UU L’ANE ’MOUT
PICHERIC.
Allous, remetlez-vous, madame.
LA DUCHESSE
Ah! monsieur, pour un tel service, que pourrais-je vous offrir?
PICHERIC.
Madame, si j’ai fait quelque chose de bien dans ma vie, votre joie me payeau centuple... Allons du courage, madame, le voici.
( Un domestique entre précédant Robert.) M . le duc de Hoyan. [Allant a lui ) J’ai accompli ma mission, monsieur le due, cmbrassez votre mère [La Duchesse se lè< e, veut étendre les bras vers lui, elle retombe sur sa chaise. Rob rt, après une seconde d'hésitation, vient s’agenouiller devant elle sur un signe de Picheric.)
ROBERT, à genoux.
Ma mèrel
la duchesse, la main sur son cœur et reculant sa chaise presque
avec horreur.
Mon Dieu!... ce que j’éprouve est indéfinissabl#. picheric, s’avançant.
C’est bien naturel, au contraire, nia lame la duchesse : quand on a si ardemment souhaité un bonheur et que ce bonheur arrive enfin, le cœur se brise d'abord, et on est étonné de ne pas ressentir toute la joie que l’on attendait.*
LA DUCHESSE
Oui... oui... vous avtz raison... Robert, pârdonnez-moi; en effet, mon cœur a tellement souffert... qu’il 11e lui reste plus sans doute la force dètre heureux I
Grâce à mes soins, grâce à mon amour, j J veux effacer toutes traces douloureuses... je vous aimerai tant... ma mère, que vous serez forcée de m’aimer un peu !
PICHERIC.
Ah! c’est un noble et vertueux jeune homme, madame. Il a toutes vos vertus!., et le courage de ses aïeux!
ROBERT
Monsieur !
PICHERIC.
Non... non... vous êtes de ces hommes qu’on ne peut pas flatter, monsieur le duc, car vous ôtes toujours au-dessus de la louange... Attendez, madame la duchesse, et vous apprécierez à sa juste valeur l’enfant que la Providence ramène dans vos bras. [Il passe à droite avec Robert.)