‹ L'ancienne place des Célestins (souvenirs d'un Lyonnais)Chapitre 8 sur 16 · LE PRESSOIR D*OR · texte numérisé non relu

LE PRESSOIR D*OR

Un peu plus loin, au coin de la rue de Pazzi, à l'enseigne du Pressoir d'Or, Duchamp, restaurateur, avait pour clientèle les bons bourgeois cossus, eutrepreneur», vieux militaires ; estomacs sérieux, pratiques et expérimentés, aimant le bon potau-feu de ménage et la cuisine solide et confortable, arrosée d'excellent Beaujolais ou Mâcon, car enseigne oblige : pressoir

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appelle vin nature^ et la cave était fidèle à renseigne.

Vigne, pressoir, vin, cave, évoquent en mon esprit, en me rappelant ses œuvres, le souvenir d'un célèbre habitué de la vieille place dont les échos répétèrent bien souvent ses refrains : j'ai nommé Pierre Dupont, le grand et rustique chansonnier.

Né à Rochetaillée, il adora Lyon comme un vrai Lyonnais, et mit tout son cœur et tout son talent dans ses chants de la soie, du tisserand, et autres chansons locales, où la simplicité et la grâce s'allient à la force et à la puissance, et qui, comme toutes ses œuvres, resteront impérissables.

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Le Café des Mouspcetaires.

Plus loin encore, près du passage GouderCy se trouvait le Gafé des Mousquetaires, qui possédait en effet les statuettes sur socle des quatre héros d'Alexandre Dumas, peints dans les diverses couleurs de leurs crânes et imposants costumes. G'était là le centre de réunion de la Fanfare Lyonnaise.

Le Rocher de Cancale.

Nous voici, en suivant le trottoir de ce café, au Restaurant du Rocher de Cancale, le vrai; le rendez-vous des gourmets et des viveurs calés j amateurs de bonnes huîtres, et habitués de la vieille place.

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Le Ouignol du Caveau.

Toot à côté, se trouvait Guignol, le Guignol du Caveau, personnifié par Vuillerme, qui s'était fait une grande réputation dans ce genre ; le classique Guignol et son ami Gnafron, la joie de plusieurs générations venues pour s'esclaffer de rire dans un caveau de familles* Mais, là, rien de funèbre, au contraire : c'étaient des familles de bons vivants qui aimaient le sel gaulois et les amusantes traditions locales .

Aujourd'hui, ces traditions pleines d'esprit et d'humour sont continuées et soutenues avec talent par le père Henri, le roi des Gnafrons (passage de l'Argue), et par mon ami Rousset (le Guignol de la rue Portdu-Temple), digne émule de Vuillerme.

LE RESTAURANT POBLE

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