‹ L'ancienne Rome: sa grandeur et sa décadence expliquées par les transformations de ses institutionsChapitre 56 sur 60 · SI · texte numérisé non relu

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c vaincu, non seulement Votre Majesté ne perdra rien, mais elle c gagnera l'argent que nous lui coûtons. >

Zenon accorda la demande qui lui était faite et remit à Théodoric le décret qui établissait ses pouvoirs et sa mission, en lui donnant la qualité de patrice.

Théodoric commença par grossir ses forces en faisant appel à tous les barbares désireux d'acquérir du butin et d'aller chercher dans une autre contrée des cantonnements plus favorables. Traînant à sa suite une multitude d'hommes, de femmes et d'enfants qui transportaient sur des chariots tout ce qu'ils possédaient, il comptait autant de soldats que d'hommes en âge de porter les armes, et les femmes elles-mêmes savaient se rendre utiles dans les combats. Sa marche vers Tltalie fut nécessairement lente et il trouva Odoacre établi avec son armée sur llsonzo. Une première victoire lai donna le passage de la rivière et une seconde le mit en possession de Vérone; mais, malgré ses succès, aucune partie de la population italienne ne se déclarait pour sa cause. Après un temps d'arrêt, il marcha sur Milan, où il fut accueilli favorablement; il y reçut la soumission de THérule Tufa, magisier milifum d'Odoacre, qui lui amenait les troupes de sa nation. Théodoric, voulant encourager des défections semblables, confia à Tufa le commandement d'un corps des Ostrogoths joint à ses propres troupes; mais bientôt Tufa trahit Théodoric à son tour en livrant à Odoacre les Ostrogoths qui avaient été mis sous ses ordres. Théodoric, dont la situation était devenue inquiétante, fit appel aux différents rois de la Gaule, dont les intérêts opposés compliquèrent l'état des choses. Les succès se balancèrent jusqu'au moment où Odoacre, ayant perdu sur l'Adda une bataille décisive, en fut réduit à mettre ses places en état de défense et à se renfermer lui-même dans Ravenne. Il fut suivi par Théodoric, qui, s'étant lassé de la durée d'un long blocus, feignit de consentir au partage du pouvoir avec son concurrent et l'invita à un festin pendant lequel il l'assassina de sa propre main. Les peronnes de la suite d'Odoacre furent tuées comme lui, au signal donné. Les massacres de ses partisans

s'élaidirent au loin. Telle fat la fin d'ane lotte qui aiait doré quatre ans.

Théodoric, désirant légitimer son pooroir anx jeox des popobtîons romaines, afait enxoyé aoparaTant on message à Fa^erev Zenon pour en obtenir one nooxdle déclaration pnUiqne qoi pit eonfirmer ses litres à Fobéissanoe des sojels de Femiûe; mais Zenon étant mort sor ces entreCûtes, son socoessenr |>référa rester sor la réserve en ne répondant poinL

Dès qœ Théodorîc eot terminé la gœrre et fait reeonnaitre son aotorilé en Italie, il quitta son costome national, refélit la poorpre et ne porta plus que le costume romain. Il prit le titre de roi des Goths et des Romains. Son règne fut oonune one continoatioa de ceioi d'Odoacre, qui arait fini en Tannée 493, après Toîr doré pm de dix-oeuf ans.

Tbéodorîc eot, comme Odoacre, des minisires portant les mtee» titres que een d'un empereur. Il laissa fonctionner les rcoàps do gouTememe&t étabfi, mais il nliéâta point k exwcer le pot- TOÎr législatif, sans s'arrêter devant le HcoftfieateoK&m que VempcrecEr d'Orient ne poorait manquer d'en êproorer. Ana^tase K après loi avoir ccfiJféf^, en Fui 4lK, ks fTwgnes d^ la n>pat^. s'eiigif^îo, e=. Tin 5*14. i.àijî zz.'t ^^rr^ -roaire loi. Yzh'A'jr.: njtnpî: ilors toos L-es lircis d-r scior-Iiiitiic. vii-î-Tis di ?:> vefT::eî=.e-t d* iZorLsUr.tfzoçL'f : in lis il >it fiîir^- rrniitr?, dti les ravs ^:i'îl rocTer^ii:: . :1:1e zr-:sc»rrl:é foct > sjiTriir l'i:no^. Li pliS r»rciirq::.ir> i'î s^^s x.'îsiï^^s. 1:1 çoî:ii d-? \z^ ^['^ d:cis co!.:;e. rs: cell-f par Li-T::»?il^. zt^ 'jilsskzf. i-ix Rjniiîis qi-? I-fs coi^ipii;!:!:^ df li poli, il z."oill^a:; ri* >< "ii-vis ii f^^rrVe !Ziliuir>*.

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Taulre, sous le stimulant de leur propre intérêt, à étayer Tédifice qui abritait leur domination. .

Cette ligne de conduite suivie par les principaux chefs des barbares a certainement atténué les maux provenant de la destruction de l'empire d'Occident ; elle a préservé d'un anéantissement immédiat quelques parties des biens précieux que la civilisation romaine avait acquis au profit de l'humanité.

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