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e lendemaï ni À æ:.. 1 que les gart Fendre d’autres, ne sachant comment se tirer d'affaire, il
la citadell" 8 risqua À pousser jusque dans le couvent, Les longs et illes aussits 0 Milmes corridors s'étendaient devant lui; pas un mouveévadés nent ne s'y faisait, pas une ombre, ps même un souffle e de trouble MS glissait, C'était muet comme la tombe, et cependant Blu était vivant ; ces passages éclatants de propreté, ces murs ancs, ce parfum prude qui se dégage des habitudes douces t paisibles, semblable à la fraîcheur chaude qui sort des ui, s'ils n'emfeurs après l’orago, les portes entr'ouvertes, le jour tendreellion, ne À ent ménagé, tout cela sentait la vie, mais où étaient les t qu “] étais Myvants? Ne sachant plus bien ce qu'il faisait, inquiet rdin des Ur fresque, dans tous les cas voulant se tirer d'affaire à tout frsule, l'idcix; l’audacieux intrus poussa une des portes qui donnaient ent réfugiés fur le corridor. Il y avait là trois religieuses en train de à aux portes ricoter. À la vue de ce monstre, ensemble!elles poussèrent ni eux s’étaite cri, et s'enfuirent épouvantées, croyant que le diable lui. it remarqué M 1 hême était à leurs trousses. C’est notre faute, Messieurs; fois dans ans toutes les gravures, nous donnons invariablement au tondant que À. diable les formes de l’homme, sauf un appendice caudai qui pas à faire * st de luxe, et certains détails . .. . de physionomie qui le
l'a jamaisli 1 ont encore plus.
| jamais deb Du reste, c'est à force de nous voir que les dames ne nous tintararren 4 Lrennent pas pour des monstres ; les religieuses, qui n’ont partout, les Das cet'e habitude, s'y méprennent aisément; épouvanue suffisant te ables pour celles-ci, quelquefois dangereux pour celles-là, fois, quand F ous voyez aue notre sort est encore susceptible de sébeñie
» À Fe a “. Notre individu, effrayé À son tour, se mit à courir aussi, p “ grand « Mais en sens inverse, ou plutôt dans tous les sens, tellement js tan LU Qu'il ne tarda pas à se perdre dans le dédale des passages. ci nn à É nfin, après ayoir erré de ci de là, cherchant partout uné ii tentent À sue, il se trouva presque nez-à-nez avec une sœur qui,
plus courageuse que les autres, s'était aventurée àÀ la pournu en voir M
uite du monstre, et qui l’amena devant la Supérieure.
oir, et toute ent-ils? com dans la ru M
SE
Celle-ci, après avoir pris connaissance du cas et le jugeant digne d’indulgence, se contenta de renvoyer le coupable avec force recommandations de ne pas recommencer. Depui lors, Ja leçon a servi à tout le monde. Trop heureux se raient les hommes s’il leur suffisait toujours d'un seul ex: emple pour savoir se conduire |! mais dans les choses ordii uaires de la vie, il n’y a que sa propre expérience qui serve: celle de tous les autres hommes réunis est un fruit inutile: ment arrosé, trop amer pour que personne le cueille, 3
Après avoi: dépassé le mur de l’Hôtel-Dieu, nous passonk devant la muison de Montcalm, sise en face du rempart} dont les fondations sont massives et dont le mur dé front! était autrefois fort épais, sans doute pour servir de fortif cation, en cas de besoin ; puis, après avoir Contourné le bout de la rue St. George, nous arrivons à la grande batterie qui domine le Sault-au-Matelot ; c’est ici que Chan: plain commença son premier établissement en 1608. Sept ans plus tard, en 1615, il amenait avec lui de France quatre Récollets, dont la première habitation fut à l'endroit où s'élève aujourd’hui l'Hopitu-Général. Lorsque Chaupiain fut obligé âe rendre Québec en 1629 à la flotte anvlaise commandée par Kertk, les Récollets retournèrent en Frünce avec lui; ils en revinrent en 1670, reprirent leur ancienne habitation, et y demeurèrent jusqu'en 1690, alurs que Mgr. de St. Vaillier, voulant fonde: un hôpital-général, asile des pauvres et des inficmes, obtint d'eux qu'ils lui cédassent leur propriété pour laquelle ils obtinrent -en échange l'empiacement de la Place d'Armes où se trouvent aujourd'hui la cathédrale anglaise et le palais de justice. C'est là qu’ils élevèr-nt Jeur église et leur couvent qui furent tous deux complètement détruits par ] le feu en 1796, tretite-sept ans après. la prise de Québec, en même temps que, l'ordre des Récollets était eboli, Ç’ est dans l'église des
LOBk et le jugeant le coupable!
