OPÉRATIONS SUR LE FOIE ET LES VOIES BILIAIRES
Pour les opérations sur le foie proprement dit, c’est-à-dire dans les cas de kyste hydatique ou d’abcès, ou dé traumatisme accidentel, faire la paravertébrale des nerfs intercostaux dont le territoire sensitif terminal intéresse le champ opératoire cutané ; D’’ habituellement, donnent une anesthésie suffisante
pour les quelques manœuvres de tractions sur le foie.
En cas de résection costale, il faudra de plus anesthésier un nerf au-dessus et un nerf au-dessous des côtes' à réséquer.
Si cette anesthésie paravertébrale est insuffisante, après épreuve de la sensibilité du champ opératoire, 10 ou 15 minutes après avoir pratiqué l’anesthésie, il serait bon de préciser les nerfs qui n’auront pas été influencés par la solution anesthésique et refaire la paravertébrale au niveau de ces nerfs. Ou bien, s,’il est impossible
Fig. 278. — Pièce de la malade précédente ; segment moyen de l’estomac, sur lequel se trouve l’ulcère en selle de la petite courbure. .
Le segment réséqué a été fendu, suivant la grande courbure à laquelle l’épiploon reste adhérent en bas; le centre de la figure,où se trouve l’ulcère, correspond au milieu de la petite courbure.
d’arriver à une précision suffisante, on fera le blocage du champ opératoire, en infiltrant des tranches de tissus périphériques, suivant la technique que nous avons déjà donnée page 41. Cette anesthésie suffit habituellement.
S’il s’agit d’une cholécystectomie, trois sortes de patients sont à considérer :
Les « blancs », les « jaunes » et les « verts ».
Si, pour les blancs, il est de peu d’importance de faire une anesthésie mixte (simple infiltration pariétale, combinée à une bouffée de protoxyde ou de kélène, pendant les manœuvres douloureuses), il n’en est pas de même des « jaunes » et des « verts », car ces-.malades, longtemps auto-intoxiqués, sont caehectisés à tel
OPÉRATIONS
point que même l’anesthésie régionale chez eux n’est pas toujours sans danger. Aussi, il est recommandé de ne jamais faire d’injection préalable de scopolamine-morphine à ces malades et de leur injecter, dans l’organisme, le moins de toxique possible ; donc, si d’habitude le paravertébrale D’ à suffît chez les calculeux « blancs », il sera préférable chez les'« jaunes » et les « verts » de ne faire que D’ à jointe à une infiltration rectiligne profonde, en tranche, suivant la ligne d’incision, si celle-ci est transversale. Lorsqu’on fera l’incision de Bevan, ou toute autre, la paravertébrale D’ à sera insuffisante, seulement vers la partie inférieure de l’incision. Donc une toute petite infiltration à ce niveau suffira pour compléter l’anesthésie produite par la paravertébrale. On n’emploiera chez ces malades que de la solution à
Les manœuvres sur le cholédoque et le duodénum seront généralement peu douloureuses.
Mais nous conseillons de joindre aux techniques précédentes l’anesthésie splanchnique bilatérale avec 20 cc. de solution à