OPÉRATIONS SUR LE REIN ET LE BASSINET
Pour toutes les interventions portant sur le rein et le bassinet
Fig. 279 et 280. — Opérations sur le rein et le bassinet.
Zones d’anesthésie après injeétion paravertébrale droite de D*» à U’ Pour avoir une meilleure anesthésie il faut injecter D® et D* également.
(néphrotomie, néphrectomie, néphropexie, etc.), faire la parâver-
OPÉRATIONS
tébrale dorsale D® à (page 101) et la paravertébrale lombaire L\ et L® (page 116).
Aucune anesthésie locale, suivant la ligne d’incision, ou circonscrivant le champ opératoire, ne sera nécessaire, pourvu que l’épreuve de la sensibilité pariétale soit absolument positive ; la néphrectomie est aussi indolore que sous anesthésie générale.
APPENDICECTOMIE
Il est une anesthésie très simple, employée journellement, pour les appendicectomies à froid. Faire : un premier « bouton » à 2 travers de doigt, au-dessus et en arrière de l’épine iliaque antérieure et supérieure ; un deuxième « bouton » verticalement au-
Fig. 281. — Appendicectomie à froid,
Infiltrer’toute la tranche comprise entre la peau et.le péritoine suivant le tracé de la figure. Par le « bouton » 2, injecter profondément jusqu’à l’os. Explorer avec douceur, au moment de l’extériorisation, donner une bouffée de cblorure d’éthyle ou injecter le méso-appendice.
dessus, au niveau du bord thoracique ; un troisième « bouton « sur le bord du grand droit, entre l’ombilic et l’épine iliaque antérieure et supérieure ; un quatrième « bouton » dans la région inguinale, faisant .face au « bouton » 2, circonscrivant ainsi un quadrilatère, dont l’anesthésie sera suffisante pour les incisions de Roux, Mac Burney et Walther. Cette anesthésie ne suffit pas pour l’incision de Jalaguier, qui ne peut avoir lieu que sous ânes-
thésie paravertébrale ou en circonscrivant un champ losangique dont une des diagonales sera la ligne de Fincisiori.
Fig. 282. — Injection profonde « en éventail » pour infiltrer la tranche musculaire au point où passent les nerfs de la région inguino-crurale.
D. Grand droit. — B. Psoas iliaque.—A. Fessier. — C. Os iliaque. — E. Trois directions de l’aiguille la If' perpendiculaire à la peau, se dirigeant Vers le tissu cellulairè sous-péritonéal ; la 2' parallèle à la peau sous l’aponé- ■ vrose ; la .S' intermédiaire, oblique dans l’intervalle inter-musculaire, où se trouvent les nerfs. — 1. « Bouton » dermique.
Par ces quatre « boutons «, infiltrer depuis la^peau jusqu’au péri-
Fig. 283. — Appendicectomie.
Injeetion par le « bouton » 2 de la figure 281, « en éventail », profonde, au-dessus de l’épine iliaque antérieure et supérieine. (1" temps de la figure 282.)
toine, quatre tranches de tissus, faisant un blocage du champ opératoire intéressé. Par le bouton 1, il faudra en outre injecter en éventail, jusqu’à l’os iliaque, afin d’interrompre les abdomino-
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génitaux qui siègent à ce niveau, entre les deux obliques (pages 116 et 229, fig. 95 et 182).
Cette technique anesthésique permettra d’inciser la paroi,
lug. zM, — Appendicectomie.
Injection oblique en bas. (2° temps de la figure 282.)
mais les manœuvres de tractions sur l’appendice ou sur le cæcum seront douloureuses ; si l’on veut continuer l’opération sous l’anes-
Fig. 286. — Appendicectomie.
Injection oblique en haut. (3'' temps de la figure 282.1 ’
thésie régionale, il faudra anesthésier le méso-appendice, en y poussant une injection de 5 à 10 cc. à la base du méso. Il est indifférent d’ehaployer une solution a 1/100 d’urocaïne ou de néocaïne-surrénine (fig. 286).
Cette infiltration du méso-appendice devra être faite aussitôt l’apparition de celui-ci au niveau de la plaie opératoire afin de rendre indolores les manœuvres de tractions, de pincements, de ligatures, quelquefois douloureuses chez certains patients.
Opération de l’appendicite à froid ; l’aiguille pénètre entre les deux Ifeuillcts du méso, au voisinage de l’artère appendiculaire. La seringue injecte 1 cc. d’urocaïne à 1 p. 100 ; l’opérateur peut alors lier et sectionner, sans douleur, le mésoappendice et le verrais, pourvu qu’aucune traction ne soit exercée sur le cæcum.
L’infiltration du mésomppendice ne permet aucune manœuvre de traction sur le cæcum.
Dans un tiers des casql est utile de donner une bouffée de protoxyde ou de kélène pendant les manœuvres de recherche . de l’appendice.
L’anesthésiste au courant de la technique des splanchniques fera bien de combiner cette technique à l’infilttation pariétale ci-dessus,
L’anesthésie paravertébrale seule suffira pour toutes les incisions, quelles qu’elles soient, même chez la femme pour l’incision esthé-
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tique de Jayle ; elle sera l’anesthésie de choix pouf les appendicites
Fig. 287 et 288. — Appendicectomie.
Attitude de la malade pendant l’intervention. Ên haut, incision de la paroi.
En bas, le cæcum et l’appendice sont extériorisés.
avec adhérences, que l’appendice soit rétro-cæcal ou pelvien.
Faire, dans ce cas, la paravertébrale à et à L^, du côté droit. L’infütration locale, lorsque la paravertébralé est réussie, n’est pas nécessaire.