Livre au feu dès ce soir ce tissu diaphane Brûlé comme mon cœur
Eh bien? pourquoi t’arrôler?
HENRIETTE. '
C’est que ce couplet me rappelle combien alors vous étiez jaloux.
robert, se levant.
Je le suis encore.
Henriette, avec un sourire étrange.
Vrai?... merci, pour ce mot-là, je vous permets de m’embrasser... le veux-tu?
robert, arec transport.
Si je le veux ! si je le veux. (Il l'embrasse , et pendant ce temps elle change les verres de place.) Maintenant, continue.
HENRIETTE
Oui, mais buvons avant I (Robert fait un mouvement; elle sc dégage de ses bras et passe derrière lui; à part.) Il a tressailli ! mon Dieu!... s’il pouvait avoir horreur de son crime.
robert, après un effort,
•Buvons!
HENRIETTE, à part.
Plus d’espoir... allons! (Ils trinquent et boivent; quand le verre de Robert est à moitié vide , elle l'arrête.) Assez, assez, je veux que vous puissiez m’écouter jusqu’au bout.
ROJERT.
Soit !
Si tn me trahissais, prends garde, ta folie . Peut-être aurait demain de subites rougeurs,
Prends garde, tôt ou tard un cœur qu’on humilie
Rêve des jours vengeurs. '
robert, chancelant, la main sur la poitrine.
Mon Dieu! (Il se lève.)
HENRIETTE
Quoi donc?
robert, allant ouvrir la fenêtre de droite.
Rien... continue... Ah I je ne sais ce que j’éprouve.
HENRIETTE
Ehbim! qu’avez-vous donc, Robert?