STONE
Dogliotti décrivait dans sa communication les premiers résultats de ses expériences cliniques.
Il put constater dans tous les cas une anesthésie parfaite : jamais, ni dans l’anesthésie basse, ni dans l’anesthésie haute (thoracique), il ne remarque de phénomènes d’hypotension, point de pâleur ni de vomissements, ni de variations appréciables du pouls. Pendant la période post-opératoire, pas de céphalées, de nausées ou d’autres troubles. Dans tous les cas, une sensation de bien-être correspondant à celle qui se manifeste après l’anesthésie locale, avec l'avantage que, l’opération ayant été vraiment indolore, on n’eut pas même à constater les petits collapsus et légers états de choc nerveux produits par la douleur.
Dans le service du Prof. Bertone, à l'Hôpital Mauriziano Umberto I, de Turin, Molinengo a utilisé l’anesthésie épidurale segmentaire pour 27 opérations gynécologiques.
En ce qui concerne la solution anesthésique, cet auteur a employé la solution proposée par Dogliotti (40 à 60 egr. de novocaïne dans 30 à 40 cc. de solution physiologique avec adjonction de 1/2 cc. d’adrénaline à 1/1000°) pour les quatorze premiers cas. Dans les cas
suivants, il a fait usage de la solution modifiée par Ber-
tocchi (50 cgr. de novocaïne dans 50 cc. de solution physiologique saturée de chloroforme additionnés de 4 cc. d’adrénaline à 1/1000°).
Après quelques considérations sur la technique employée, Molinengo écrit : « Je n’ai jamais remarqué de la pâleur et une seule fois il ya eu un effort de vomis-