‹ L'Ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres du Ve siècle à la RévolutionChapitre 58 sur 153 · IV. —— oFFICES FONDÉS DU SOIR · texte numérisé non relu

IV. —— oFFICES FONDÉS DU SOIR

Les offices du soir n'étaient guère moins chargés que ceux du matin. Les enfants avaient encore bien des fondations à acquitter, en dehors du chant en musique des Psaumes.

Ils devaient allersouvent, après Vêpres et après Complies, devant la Vierge du jubé, pour y chanter des répons et des versets, généralement un cierge blanc à la main. Ce cierge leur était donné au moment même par leur maître,

qui le recevait de l’éteigneur de chandelles.

À. — Stations et chants dans la nef après Vépres.

Ainsi tous les jours, après Vêpres, en vertu d’une fondation du roi Charles V (1367), ils allaient chanter un /nviolata dans la nef, devant l'image de Notre-Dame ‘. Jean Bourrelier de Dreux, en 1647, leur demanda de même un Ave Maria pour chaque jour au même lieu ?. Et Henri IT, en 1579, leur accorda deux bourses à Navarre, « à la charge que lesdits enfans seront tenus dire et chanter à notre intention, de notre très chère espouse et de nos successeurs, {ous les samedis de l'an après vespres, ung Salut en l'honneur de la Vierge Marie avec les collectes a ce propres, devant son ymage en la nef ou grotte de la dite église ÿ. »

1 G. 1465 et R. G., 1007/2, f. 951.

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Ils reçurent encore des legs pour s’y rendre aux grandes fêtes, par exemple à Pâques et à la Pentecôte, aux vigiles et aux fêtes de la Purification, de l’'Annonciation, de l'Assomption, de l’Immaculée Conception : de même la veille et le jour de Sainte Madeleine, de Saint Roch et de Sainte Anne. Mais, en cesgrands jours-là, on faisait une procession complète autour de l’église, en exécutant des motets en l’honneur de la Sainte Vierge que l’on acherait au retour devant la Vierge du jubé. C’est le chancelier Esprit de Harville qui fonda celle de la Pentecôte, en 1496 ; elle était solennelle: on y chantait le Vent Creator sans orgue ; en allant et au retour les enfants entonnaient le Regina Cœli et le De profundis. Ils y touchaient dix deniers !. Celles du jour, de la veille et des octaves de la Purification étaient la création du pieux Guillaume le Houie, en 1627. Il avait spécifié que les deux enfants portant chandeliers chanteraient le verset: Ave, plena gratia de la prose : Benedicta es, puis que quatre autres, un cierge à la main, reprendraient le dernier : Nunc mater exora natum, auxquels tout le monde répondrait : Amen.

Martin Poperon, chanoine de Saint Piat, fonda la procession de Noël en 1556. « Le jour de Noël devant Complies, dit-il, sera chanté par les dix enfants de chœur devant l’imaige de Notre-Dame en la nef, tenant chacun ung cierge de cire vierge allumé, le répons : Suncta et immaculata virginitas, avecque son verset : Gloria Patri et les deux répons, puis après, le verset : Post partum.…. » Un

motet se chantait aussi la veille du 8 décembre ; Grousil

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