‹ L'ancienne place des Célestins (souvenirs d'un Lyonnais)Chapitre 10 sur 16 · LE PÈRE CLERC · texte numérisé non relu

LE PÈRE CLERC

Ge qui donnait à la vieille place de vraies allures de fêtes, c'étaient les grandes représentations théâtrales d'une pièce ou d'un drame à sensation.

Oh ! alors, ce jour-là, les braves Croix- Roussiens descendaient en foule, qui par la Grande-Côte, qui par la côte Saint-Sébastien, plus tard, par la Ficelle ; puis arrivaient les amateurs des autres quartiers

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et faubourgs f et la queue se formait de très bonne heure dans l'après-midi. Beaucoup apportaient des provisions de bouche, n'ayant pas pris le temps de dîner, et mangeaient en plein vent ou festoyaient pendant les entr'actes.

C'était la fin de ce bon vieux temps où

Ton adorait le théâtre et les artistes de talent.

Le père Clerc, chef de claque , donnait rendez-vous à ses hommes autour de la fontaine ; par lui, on avait des billets à 50 centimes, mais il fallait chauffer le ^

succès aux bons endroits. — Or, avec Témotion... naturelle des grands jours, il argumentait ses Romains sur les passages à grand effet ; et celui qui, dans la soirée, captivé par Faction, oubliait son service, était immédiatement rappelé à Tordre par

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un coup de canne ou de poing, accompagné d'un juron énergique; revenu au sentiment du devoir et de la réalité, le délinquant frappait. . . fallait voir I

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