‹ L'Ane mort, drame en 5 actes, avec un prologue et un épilogueChapitre 72 sur 76 · Livre au feu dès ce soir ce tissu diaphane Brûlé comme mon cœur · texte numérisé non relu

Livre au feu dès ce soir ce tissu diaphane Brûlé comme mon cœur

Eh bien? pourquoi t’arrôler?

HENRIETTE. '

C’est que ce couplet me rappelle combien alors vous étiez jaloux.

robert, se levant.

Je le suis encore.

Henriette, avec un sourire étrange.

Vrai?... merci, pour ce mot-là, je vous permets de m’embrasser... le veux-tu?

robert, arec transport.

Si je le veux ! si je le veux. (Il l'embrasse , et pendant ce temps elle change les verres de place.) Maintenant, continue.

HENRIETTE

Oui, mais buvons avant I (Robert fait un mouvement; elle sc dégage de ses bras et passe derrière lui; à part.) Il a tressailli ! mon Dieu!... s’il pouvait avoir horreur de son crime.

robert, après un effort,

•Buvons!

HENRIETTE, à part.

Plus d’espoir... allons! (Ils trinquent et boivent; quand le verre de Robert est à moitié vide , elle l'arrête.) Assez, assez, je veux que vous puissiez m’écouter jusqu’au bout.

ROJERT.

Soit !

Si tn me trahissais, prends garde, ta folie . Peut-être aurait demain de subites rougeurs,

Prends garde, tôt ou tard un cœur qu’on humilie

Rêve des jours vengeurs. '

robert, chancelant, la main sur la poitrine.

Mon Dieu! (Il se lève.)

HENRIETTE

Quoi donc?

robert, allant ouvrir la fenêtre de droite.

Rien... continue... Ah I je ne sais ce que j’éprouve.

HENRIETTE

Ehbim! qu’avez-vous donc, Robert?

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