ncer. Depui ) heureux se l’un seul ex.
Récollets qu'était suspendu le pavillon du vaisseau amiral de Phipps, que des caradiens avaient été enlever sous le eu de l’enneini en plein fleuve; ce pavillon dis; arut en même temps que l’église était détruite par les canons de l’armée de olfe, quelques jours avant l'assaut des plaines d'Abraham. © Des arbres superbes, dont ceux qui entoment aujourd'hui la cathédrale anglaise ne sont qu'une faible image, ombrageaient au dernier siècle le couvent et l’églis: des Récol- )lets ; ces arbres étaient les derniers débris de la forêt antique; au pied de l’un d’eux, Champlain avait dressé sa tente en arrivant à Québec, et l’on put voir jusqu’en 1857 le seul survivant de ces géants des bois dresser encore sa tête ravagée par l’âge et les orages ; il fut pour l’abattre les éléments déchaînés, et il ne céda qu’à la violence d'une tempête furieuse qui faillit emporter la moitié des toits de la ville.
GContourné le!
grande bat!
que Cham 608. Sept.
L de France!
t à l’endroit.
En nême temps que Champlain amenait les Récollets à Québec, un autre ordre religieux, qui devait jouer un grand rôle dans la colonie, y cnvoyaii sous le patronage du due de Ventadour, vice-roi de la Nouvelle-France, trois de ses membres ; c'étaient les pères Lallemand, Brébœuf et Massé qui venaient fonder la mission des jésuites en 1624. Ces révérends pères restèrent d’abord chez les Récollets, en attendant qu'ils fûssent en moyen de s'établir eux-mêmes, Deux ans plus tard, Champlain en amenait de France trois autres avec vingt ouvriers, apport inestimable dans une co lonie qui n? comptait que 55 âmes ; mais ce ne fut qu’en 1635 + grâce à un don de 20000 livres fait par le comte de Ga- À mache, que les jésuites purent poser les fondations de leur collége et de leur chapelle ; cinq ans plus tard, ces deux édifices brûlaient, malheur commun à toutes les maisons religieuses } de la colonie à cette époque ; il faudrait être singulièrement | porté à la plaisanterie pour y chercher le doigt de Dieu.
urnèrent en rirent leur ” 1690, alurs tal-général, qu'ils lui tinrent. -en
se trouvent de justice.
