‹ L'Anémie SyphilitiqueChapitre 20 sur 28 · CAD · texte numérisé non relu

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paroxystique à Pinfection syphilitique (1). Peu de temps après, ViraLt apporta un contingent d'observations intéressantes à ce sujet. À ces noms, joignons ceux de Lé- Pine (2), de Decaprosse (thèse 1889). Plus récemment Courrois-Surrir (3), Gogrze (4) se sont occupés de cette question. Nous n'avons pas l'intention de la trailer d’une facon complète; ce serait s’écarter de notre sujet.

Parmi cesauteurs, nous voyons Mur, dans 36 cas d’hémoglobinurie paroxystique, noter 15 fois l'existence de Ia syphilis; 14 fois, les indications ont manqué ; dans 5 cas, il semble bien que l'infection spécifique ne pouvait être accusée.

DELABROSSE à signalé un cas d’hémoglobinurie paroxystique essentielle chez un enfant de quatre ans issu de souche syphilitique.

Gogrze en a constaté un cas des plus nets chez une petite fille âgée de quatre ans, syphilitique héréditaire.

Courrtois-Surrir, plus récemment (en 1892), en a décrit un cas indiscutable chez un enfant de deux ans, syphilitique héréditaire.

Sur cinq enfants observés par Comsy (5), deux élaient presque certainement hérédo-syphilitiques ; pour les deux autres, les renseignements faisaient défaut, mais le traitement ioduré n’a pas été moins efficace.

Gette grande complication apparaîtra dans deux conditions différentes ; tantôt au cours d’un bon état de santé apparent, et on est obligé de chercher les antécé- ) Murni, Gasetla medica de Bologne, 1879-1880.

) Bulletin médical, janvier 1888.

moderne, mars 1895.

Berliner klinische Wochenschrift, novembre 1884, n0 45, (5) Trailé des maladies de l'enfance, 1897, tome III,

SA

dents du malade pour apprendre l'existence d’une syphilis datant d’une époque plus ou moins éloignée ; d’autres fois, au contraire, c’est au cours de manifestations précoces de l'infection syphililique, quelque temps après l'apparition du ‘chancre, parfois en pleine période secondaire, que la première crise apparaît brusquement.

Dans tous les cas, elle est provoquée par le froid. [ei, le rapprochement s'impose entre la production de cet état morbide et les expériences si intéressantes de Murri concernant le défaut de résistance des hémalies au froid chez les syphililiques. Ce qui achève de corroborer cette opinion, c’est, entre autres observations, celle de GŒœTZE, qui, chez une fillette de 9 ans en puissance de syphilis héréditaire, constata nettement, au cours de la production des accès, la diminution considérable du nombre des hématies, dont le chiffre tombait à 1.800.000 pour remonter en quelques jours à 2.500.000 et plus, les hématies présentant à ce moment un gonflement anormal, de la décoloration, des déformations bizarres, en fuseau, en raquette, etc.

Beaucoup moins nette est la pathogénie d'accidents multiples qui peuvent surgir au cours de l’anémie syphilitique et pour lesquels la part est difficile à faire entre les altérations du plasma et des hématies d’une part, les altérations des vaisseaux d'autre part.

Ce sont des états hémophiliques apparaissant soit en des cas isolés, soit par séries, dans des familles où lasyphilis est héréditaire.

BASSEREAU a signalé des épistaxis à répélition à la période secondaire. Pour BaumLer, la syphilis pourrait provoquer une véritable diathèse hémorragique. Aux

ses

modifications du sang engendrées par la grande infection devraient être rapportées ces pétéchies, ces ecchymoses, ces hémorragies diffuses de la peau et des viscères apparaissant chez des enfants syphilitiques héréditaires. Mais, dans de tels cas, bien que l'on n’ait pas toujours constaté l'existence de lésions vasculaires, il est bien difficile d'établir jusqu’à quel point les altérations propres du sang peuvent provoquer ces accidents. De plus, une question n'a pas été élucidée, c’est celle de l'intervention d'infections banales surajoutées, si fréquentes chez les jeunes syphilitiques héréditaires, et dont le streptocoque est le principal agent.

Zerexerr, dans un cas, a vu un véritable scorbut apparaître au cours de la syphilis, coïncidant avec une éruption de syphilides papuleuses, cinq mois aprèsle début de la maladie. Bien plus, le même auteur a vu des ædèmes intenses compliquer un cas prononcé d’anémie syphilhitique.

Enfin, pour Jusrus, l’ictère syphilitique secondaire luimême pourrait, dans certains cas, être rapporté aux altérations du sang; en raison de l'intensité de la destructon des hématies, de la mise en liberté de l’hémoglobine et de la déviation des processus biligéniques. Ce sont là des points bien obscurs, mais, néanmoins, ces manifestations disparates peuvent êtrerattachées à l’anémie syphilitique. En effet, non seulement elles semblent ressortir à une étiologie commune, mais encore elles peuvent se comporter également vis-à-vis d’un traitement identique.

Anémie simple ou chloro-anémie avec ou sans leucocylose, syndromes à type de leucémie ou d’anémie pernicieuse, hémoglobinurie paroxystique, diathèse hémor-

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