feuille, comme on disait, pour 8 livres. Les maîtres de grammaire appartenaient à la dernière catégorie. Et non contents d'assister comme chantres à l'office, ils y remplissaient souvent la fonction spéciale d'épistolier, c'est-à-dire qu'ils avaient le privilège de chanter l'Epitre. A ce titre, ils percevaient un salaire. Milcent le demeura pendant dix-huit ans. En 1781 et 1782, les maîtres, n'ayant pu l'être pendant quelque temps, reçurent 120 livres en compensation. Le Page, qui fut le dernier maître de grammaire à la Révolution, touchait, comme épistolier, 200 livres.
Enfin, ils jouissaient de plusieurs fondations et obits. De ce côté, Le Page gagnait, en 1789, la somme de 34 livres. Il y avait aussi quelques petits imprévus : c'étaient les cuilibets ou reliquats des distributions non touchées qui étaient partagés à la fin de l'année entre les serviteurs de l'église ; ils s'élevaient à peine en 1789 à 10 écus. Il y
avait encore, du moins dans les premiers siècles, les offrandes faites aux enfants, quand ils allaient chanter au dehors. En 1409, on en assigna la moitié au maître de grammaire ^ Il y avait enfin les gratifications. Elles équivalaient quelquefois au tiers ou à la moitié des g'ag'es. Par grâce spéciale, comme on disait, Robert d'Etampes reçut le droit de toucher tous les jours de sa vie un pain de Chapitre et 6 deniers 2. A leur entrée, comme joyeux avènement, ils étaient souvent honorés d'un subside. On donna 10 livres à Richard Lapion, en 1383, etc.
En additionnant tous ces petits revenus, on trouve que le maître de grammaire avait de quoi vivre 3.
Quant au maître de musique, charg-é des enfants, il touchait des sommes pour leur entretien, et d'autres pour le sien personnel.
Comme le maître de grammaire, il jouissait d'une prêtrière ou d'un canonicat de Saint-Piat. De ce dernier chef, les revenus de Delalande et de DesvigTies, comme ceux de Moriette et de Le Pag*e, se montaient à 925 livres. Même
1 R. G., 1007/3, f. 159. Chap. S. Jean.
2 R. G., 1007/1, f. 51, en 1307 — 1007/2, f. 17 en 1321.
3 Témoin Le Page qui, le 25 novembre 1790, déclarait avoir, comme chanoine de Saint-Piat, 925 livres 8 sols 3 deniers ; comme appointeront 200 livres; comme épistolier 200 livres; pour obits et fondations 34 sols; pour casuel 10 écus.
quand on le dispensait de se rendre à Saint-Piat, le maître était tenu présent. Au début, il était aussi titulaire d'une chapelle, et disait plusieurs messes fondées par semaine. La messe des Apôtres chaque dimanche, par exemple, lui revenait ; mais, à cause des nécessités de la surveillance, il fut moins chargé de fondations que le maître de grammaire, et il se contenta des honoraires ordinaires sans chapellenie.
Gomme le maître de grammaire, il portait les draps de l'ég*lise, et, en qualité d'heurier, matinier g,ag*nait par ses assistances aux divers offices. Il g,ag*nait même deux fois : car il percevait ce qui était dû à sa présence et ce qui était dû à celle des enfants. Toutefois le premier g*ain seul lui était personnel ; le second devait être utilisé au profit de la Maîtrise *.
Ainsi aux Petites Heures et à la messe, il touchait, pour son compte, 8 deniers au xve siècle, 60 sols en 1628, 100 sols en 1658, et 8 livres en 1789. Cette dernière somme fut obtenue par deux augmentations : l'une, sous Homet, d'une livre, l'autre, sous Delalande, de deux livres. En même temps il recevait pour le compte des enfants 6 sols.
