DISCIPLINE, RÉCRÉATIONS EXTRAORDINAIRES
à Quittons la Cathédrale avec les enfants de chœur et suivons-les dans leur maison, dans leur « ostel », comme \£ on disait au xv° siècle. 4 Quel était leur règlement? Comment l’observaient-ils ? À quels amusements se livraient-ils ?.
On voit dans les Registres Capitulaires que les Règle- i ments intérieurs de la Maîtrise furent retouchés en 1695, {L - s A o A hf 1776 et 1788. Chacun des maîtres, des serviteurs et même i des élèves, dit-on, avait une feuille à part contenant À l’abrégé de ses devoirs. [Il ne savait pas ceux de ses com- : à à jp pagnons, afin qu'il ne fût point en mesure de les trou- { ver en défaut; seul, le maître de musique possédait le k Règlement général, afin de pouvoir reprendre tous les fl autres. Malheureusement ces feuilles volantes ont disparu et nous ne pouvons les reconstituer que très imparfaitement. | Î. — LE RÈGLEMENT DISCIPLINAIRE l On sait que les enfants se levaient à quatre heures pour | AR : 4 Matines en été (1706), et un peu plus tard en hiver. Ils k |
avaient des études entre les offices. Le matin, après la messe De Beata, ils apprenaient le Martyrologe, le latin et le catéchisme (1702). On fut sur le point de rejeter la messe fondée par le chanoine Robert, après Laudes, parce qu’elle prenait sur le temps d'étude. Les messes de Saint Piat et d'Obit qui se chantaient après celle de la Sainte Vierge, gênaient les maîtres qui, étant tenus, comme heuriers et chanoines de Saint-Piat, d’assister à l’une et à l’autre, devaient laisser les enfants seuls à la Maîtrise. Ils avaient souvent demandé (1701) d’en être exempts afin de pouvoir les surveiller et travailler. Le soir était consacré plutôt au plain-chant, au chant sur le livre, à la musique instrumentale. Les élèves se préparaient par des répétitions prises avec les heuriers aux motets et aux messes solennelles : ou bien seuls, avec leurs maîtres, ils s’exerçaient aux lecons de Matines et aux cérémonies du lendemain. |
Le maître de musique était, depuis le xv° siècle, responsable de tout l’enseignement et de la discipline. Au xvnr° siècle, il devait veiller à ce que le maître de grammaire fit sa classe de latin tous les matins, et enseignât le catéchisme tous les jours et surtout le samedi. Il lui appartenait aussi de faire respecter le règlement dans la maison, de conduire les enfants aux offices, même à Matines, et de les ramener, et de présider semblablement les exercices intérieurs, surtout les prières. En son absence, ou lorsqu'il était occupé, le maître de grammaire devait le remplacer. Celui-ci, avant le xvin° siècle, ne logeait que rarement à la Maïtrise et ne s’en occupait que pendant les vacances. Ainsi fit-il en 1702, 1722, 1737, 1739. À partir