SCENE VI
ROBERT, puis HENRIETTE.
ROBERT, d part.
Il y a uq an... j’aurais dû tuer cet homme.» maintenant je
L’ANE MORT
lui appartiens... et je le sens... it fera de moi tout ce qu’il voudra .. oh! c’est horrible!... Henriette! une femme que j’ai aimée!... il veut... non, non, jamais; mais cependant, il l’a dit, elle a notre secret... si ell ■ parle... nous sommes p rdus... et la mort... une mort infamante. Uh! il me semble que je deviens fou ! Henriette!... Henriette 1... mon D eu ! mon Üieul faites qu’elle ne vienne pas. (Il tombe sur un banc.)
Henriette, à part , entrant de droite .
Ma résolution est prise 1... Marie, je te sauverai de ce monstre... j’ai détruit ton bonheur, et cet homme veut déshonorer ta vie. Eh bien... tu seras vengée de nous deux. (Elle ramasse la {leur, la met dans son corsage. Haut.) La charité, s’il vous plaît !
Robert , se levait , apercevant Henriette.
Elle 1... c’est elle ! Henriette !
HENRIETTE
Vous! vous le voyez, Robert, je mendie, que voulez-vous? (le regardant en face) je ne sais pas voler.
ROBERT
Henriette I (A part.) Comme elle est changée!
HENRIETTE
Vous me regardez avec étonnement!... en voyant ma pâleur, vous vous demandez si c’est bien là cette Henriette que vous avez connue autrefois si gaie... si joyeuse 1... oui, oui, c’est bien moi!... seulement savez-vous quel est le souffle qui a flétri ma vie, détruit ma jeunesse et ma gaîté ?... c’est celui de la honte, Robert... de la honte de m'être donnée à un homme aussi méprisable que vous.
HENRIETTE
Mais je sais tout, Robert... vous ne l’ignorez pas, vous êtes un faussaire et un meurtrier... vous avez volé le nom du fils des ducs de Royan... et ce fils vous l’avez tué...
Robert, à part.
O malheur ! malheur sur toi... tu l’as voulu.
HENRIETTE, à pari.
11 vient de jurer ma mort... (Riant.) Tant mieux. robert. (Il a changé de visage.)
Henriette, écoute-moi... je suis bien coupable, c’est vrai; mais j’ai été fasciné, entraîné... à celte heure... je mesure avec épouvante l’abîme ouvert sous mes pas... à cette heure, le remords me tue. . je voudrais retourner en arrière ; et c’est toi, toi seule qui peux me guider dans une roule nouvelle.