INJECTION
Si la substance employée est en poudre, contenue dans une ampoule, laisser fuir les premières gouttes de L. C. R. qui s’écoulent après la ponction ; présenter l’ampoule au pavillon de l’aiguille et la remplir au 3 /4. Aspirer et refouler, pour faciliter la dissolution de la poudre et charger la seringue en aspirant tout le contenu de l’ampoule.
Achever la spoliation et, dès que le liquide sera vidé, adapter la seringue chargée de la solution et aspirer trois Ou quatre cc. de liquide, afin de diluer l’anesthésique. Pousser lentement la moitié de cette injection, puis aspirer et refouler plusieurs fois, en refoulant à chaque fois la moitié de ce que contient la seringue. Pousser, dans un dernier temps, tout le contenu de la seringue et retirer l’aiguille brusquement.
Parfois après une première manœuvre, le piston ne peut plus aspirer-‘l’aiguille semble bouchée, sans que sa position ait changé.
ASESTHÉStE bégionAle. — 3® édit;
LA RAGHI-ANESTHÉSIÉ
Faire tousser le malade, et la voie se rétablit. Cet incident peut survenir chez ceux dont le liquide s’écoule très lentement.
Souvent l’opérateur pense que l’aiguille est obstruée par un lobule graisseux qui fait clapet, permet le refoulement mais empêche l’aspiration, alors il disjoint la seringue du pavillon de l’aiguille et s’aperçoit que l’aiguille permet l’écoulement du liquide.- Dans ce cas, il se contentera de. pousser l’injection sans «brassage», et laissera le patient 1 ou 2 minutes assis, s’il doit être .opéré sur les membres et le périnée. Lre patient sera couché de suite, un coussin sous le siège et un autre sous la tête, pour incurver le rachis, convexité en bas, si l’on désire avoir une anesthésie abdominale.
Il ne faut pas s’attendre, sans « brassage », à obtenir une anesthésie parfaite ; elle est souvent insuffisante ou n’atteint que les membres inférieurs, le périnée, et une faible partie du bassin. Ces échecs sont rares et n’arrivent guère qu’à un anesthésiste inexpérimenté.
MARCŒtE DE L’ANESTHÉSIE
Le premier phénomène indiquant le début de l’anesthésie apparaît dans les jambes. Dites au patient : « Qu’éprouvez-vous ? » il répond : «mes jambes sont lourdes », ou « j’ai des fourmis dans les jambes » ; ce phénomène apparaît pendant le «brassage» et est un signe de succès certain et d’anesthésie profonde.
Le patient est couché aussitôt après l’injection, dans le décubitus dorsal, la tête un peu surélevée, si l’opération doit se poursuivre sur les membres et le petit bassin. Un coussin sous le siège et un autre sous la. tête si l’intervention porte sur la partie haute de l’abdomen (estomac, foie, etc.) pour incurver le tronc et pour que le milieu du rachis, soit en position déclive.
Deux minutes après, demander au patient de soulever les jambes : s’il ne le peut pas, l’anesthésie est complète. Quelquefois, il le fait imparfaitement, le membre lui paraît lourd, attendre quelques instants, commencer le temps opératoire après un intervalle de cinq minutes.
Quelle sera Vattitude de Ventourage à l’égard du malade ? Le patient a déjà un bandeau sur les yeux et du coton dans les oreilles.
Ce coton atténue l’intensité des bruits environnants, mais ne suffit pas à le rendre sourd. Une personne quelconque placée à sa tête pourra tenir avec lui une conversation suivie sur un tout
AddlDBNÏS
autre sujet que celui de l’opération ; elle lui conseillera, pendant cinq minutes, de faire de grandes respirations par le nez. Cette respiration forcée a pour but de maintenir en éveil la conscience et l’activité cérébrale par un appel de sang qui modifie l’état d’anémie résultant de la cocaïne. S’abstenir de faire du bruit autour du patient. Il ignore ainsi à quel moment commence et à quel autre finit l’opération. Avec la stovaïne et la novocaïne qui sont vasodilatatrices, il est mieux de laisser le malade tranquille, d’éviter de lui parler et d’observer le plus grand silence autour de lui ; l’empêcher de remuer la tête.
ACCIDENTS
Il faut distinguer les accidents immédiat? et les accidents tardifs.