‹ L'ancient et le futur Québec [microforme]Chapitre 3 sur 6 · ET · texte numérisé non relu

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qui s'y perl expérience des temps passés, si féconde, serait perdue s, les grand Büur nous, de même que les plus beaux mc::xients de istoire et les hrit humain, qui restent l'éternel exemple, l’é nel stiints de ceti@fulant de toutes les générations ; mais il ne faut was conps de batailg ndre ce travail plein d'enseignements, qui met en activieront les mé toutes les facultés de l'esprit, l'examen, le raisonnement , -feroni come à critique, avec le pitoyable abus que des esprits, borsi la culott és aux netits côtés des choses, en font sous prétexte d'appeau de chi@ofondir ; cetie manie misérable est à la recherche his- > l'amour débrique comme la grimace est à la physionomie ; de même, e vraie rage Mimour des vieilleries, des masures séculaires, des conla ‘recherch fr uctions qui n'ont d'autre intérêt que parce qu’elles ne sont e papier pout is de notre siècle, n’a rien de commun avec la noble pass où Wolféion de l'antique qui porte la lumière dans le passé au lieu aime. mieu :y chercher des entassements de ruines pour s’en barrer e jolie fem 1 chemin, (Cela dit, Messieurs, j'aborde précisément le e volumes à @ôté historique de ma conférence, au moment où nous l'honneur dé férimes parvenus à l’'Hôtel-Dieu, l’un des plus anciens de

dos édifices, l’un des plus dignes d’être à jamais rappelés à HA , £ .4 S n À disance, mais à pohperhi

1 passant que fi TITI grandes fai: 4

entre autres % d L lécs et il v1 Québec avait été fondé depuis un veu plus d’un quart de

le sont. plus #Blècle, mais ne contenait guère jlus de cinquante à soixante bitants ; les colons, arrivant dans un pays barbare, uvres, manquant de tout, inaccoutumés au climat, étaient

ccuper notr

ce n’est pass ne soient dek lispensables ;#

uvent malades ; de même, les sauvages qui, devenus vicux infi.mes, n'étaient plas qu’un objet d’éloignement pour es leurs, avaient besoin d’un asile ; c'est alors que la due esse d’Aivuillon, désireuse de propager la foi parmi les èbres autour ic, de secourir les maux et de recueillir la faiblesse, seraient im-Monna une rente de 1500 livres sur un capital de 20,000, humaines ; our fonder un hôpitai dédié au précieux sang du sauveur

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“du nouveau monde ; de ces trois Hospitalières, l’aînée, 1148

‘temps d'abandonner leur première- installation, à cause des #

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et pour le repos de son âme, T'el est le point de départ de l'Hôtel-Dieu, Trois Hospitalières partirent donc de Dieppe, *@ le 4 Mai 1639, accompagnées de Mme de la Peltrie et de trois sœurs ursulines, pour venir fonder le premier hôpital 4

supérieure, n'avait pas 29 ans, et la plus jeune seulement 22.48 À leur arrivée à Québée le ler Août, ce fut une grande} fête, une réjouissance, une manifestatiou comme on n’en vit

pas pendant un siècle; les magasins furent fermés, less;

troupes tenues sous les armes, tout travail suspendu et lo#@ canon tiré du fort, , Les Hospitalières, en débarquant, li embrassèrent la terre promise de leurs futurs labeurs, et, M$ certes, de rudes labeurs les attendaient en effet, et surtout 1 d’affreuses privation, une longue misère et des inquiétudes À de tous les jours sur le sort du lendemain. 4

Elles eurent faim et elles avaient à peine pour tout vêtement que l'uniforme de leur ordre ; la colonie était sim pauvre que non seulement elles ne trouvèrent pas les ali ments nécessaires, mais qu’elles eurent à grand’ peine pour se loger une petite maison qui n’avait pour tout ameuble-: 2 ment qu’une table et deux bancs; pendant quinze jours, À après leur arrivée, elles couchèrent sur des branches d’arbres à étendues à terre, et elles furent même obigées avant long-\«

obstacies qu'offrait le roc et de la difficulté d’avoir de l'eau, Tlles allèrent à Sillery où elles s’établirent près des jé- # suites ; mais, au'bout de quatre ans, les Iroquois les ayant obligées à revenir, elles reprirent la construction de l’Hôtel-! Dieu, le 16 mars 1646 ; on les vit alors aider elles-mêmes ! les ouvriers et travailler de leurs mains à Ha pose des pièces : en 1649, elles pouvaient donner asile au reste des Hurons qui s'étaient réfugiés à Québec après leur dispersion par | les Iroquois. Le premier Hôtel-Dieu était en bois et n'avait |

