BANDE DE PEAU D’ORANGE
La « bande, de peau d’orange » est une suite ininterrompue de « boutons » empiétant les uns sur les autres.
. Après avoir tracé une ligne droite, suivant laquelle sera infiltrée la bande de peau d’orange, faire un premier « bouton » à l’une des extrémités de cette ligne, puis repiquer l’aiguille dans ce « bouton » au ras de sa circonférence, là où celle-ci croise la ligne tracée ; infiltrer dans le derme un second « bouton » et continuer ainsi en avançant jusqu’à l’autre extrémité. Les cercles
Fig. 7. — La « bande de peau d’orangé », qui peut être rectiligne ou courbe. Elle se fait toujours en avançant ; l’aiguille pique sur la circonférence du dernier bouton infiltré et les boutons s’imbriquent au fur et à mesure.
se juxtaposent, s’imbriquent et finissent par couvrir une zone de 1 cm. de large, suffisante pour l’introduction de plus fortes aiguilles sans douleur. Les « boutons » se feront donc successivement en avançant.
PONCTION ET INJECTION
Avant de se servir d’une aiguille qui aura été stérilisée sans mandrin, s’assurer que la lumière est libre. . L’aiguille qui traverse pour la première fois le « bouton », ne devra pas être montée sur la seringue. Elle devra être tenue solidement par le pavillon, entre le pouce et l’index. Si l’aiguille est longue, si sa flexibilité n’en permet pas l’introduction rectiligne, elle sera tenue dans le pli d’une compresse.
TECHNIQUE GÉNÉRALE
La seringue sera' tenue de la main droite, entre l’index et le médius. Le pouee reposant sur l’extrémité de la tige du piston.
Le poignet restera souple, et le piston sera poussé pendant la progression ou le retrait de l’aiguille. Les deux actes seront simultanés (injection continue de Reclus). Un léger œdème soulève la peau après l’injection sous-cutanée, et le territoire injecté, ischémié par la surrénine, garde une teinte blafarde. Pour Tenirsoiidementi’ajgurne^p™ n’être pas gêné par cet œdème des
plans superficiels, on commencera par infiltrer les couches profondes.
Précautions.
a) Ne pas exercer de pression en dehors de l’axe de l’aiguille : elle se briserait.
h) Ne pas enfoncer l’aiguille jusqu’à la garde: le pavillon se
Fig. 9. — Manière de tenir la seringue.
La seringue est [tenue entre l’index et le médius aceroehés aux ailettes, le pouce appuyé sur l’extrémité de la tige du piston. Malgré la prise solide, le poignet doit rester souple.
détache parfois en laissant Vaiguille sous la peau. Si pareil accident survenait, ne pas manquer d’en faire Vablation de suite.
c) Ne pas appuyer trop fort la pointe de l’aiguille sur le squelette qu’on repère, car la pointe s’émousse et « forme hameçon » ; cela arrive souvent aux débutants, dans « la trans-sacrée » surtout.
36 anesthésie Régionale
En se retirant, Vaiguille accroche les tissus et provoque une vive
douleur.
d) L’aiguille, une fois plantée dans les tissus, n’aura qu’un mouvement, celui de va-et-vient, suivanl Taxe d’implantation et quand on voudra en changer la direction, il faudra s’assurer que, dans le temps de retrait, la pointe est bien ■revenue dans le tissu cellulaire sous-cutané, avant de faire de nouveau pression sur l’aiguille.
Avec les aiguilles longues et fines, la situation de la pointe est souvent peu nette, même quand la pointe est sous la peau ; alors l’aiguille, encore engagée dans les couches sous-aponévrotiques résistantes, repoussée dans une autre direction, se recourbe ou se rompt.
e) üaiguille qui pénètre au voisinage des gros vaisseaux ne doit pas être montée sur la seringue. S’il venait du sang par la lumière de l’aiguide, il faudrait retirer un peu celle-ci et changer légèrement sa direction. L’issue du sang est à éviter, mais cet incident n’aura pas d’inconvénient avec des aiguilles 'fines (voir ponctions vasculaires, in Accidents, page 324).