‹ L'anesthésie régionaleChapitre 116 sur 148 · HERNIE CRURALE · texte numérisé non relu

HERNIE CRURALE

La hernie crurale appartient à une région assez difficile à anesthésier. L’infiltration du nerf génito-crural et celle de l’obturateur ne sont pas toujours aisées. L’anesthésie paravertébrale qui sert pour la hernie inguinale, anesthésie aussi bien la région crurale, si l’on a soin d’anesthésier L^ en plus. L’infiltration locale, quoique simple, est quelquefois inc&nstante. Il faut infiltrer l’arcade crurale, le ligament de Gimbernat, le muscle pectiné, en enfonçant l’aiguille assez profondément, sous la tumeur au niveau de son pédicule. Il est bien entendu que l’anesthésie locale simple, c’est-àdire l’infiltration de tous les tissus autour de la hernie, le « bain » de la hernie dans la solution anesthésique, est des plus aisées; elle se fait journellement et réussit toujours; mais ce-que nous cher-

chons en anesthésie régionale, c’est l’infiltration à distance ; voilà pourquoi la paravertébrale sera toujours préférable.

L’infiltration locale se fera de la façon suivante : par un premier

Le point 1 est à 2 travers de dniït au-dessus et en dedans de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Les points 2 et M sont în dedans et en dehors de la hernie aux e.xtrémitos do la future ineision parallèle à l’arcade crurale. Le point 4 est soifs la masse hernia.ire.

« bouton », au-dessus et en dedans de l’épine iliaque antérieure et supérieure, infiltrer les abdomino-génitaux et le génito-crural, suivant la technique déjà décrite page 231, en poussant l’aiguille jusqu’à l’anneau inguinal interne. Par un deuxième et un troisième «bouton», de chaque'côté de la tumeur, infiltrer l’arcade crurale ; par un quatrième « bouton » au-dessous de la tumeur, infiltrer la solution autour du collet et tout près de ce dernier. Terminer l’anesthésié en reliant tous les «boutons» par une injection sous-cutanée. S’il faut combiner l’incision inguinale à l’incision crurale supérieure, T qnesthéçie eçt suffisante.

OPÉRATIONS

Par le point A, injection intra-musculaire on éventail Par les points A, B, r, D, infiltration d’une bandé sous-cutanée entourant la tumeur herniaire et le collet.

PROSTATECTOMIE

procédé. — Lorsque la prostatectomie se fera en deux temps, la cystostomie simple, qui en sera le premier temps, ne nécessitera qu’une anesthésie locale, hypogastrique, soit suivant la ligne d’incision, soit en forme d’un petit losange, limité par quatre infiltrations en tranches, la grande diagonale étant la direction de la future incision. Par le point inférieur, on infiltrera profondément la cavité de Retzius, ce qui suffira à l’anesthésie de la paroi de la vessie qu’intéressera le bistouri.

La prostatectomie véritable sera faite sous anesthésie transsacrée ; à S® (page 128) ou épidurale (page 141). Si en faisant l’anesthésie trans-sacrée, on n’est pas sûr d’avoir injecté tous les nerfs, il sera bon de compléter cette anesthésie par une injection épidurale de 10 cc. de solution à 1/100.

Dans ce deuxième temps, il sera nécessaire d’agrandir la première incision de la cystostomie du premier temps ; il faudra donc faire aussi une infiltration de la paroi, assez profonde pour anesthésier la partie de la vessie occupée par le tissu cicatriciel de la plaie abdominale. .

Si la prostatectomie se fait en un seul temps, l’anesthésie trans

Fig. 297. — Cystostomie sus-pubienne.

L’opérateur lait deux « boutons-» : T et 2 ; puis il inliltre le tissu cellulaire sous-cutané, sur la largeur d’un pouce, puis à droite et à gauche, les deux muscles grands droits, et par le « bouton » 1, il injecte la cavité de Rotzius de façon à rendre la vessie insensible.

L’anesthécie trans-sacrce (en.gris) permet d’opérer un cancer du rectum, des hémorroïdes, un adénome prostatique, une amputation de la verge, une tumeur de la vessie, etc.

sacrée sera combinée à l’anesthésie pariétale hypogastrique.

OPÉRATIONS

2® procédé. — Faire l’infiltration hypogastrique, comme il est dit plus haut et, après avoir incisé la paroi et ouvert la vessie, faire l’anesthésie péri-prostatique, en se servant de l’aiguille de Legueu (page 265).

3® procédé. — Lorsque la prostatectomie se fera par voie périnéale, faire deux « boutons « au niveau des tubérosités ischiatiques et infiltrer profondément le plan vertical séparant la prostate du rectum (page 258). Mais l’anesthésie trans-sacrée est de beaucoup préférable. Elle est plus anatomique, plus propre, plus certaine, plus parfaite,

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