juyent .qui u ên 1796, ême temps |
l'église des
De longues, longues années plus tard, les jésuites construi. sirent leur collége dans sa forme actuelle, grand édifice de 224 pieds sur 200, d’une charpente solide, comme, le té. moigne l'impossibitité de le démolir, qui a survécu aux abolitions successives de ses fondateurs, et qui, aujourd’hui, défie deux gouverrements de porter la main sur lui. Il a servi depuis seatans à toute espèce d'objets ; on y a vu les quartiers des soldats, on y à vu des tribunaux ; maintenant À on peut contempler dans la vaste cour qu’il renferme un rond à patiner, dans cette même cour où se dressaient encore en 1825 de magnifiques rejstons de la forêt primitive, arbres séculaires que les soldats anglais, installés dans le collége, crurent devoir abattre pour ne pas être gênés dans leurs right about turn. Après l'abolition de l'orûre des jésuites en 1764, ceux-ci devinrent de simples particuliers, et à la mort du dernier d’entre eux, le père Casot, arrivée en 1800, leur propriété vint s'ajouter au domaine de la couronne. Il paraît que les jésuites de nos jours contestent la légalité de cette possession ; une admirable brochure, que l’on dit inspirée par eux, a même paru à ce sujet l'année dernière, ‘dans laquelle il est dit que le premier ministre qui osera faire donner un coup de pioche à l'antique édifice, est tout simplement Belzébuth en personne, C’est 1, A8 où jamais de dire que les comparaisons sont toujours odieuses. |
Nous en étions arrivés de notre promenade autour des remparts à la Grande Batterie. C’est ici que les monuments se succèdent et se rassemblent. Parlons d’abord du plus ancien, du Séminaire de Québec fondé en 1663, par Mgr. de Laval. Pendant un siècle, le séminaire n'eut d'autre objet que de fournir des ecclésiastiques ; mais dès que les Jésuites durent cesser d'enseigner en 1764, le séminaire les remplaça dans cette mission et reçut toute la jeu-
Es | 'es
esse indistinctement, En 1701, le séminaire brûla à son tour, et l’évêque, qni s’y était retiré, eut à peine le temps dé
es construi. | d édifice de:
bmme, le té. "8e sauver avec les prêtres à demi vêtus. La cour de France
rvécu aux t un don annuel de 4000 livres pour aider à la reconstrueujourd’hni, Mon de l'édifice, mais un autre incendie le consuma encore rlui. Ila ‘Ææn1765. Le siége de 1759 le 1Jétruisit presque complètey à vu les “ment, et il passa de nouveau au feu en 1772. Vous voyez | maintenant "due les démolitions ne manquent pas de ce côté là. Comme
M'histoire de la cathédrale, aujourd’hui basilique, de l’é- | vêché et de l'Université Laval sont inséparables de celle du | séminaire, je vais en dire quelques mots en passant. C'est e 18 juillet 1666 qu'’eut lieu la cou:ccration de la cathé- | rale de Québec à l’Tinmiculée Conception ; jusqu'alors la chapelle des jésuites avait servi de paroisse, Quatre ans plus tard, Québec était érigé en un évêché auquel le roi donnait les revenus de deux abayes pour en soutenir l'entretien. Pendant le siége de 1759, la cathédrale fut, aussi elle, à
nferme un 1 dressaient orêt primitallés dans être gênés :
de l'orûre | les particuère Casot, u domaine
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jours con- presque détruite par les bombes tirées de Lévis. Quant au rable bro- palais épiscopal, il a été sonstruit à où Champlain fit son | à ce sujet premier défrichement, lequel s'étendait depuis la rue St, à
George jusqu'à la place d’Armes ; il bâtit son premier fortsur
remier mil'emplacement du palais actuel.
l'antique ne, C’est t toujours
Le jardin du palais s’étendait jadis jusa’au bord du cap et joignait le mur,qui descendait la côte de la basse-ville. L'édi- ï fice fut dès l’origine relativement superbe, construit en pierre ï de taille. Les premiers prélats toutefois n’y demeurèrent
utour des point, Mgr. Laval ne-voulant pas rester ailleurs qu'au sémi- ï les monu- naire, et Mgr. de St. Valier préférant l Hôpital-Général ; mais
‘abord du "Mi les curés des paroisses se retircient à l'évêché, lorsqu'ils ve- 1663, par M naientà la ville et l'évêque les y recevait à dîner. Quard les
ire n'eut mais dès , le sémite la jeu-
institutions représentatives furent données au Cunada, le palais épiscopal devint celui du parlement, et l’évêque reçut en revanche une annuité du gor vernement impérial, La chapelle de l'évêché fut assigrnée à la chambre basse et le ré-
Ca
fectoire du palais devint le département du secrétaire provincial jusqu’en 1854 ; ‘la chapelle, transformée, était devenue la partie certrale du nouveau parlement qui avait unc fagade imposante, avec un dôme surmonté d’une flèche.