> départ d'@e quatorze pieds de largeur ; le 15 octobre 1654, elles én de Dieppe"

émmencèrent un autre dont le gouverneur Lauzon posa la

eltrie et de Sfomière pierre ; cet édifice fut fini en 1658. En 1660, les ier hôpital Gursions continuelles des Iroquois les obligèrent à chercher l'aînée, li Sfage pendant trois semaines dans la maison des Jésuites ; lement 22.48 5 mai, 1672, elles ajoutèrent à l’Hôtel-Dieu une aile et un une grande ghuveau corps de bâtisse, et Talon fit déposer dans la on n’en VitBjerre une inscription commémorative de la duchesse d’Ai- . fermés, les ion. En 1696, de nouvelles augmentations vinrent pendu et log mpléter l'édifice qui revêtit alors à pe’1 près sa forme débarquant 04 ituelle et s’étendit sur une superficie d'environ douze arlabeurs, et,énts : mais la rente qu'avait donnée la duchesse d’Aïguillon et surtout ait devenue fort disproportionnée avec les dépenses toninquiétudes Mgurs grossissantes de la maison, de sorte que ce n’est qu'à frce d'économis, d'industrie, grâce à une subvention anpour tout L elle de l’état et aux dots apportées par les religieuses, que l'hôpital à pu se maintenir et arriver même à une si-

onie était si À $ à | , ation relativement florissante, car aujourd’hui l'Hôtel-

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as les ali 2 ; .

pété pour Dicu possède douze maisons dans la ville, une terre à St ' Sauveur, des baux emphytéotiques dans le faubourg St.

it ameuble- 2 ? P°y { ”

Hot Jean, une ferme À la Canardière et une concession dans le W x ali i d Rés d'arbresk Aubourg St. Vallier. Quatre-vingts lits y sont occupés en doyenne, constamment, par les malades dont le traitement avant long-| 2 * E Ji à À cause. des l'entretien coûtent environ 85000 dollars par année, tan- Vaso Ac dis que la subvention de l'établissement ne s'élève qu'à $640. près deuts n’y à que six domestiques dans tout l’établisseri J 0 ent, les religieuses faisant elles-mêmes le ménage, l’ou- $ ayant 4 CE . .

de l'Hôtel. MEeSe de ia maison et soignant les malades ; elles prennent ôtel- AT é | lles-mômes LUE heures de récréation par jour et soignent les malades -mêmes 4 À dés vis Œux par deux, durant la nuit, à tour de rôle. Dans la ièces ; : dote x Fes ds ? G@hapelle de l’Hôtel-Dieu, on trouve des peintures de urons LA Fe :

maîtres, telles que la Nativité de Stella, la Vierge et l'En-

PéPSION PAT int de Coypel et un St. Bruno du grand LeSneur.

set n'avait |

J'ai mentionné plus haut que les. Hospitalières étaient % ut es T

venues en Canada avec trois sœurs Ursulines sous la direc- " tion de Mme dela Peltrie, Ce fut en effet Mme de la ec Peltrie qui fonda le couvent où, depuis deux siècles, les BR jeunes Québcequoises reçoivent leur éducation, Quoique"@f les Ursulines ne soient pas sur le parcours du boulevard projeté, j'ai cru néanmoins qu'il serait déplacé de passer sous silence cette vénérable institution, si chère à notre société, si intimement liée à la première histoire et à tous JR

les développements de la colonie,

L'objet des Ursulines était d’instruire les filles des Indiens ‘convertis aussi bien que les filles des Canadiens. Un fait Ml qui vous donnera quelque idée de la pénurie de toutes choses où se trouvait alors la colonie, c’est, qu’à peine arrivée en Canada, Mme de la Peltrie fut obligée de se# défaire de ses propres vêtements pour habiller les enfants ®& pauvres; on peut imaginer d’après cela quelle vie de priva-M tions les sœurs durent éprouver perdant la période qui suivit M leur établissement, C’est en 1645 qu'elles complétèrent leur "à premier couvent, À cette époque, la rue St. Louis n'était qu’une trouée a travers la forêt, sans une seule maison, ct s'appelait la Grande Aïlée. Parallèlement à la Grandew Allée était une route étroite appeléo le petit chemin, qui conduisait aussi dans la forêt et qui recevait une source À coulant du cap iusque dans la rue des Jardins, En 1650, le couvent des Ursulines prit en feu, et les sœurs durent sem réfugier chez Mme de la Peltrie, dont la maison était en face. Trente-six ans plus tard, en 1686, pendant la messe M même de Ste. Ursule, un nouvel incendie détruisit tout lé. M difice ; mais telle était l'utilité des Ursulines que tout le « monde travailla à réparer le désastre; c'est alors que les M habitants de Trois Rivières, frappés d’un pareil témoignage, demandèrent à l’évêque de Québec, Mgr. de St. Valier, à