De même aux messes De Beata, il percevait 18 sols en 1628, 3 livres 6 sols 9 deniers en 1658, 20 livres 15 sols en 1718, 23 livres 6 sols 6 deniers en 1788. Au nom des enfants, il perçut 6 sols en 1628, et 13 livres 11 sols 6 deniers en 1658 2.
• R. G. 1007/3 an. 1375, S. Jean. f. 40.
* G. 387 et 388.
Les maîtres de musique prenaient aussi part aux distributions fondées à certains offices, comme à celles de Saint Etienne et de Saint Jean, ou de Saint Nicolas, de Saint Vincent, de Sainte Cécile, de Sainte Barbe, de Sainte Foi, de Saint Claude. Ils recevaient généralement 3 livres l.
Les obits leur rapportaient aussi, même quand les enfants n'y assistaient pas ; et quand ils y étaient, ils touchaient pour eux ce qui leur revenait. Les maîtres étaient payés comme heuriers matiniers; Quant aux enfants, ils étaient comptés, soit par tête, soit deux pour un. On leur donnait généralement 2 sols 6 deniers, mais leur rétribution était plus forte, quand on leur demandait des prières spéciales. Pour dire les sept psaumes en 1420, l'huissier Jean Paichot leur offrit 40 sols : pour un Salve Regina pendant huit jours, Lebeau leur laissa 12 livres. Toutes les fondations, en 1789, sous Desvig*nes, ne dépassaient pas 200 livres.
Aux obits il faut joindre : les messes du vendredi des Quatre-Tempsde M. de Denonville, pour lesquelles, à partir de 1723, les enfants avaient 3 livres: les messes du mercredi des Quatre-Temps de Patin : celles des samedis d'Etienne Robert, à l'occasion desquelles différentes sommes avaient été léguées aux maîtres et aux enfants 2.
Les Saluts donnaient lieu à d'autres bénéfices. Les Saluts Missus des dimanches d'Avent 3, les Salve de Noël et de l'Annonciation fondés par Martin Poperon, ceux des dimanches de Carême et ceux des dimanches après Pâques, établis par M. LelièvreetM. Premont, rapportaient
2 R. G., an. 1718, 29 janv. 1731. — G. 389. f. 110.
3 G. 418, an. 1586, f. 20 etc. 10 s.
chacun *, d'abord 10 sols, puis 10 sols 6 deniers. Ceux des samedis après Pâques étaient payés 100 sols, celui de la Pentecôte fondé en 1496 par Esprit de Harville, 10 deniers par chaque enfant 2. A partir de 1672, il y eut des Saluts devant la Sainte Vierge, non seulement tous les dimanches d'Avent, de Carême, de Temps pascal, mais aussi tous les samedis, et pour simplifier on donna 10 livres aux maîtres pour chaque saison. En 1709, on fît mieux : comme il y avait d'autres Saluts les vendredis on donna 10 livres aussi pour eux 3.
Parmi les processions si nombreuses autrefois plusieurs étaient accompagnées de distributions auxquelles les maîtres et les enfants participaient. Telles étaient, comme nous l'avons vu, celles qui allaient à Saint-Martin, à Saint- Père, à Saint-Cheron , à Saint-Jean , aux Gordeliers (le deuxième dimanche après Pâques). A ces cérémonies s'ajoutaient les Grâces de Pâques, de la Pentecôte et de l'Assomption, qui avaient aussi leurs émoluments.
Le huitième répons Simileest des Matines de la Toussaint, fondé par Jacques de Templeuve, rapportait aux enfants 2 sols 6 deniers4. Aux prières des Quarante-Heures, en 1768, en 1772, et en 1774, le Chapitre accordait de grosses gratifications, généralement 72 livres aux maîtres et 26 ou 24 livres aux enfants. Quand le roi passait, le Chapitre dédommageait le maître de musique des frais faits par lui pour
4 G. 1488 et G. 134. f. 211. — G. 419-424. — G. 418, f. 16 v. (1586) simplement 2 sols.