V!II
INTRODUCTION
périphérique, nous avons fait précéder chaque technique des éléments descriptifs et topographiques indispensables. Nous avons voulu ainsi épargner au lecteur les ennuis de se reporter^à un traité d’anatomie.
Le quatrième chapitre enseigne les divers moyens d’obtenir Vanesthésie de chacun des segments du corps, soit en totalité, soit en partie ; il permettra de choisir le procédé qui s’adaptera le mieux aux exigences de l’intervention.
Le cinquième chapitre décrit Yanesthésie propre à quelques opé-. rations et illustre, en même temps, l’emploi des diverses techniques; il montre les avantages que l’on peut obtenir de la combinaison de ces techniques.
Nous n’avons pas pu, sans augmenter considérablement l’étendue de cet ouvrage, décrire les techniques particulières à chaque spécialité ; nous nous sommes bornés à envisager seulement les nécessités de la chirurgie générale, comptant sur le travail personnel du spécialiste pour y puiser ce qui pourrait lui être de quelqué utilité.
Le sixième chapitre comprend l'étude des petits accidents, du moyen de les prévenir et de les combattre, il forme avec l’étude de la technique géhérale le couple indispensable qui orientera l’anesthésiste dans* la voie du succès.
ANESTHESIE RACHIDIENNE. — La deuxième partie est consacrée à l’anesthésie rachidienne, telle que nous la pratiquons pour certaines interventions sur la cavité abdominale, le bassin et les membres inférieurs. Nous avons attaché une grande importance à l’étude des incidents au cours de la technique et avons accordé une mention spéciale aux accidents immédiats et tardifs que notre pratique nous a permis d’observer.
La rachi-anesthésie est une méthode- d’exécution facile ; elle requiert néanmoins une asepsie rigoureuse, une technique précise et scrupuleuse, si on veut éviter les « ratés » ou les accidents. L’anesthésie locale et surtout la régionale exigent une éducation spéciale. Ceux qui, de temps à autre, recourent à la méthode de l’infiltration « à la Reclus », ipourront exécuter de petites opérations, mais celui qui veut réaliser « le blocage des nerfs », la seule vraie méthode d’anesthésie topographique, celui-là doit y recourir systématiquement, tous les jours et pendant desNnois, s’il veut acquérir le tour de main nécessaire. Il fera bien de s’entraîner,
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sur le squelette ou le cadavre, avec une longue épingle, avant de commencer à trouer la peau des vivants. Il ne se découragera pas s’il échoue au début et complétera l’anesthésie insuffisante, soit par l’infütration locale, soit par une courte narcose. Parmi les élèves que nous avons formés, les uns, très attentifs, ont réussi dès le premier jour à faire d’excellentes anesthésies, mais nous en connaissons d’autres qui échouent encore malgré quelques mois de tâtonnements.
. Pour réussir d’une façon régulière des anesthésies locales, il faut, comme en toute chose, ne pas se contenter d’appliquer la méthode à la légère, mais suivre la technique indiquée avec une rigueur absolue.
C’est à M. S. Dupret, habile et consciencieux dessinateur-anatomiste, que nous devons les nombreux et nouveaux dessins qui ont été exécutés après nature.
C’est à notre distingué et regretté éditeur. Octave Doin, que nous devons l’idée de ce livre. Nous remercions son fils, notre confrère et ami, Gaston Doin qui n’a pas reculé devant les sacrifices très lourds à l’époque actuelle, pour donner à cet ouvrage un aspect agréable.
Paris, le 5 septembre 1920.