utorisation de fonder dans leur bourgade un autre couvent ès Ursulines, ce qui fut fuit en 1697. Il me semble inu- Île de m’étendre davantage sur les événements qui constient l’histoire primitive des Ursulines, d'autant plus que | temps est précieux ; je dirai seulement un dernier mot àr la condition actuelle de cet établissement,

res étaient us la direc- Mme deb. 4 siècles, les M . Quoiquem u boulevard” é de fseerR } Les recettes provenant des élèves de la communauté ne ère à notre Hélèvent jamais au niveau des dépenses, mais pour couvrir ire et à tous déficit, les sœurs ont des propriétés considérables parmi Æsquelles on peut mentionner ; le fief de Ste, Anne, dans

de Trône MB seigneurie Lauzon, le fief St, Joseph, dans la banlieue,

8. Un fait Mt la seigneurie de Ste, Croix, enfin un terrain de 40 arpents » de toutes me superficie sur les Lords de la rivière St. Charles, dont

qu'à rein ur avait fait cadeau le gouvernement français. C’est dans igée de seM couvent des Ursulines qu’a été enterré Montcalm, et l’on

les enfants eut y lire cette inscription qu'a déposée en 1832 le gouver- De prive à Beur-général Lord Aylmer : ‘“ Honneur à Montcalm ! le desde qui suivit n, en lui dérobant la victoire, l’a récompensé par une mort riouco ?’

étèrent leur b. 4 orieuse, + Vous connaissez tous la règle sévère de ce couvent qu’ha-

ouis er ‘ > maison, ct Jitent seules les rel igieuses cloîtrées, Aucane personne du

la Grande Rx masculin, ou du sexe laid, car il paraît que c’est la chemin, qui} | nême chose, n’a pu dépasser le parloir de la communauté, une source | 3 Bou se trouve à l'entrée même. Cependant, il ya, Fe

En 1650, espace de 265 ans, deux exceptions à cette règle; l’une s durent se» nu fat en faveur du Prince de Galles, lorsqu'il visita le Cana- “da, il y à quinze ans; son privilége royal le mettait au

on était en

nt la messe Mlessus de l'exclusion commune. ..... l’autre, ah | l’autre, sit tout l’é. Miest tout un poëme, je vais vous le raconter en prose.

que tout le C'était pendant la nuit du 18 octobre 1838. Deux rs que Îles MBrisonniers, qui resteront longtemys célèbres parmi les sou-

émoignage, Myenirs de cette époque, Dodge et Theller, s'étaient enis de la citadelle avec une hardiesse et un bonheur in-

tocsin retentissant par toute la ville, patrouilles aussitil % mises sur pied. Il était certain que les deux évadés ns 2 vaient pu sortir de la ville, vu qu’à cette époque de trouble

ment diriger les recherches? On savait que dans la rue Ste. Ursule demeuraient quelques hommes qui, s'ils n'6M0 taient pas tout-à-fait compromis dans la rébellion, ne se 4 \ signalaient pas par un loyalisme entêté; on crut qu'il était adroit de chercher de ce côté, et, comme le jardin des Ur. R}° sulines donnait sur l'arrière de la rue Ste. Ursule, l’idée 4 vint que Dodge et T'heller s’y étaient probablement réfugiés 2. En conséquence, un corps de soldats se présenta aux portes du jardin que les religieuses durent ouvrir, Parmi eux s'était

glissé un tout jeune homme que personne n’avait remarqué M (comme qui dirait une Jeunesse), et qui, une fois dans le jardin, s'était caché parmi les broussailles en attendant que les soldats repartissent, ce qu'ils ne tardèrent pas à faire, bredouille. Pourquoi était-il venu à ? on ne l’a jamais su; lui non plus; les badauds ne manquent jamais de suivre les soldats sur la marche; en outré, le tintamarre qui sé faisait dans la ville, l'alarme répandue partout, les M troupes battant les rues, tout celu était plus que suffisant pour intriguer notre gars oûtre mesure. Toutefois, quand il se vit seul dans Je jardin et les portes closes, il se de-M manda ce qu’il pourrait bien ‘faire. Il n’y a pas grand’ mouches à attrapper le 16 octobre en plein air, il n'y a pas grand’ fleurs à dévaster, et puis, quand on est tout seul aucune de ces choses délicieuses qui réjouissent tant le“ jeune âge et qui consistent à tout démolir, ne nous tentent guère, ÆEnnuyé de se voir pris, lui qui était venu en voir M

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