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bre des leucocyles augmenter, puis leur chiffre redevenir normal. Sroukovenrorr el Zecenerr, à la fin du traitement, constatent des faits comparables. C’est qu’en effet lemercure peutdéterminer, d'une façon transitoire, des poussées leucocytaires.
3° Action anémiante du mercure chez les syphilitiques. — Le mercure peut devenir hypochromisant et déglobulisant, sans qu'il se produise d’autre signe indiquant une intoxication mercurielle. Quand se produisent les symptômes classiques de l’empoisonnement hydrargyrique (salivation, stomatite, etc.), l’anémie est naturellement inscrite au tableau des manifestations notables de cette intoxication. Ce cas banal nous intéresse peu ; tandis que l’anémie latente provoquée par l'introduction d’un excès de mercure dans l'organisme offre le plus grand intérêt au point de vue thérapeutique. Non seulement elle peut êlre latente, mais encore elle peut débuter dans des con: ditions de santé où tout semble réuni pour écarter l’idée de l’apparition d’une altération nouvelle du milieu sanguin, dans ces cas, par exemple, où l’action du mercure contribue à améliorer des syphilides, tout en commençant à appauvrir le sang ? Dans de tels cas, l’anémie tend à reprendre le type antérieur ; les taux hémochromométrique et hématimétrique s’abaissent, le nombre des leucocytes s'accroît. Ce retour offensif de l’anémie n'est-il pas un phénomène du plus haut intérêt, capable de régler la durée des diverses périodes du traitement? Le fait très intéressant est que les résultats des hématologistes concordent avec ceux auxquels sont arrivés les cliniciens, le Professeur Fournier en particulier, en ce qui concerne la réglementation du traitement mercuriel,
En effet, BræGansky, KonrieD admeltent qu'après la vinglième friction l'’anémie peut reparaître.
S'agit-il des injections de benzoate de mercure praliquées journellement à la dose de douze milligrammes ? Le traitement devra en général être suspendu après la quinzième ou la seizième injection.
D'après Srourovenxorr, le cycle entier de la cure sera terminé quand on aura fait pénétrer dans l'organisme de vingt-cinq à vingt-six centigrammes de benzoate de mercure en vingt injections (une injection pro die.)
S'agit-il] du sublimé ? La durée du traitement ne devra guère dépasser quatorze à quinze jours, à raison d’une injection journalière de un centigramme de sublimé.
S'agit-il des pilules de protoiodure en ingestion, à la dose de dix centigrammes par jour ? Nous voyons, d'après les travaux de Wizsoucaewircx, que, dans les neuf premiers jours, l’'anémie mercurielle n’est jamais à redouter, qu'elle ne l’est pas en général pendant les seize premiers jours, mais qu'il faut la craindre à partir du seizième jour.
Nous n’insisterons pas davantage sur les résultats donnés à ce sujet. Disons simplement que, d’une façon générale, la durée des périodes du traitement mercuriel chez les syphililiques, envisagée au point de vue hématologique, confirme les prescriptions édictées à ce sujet par le Professeur FourNIER.
Si nous consultons les résultats auxquels ont abouti les hématologistes qui se sont occupés de la question, nous voyons qu'ils s'accordent d’une façon remarquable avec la méthode de traitement préconisée par lui, méthode
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des traitements successifs ou intermittents, caractérisée par des cures multiples et de courte durée.
Quelle sera celte durée pour les hématologistes ?
La réponse est donnée par Srourovenkorr el ZELENEFF. De tous les hématologistes qui se sont occupés de cette question, ceux-ci sont arrivés aux conclusions les plus précises. Ils employaient les injections de benzoate de mercure, sel soluble ne donnant pas de dépôt primitif important dans les tissus et disparaissant très rapidement de l'organisme.
La dose de vingt-six centigrammes de benzoate de mercure, introduite däns l’organisme au moyen de quinze à seize injections (une injection pro die) représente pour eux la dose moyenne de mercure à ne pas dépasser pendant chaque période de traitement.
Ilestévident que des circonstances particulières, auprès desquelles un commencement d’altération du sang serait contingente, peuvent imposer un traitement infiniment plus énergique.