ACTE II
MARIE
Qu’y a-t-il?
* LA DUCHESSE
Oh! une bien grande nouvelle, allez, mes enfants! Robert, mon fils, l’entant que je pleure depuis quinze ans...
MARIE
Eh bien ?
LA DUCHESSE
Il va venir! Tl va! Oh, je suis folle. Oh ! laissez-moi pleurer! Ces larmes me soulagent. Depuis vingt ans, je les dévore ! Un enfant dont j’ai été séparée depuis si longtemps et que le ciel me rend aujourd'hui.. . Ah! c’est être deux fois mère; mais ne perdons pas de temps, il faut tout préparer pour le recevoir... lien riei te. coupe toutes les fleurs du parterre, ornes en les cheminées; vd, mou enfant, va.
• HENRIETTE
Oui, madame. [Elle sort à gauche.)
la duchesse, à se* enfants.*
Et vous... ^lais qu'avez- vous donc, Marie? Sylvio, vous êtes triste... triste.;, ah ! je vois ce que c’est, Sylvio n’a pas oublié mes paroles de l aulre jour; il pense que jo n’ai pas renoncé h l’idée d’un maiiage entte toi et mon fils, ol Le jaloux qu’il est, il t’aura fait supporter ses bouderies; voilà donc la cause du changement que j’avais remarqué en vous, Sylvio. Allons, euf.mts, rassurezvous je ne veux le malheur de personne, < t puis qui vous dit que Ilobert ri’a pas fait comme vous, qu’il n’a pas déjà donné son cœur? Mais comrr^e cet homme tarde à revenir. (Elle remonte.) marie, bas à Sylvio.
C’est à vous, monsieur, d’apprendre à ma tante... toute la vérité...
sylvio, de mtme.
Marie I
marie , de même.
Je vous l’ordonne. .
SCEVE VI.
Les Mêmes, PICHFJUC, puis ROBERT.
la DUCHE3SB, voyant entrer Picheric.
Ali ! eh bien?
PICHERIC.
Monsieur Robert me suit, madame...**
la ducuessk, chancelant.
Ah! il me semble q .eje vais mourir... mourir avant de l’avoir revu... ça ne se peut pasl... ( Elle s' assied à droite sur la chaise.)
* Svlvio, la Duchesse, Marie.
** Marie, Sylvio, la Duchesse, Picheiifl.