SECTE
nd EE
manière dont M. Benoist, maître de psallette, s'était comporté dans le gouvernement de la Maîtrise depuis un temps assez considérable, — et, qu'examen fait avec toute l’exactitude possible, ils ont remarqué que ledit maître Benoist n'est point régulier dans ses fonctions, et enfreint les règlements qu’il doit observer religieusement: pourquoy ils ont estimé qu'il était à propos de le remercier et de déclarer la Maîtrise vacante. » Et sur ce, l’on décida que Benoist était congédié, que la Maîtrise était vacante, et l’on chargea le maître de grammaire d'en prendre soin.
Benoist ne se laissa pas ainsi condamner sans se défendre. Il demanda du temps pour se justifier et même fit actionner un enfant de chœur. Mais il eut beau se cramponner à sa charge. Décidé d’en finir, le Chapitre obtint contre lui une lettre du petit cachet du Roi, qui le forcçait de sortir de la ville et même du diocèse.
Chevallier, maître de musique à Beauvais, fut élu pour maître de psallette à sa place, le 27 octobre 1749; mais il écrivit, le 12 novembre, qu'il restait à Beauvais. Le Chapitre revint alors à Dulue, maître de chapelle de Tours, qui avait déjà dirigé la Maîtrise de 1734 à 1738. Il arriva le 21 janvier 1750 et trouva la Maîtrise fort agitée. On se plaignait des enfants, et, au mois d'octobre, il fut cité à comparaître devant les clianoines. « Etant entré, il dit que si les enfants n'étaient pas plus avancés dans la science de la musique et des cérémonies, ce n'était point sa faute,
mais lindocilité de plusieurs d'entre eux, entre autres de
Toullon, qui détournait les autres : que cependant il avait reçu plusieurs avertissements de MM. les Commis, qu'il ne
croyait pas mériter. » Le Chapitre lui donna satisfaction
en renvoyant Toullon, et lui accorda trois mois pour mieux régler et discipliner les enfants de chœur.
La situation devenait pénible à Dulue, et, dès qu'il le put, il s’en alla. Le 21 août 1753, il prévint les chanoines qu'il était reçu maître de musique de Rouen. Là, il fut plus heureux. Par considération particulière pour lui, le Chapitre lui manda qu'il contribuerait aux frais du transport de ses meubles (7 septembre 1733), et lui envoya, quelques jours après, un mandat de 48 livres, À son arrivée, on le nomma à une petite prébende de 13 livres, (octobre 1753.) Après avoir dirigé cette Maîtrise pendant plusieurs années avec succès, il y mourut le 23 octobre 1761.
On tâtonna encore pour lui trouver un successeur. On désigna d’abord Pierre Pelisson, prêtre du diocèse de Tours, qui avait été maître de musique à Rouen, du 30 septembre 1746 au 29 septembre 1750, puis à Clermont. Le 22 octobre, même avant son arrivée, on augmenta ses gages. Mais, par malheur, peut-être à cause des difficultés de la situation, il resta où il était. Quelques années plus tard, il eut voulu en sortir :car, en 1753, il concourut sans succès avec Duluc et Trabouillet pour la Maîtrise de Rouen.
Déçu de ce côté, le Chapitre revint à Chevallier, qui, de la Cathédrale de Beauvais était passé à celle de Blois. Appelé le 22 octobre, il répondit le 1* décembre qu'il ne viendrait pas.
Après cette seconde déception, les chanoines s’adressérent à Henri Hardouin, maître de musique de Reims.
Fétis raconte que ce musicien, né à Grandpré en 1714,
TR er MAQUIS meme a EE Lente vo
Re