I] y a 21 ans, cet édifice, l'un des plus beaux de l'Amérique, et qui n’était autre que l’ancien palais épiscopal, comme je viens de le dire, fut à son tour détruit par le feu; l'espèce de bergerie en écorce d’épinette, qui s'appelle maintenant le Parlement local, fut construite à la place de l'édifice consumé, mais ce r'était que pour loger les membres temporairement, en attendant que les édifices d'Ottawa füssent achevés. Avec les matériaux de l'ancien parlement, vendus à la municipalité de Québec pour $100, on édifia le marché Champlain ; on avait prétendu que les'murs, trop minés par le feu, ne pourraient plus tenir debout, et, par conséquent, ne pourraient servir à la reconstruction du parlement sur place ; ce qui n'empêcha pas qu’on fut obligé de les faire sauter pour les abattre: c’est de cette magnifique acquisition à si bon morché, de cette spéculat:on profonde que date l’étonnante fortune de la corporation de Québec. Quant au palais épiscopal actuel, il a été bâti en 1849, trenteneuf ans après que le séminaire se fût relevé de ses ruines et se fût donné les proportions qu'il a gardées jusqu’à ces années dernières.
Nous voici maintenant arrivés à l'endroit où furent posées par Champlain les premiers fondements du fort auquel s’ajouta plus tard le château St. Louis; oct éxdroit commence au sommet de la côte, où s'élevait autretois la porté Prescott, et s'étend jusqu'au terrain compris dans
‘le jardin du gouverneur. C’est en 1620 que Champlain éleva le premier bâtiment qui devait porter le nom de
Dhâteau St. Louis, uniquement pour se garantir d’abord htre les incursions des Iroquois. On arrivait à cet emn de château par un sentier tortueux pratiqué dans la Dntagne, et qui aboutissait par son extrémité inférieure a plice de Notre-Dame de la Victoire. Ce nom de btre-Dame de la Victoire ne fut donné cependant à cette ace que 70 ans plus tard, en 1690, à l'occzsion de l’échec b'éprouva devant les murs de Québec la flotte de l’amiral hipps. Notre-Dame de la Victoire deviné Notre-Dame és Victoires en 1711, à la suite de ja destruction dans fleuve d’une nombreuse flotte équipée par les colonies la Nouvelle-Angleterre pour s'emparer du Canada,
vendus à
lie Jette nouvelle victoire, remportée par les éléments, fut jise À notre actif et changea le singulier en pluriel. séquent, J)n semble peu respecter aujourd’hui cette place anoblie : " sur un nom si pompeux. Elle est devenue le siége d’un ti faire oupe sordide de petites baraques en plein vent qui go talent des -friperies, des loques, des débris informes 44e ui se vendent sous tous les noms, pendant que tout Québco, utour gîsent éventrées, vidées sur place, de grandes ie trans. aisses vomissant toute espèce de rebuts, capotes de soldats, : SHHRES pantalons de 1812, vieux casques, peaux de lapin, bonnets qu à ces de nuit, fourreaux de parapluies, bottes sauvages, et jusqu'à des perruques qui s’entassent pêle mêle sur la moitié de cette place histurique, laissant l’autre moitié aux charretiers. Il ne serait peut-être pas hors de proyos de mêler quel ent po- ques petites opérations aux grands ‘projets qui vont éclore ‘auquel le printemps prochain; c’est ainsi que le nettoyage de la t com. place des Victoires trouverait peut-être sa place en même itrefois temps que se creusc..ient les docks; cela ne retarderait en is dans rien les travaux du chemin de fer du nord qui est habitué m plain | à vaincre tous les obstacles et tous les délais. ” de Le château n'avait pas à craindre seulement les [roquois,
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