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ANESTHÉSIE DU NERF LARYNGÉ INFÉRIEUR

ANATOMIE

Après avoir quitté le thorax en remontant vers le cou, les deux récurrents suivent un trajet prèsque identique qui rend possible leur bloquage. En effet, après avoir cheminé sur la partie postéro-interne du corps thyroïde, les deux récurrents atteignent le constricteur inférieur du pharynx, le perforent et viennent se placer dans la gouttière cricothyroïdienne, pour ehsuite se terminer dans les muscles du larynx, sauf le crico-thyroïdien.

TECHNIQUE

Assis ou couché, dans la même position que pour l’anesthésie

Membrane

Thyro-

Omo-hjoidiei

Constricteur N. laryngé est 1

POINTS DE REPÈRE

L’angle rentrant médian du bord supérieur du cartilage thyroïde.

« Au fond de l’angle rentrant que forme sur la ligne médiane « le bord supérieur du thyroïde, enfoncer une aiguille droite, en « poussant l’injection obliquepient en bas, en arrière et en dehors. « Chercher et prendre contact avec la face interne du cartilage

« thyroïde. Conduire l’aiguille en diagonale vers l’angle posté- « rieur du cartilage et injecter le liquide anesthésique ; il dis- « tendra le récessus”et baignera les branches terminales du récur- « rent. » (Couzart et Chevrier). Un ou deux cc. de solhtion à 1 p. 100 suffisent.

ZONES D’ANESTHÉSIE

Tous les muscles du larynx, sauf le cricoAhyroïdièn ; la partie sous-glottique du larynx.

Fig. 69. — Anesthésie du nerf laryngé inférieur (récurrent).

Le cartilage thyroïde est iminobilisé entre le pouce et'l’index de la main gauche; les avant-bras de l’opérateur en s’entre-croisant prennent point d’appui l’un sur l’autre.

INDICATIONS

Même si ce nerf n’était que moteur, son infiltration serait encore justifiée pour parer au spasme du larynx, mais en réalité, il est mixte. Cette anesthésie ne dispense pas de l’anesthésie locale ; la pulvérisation d’une solution de cocaïne au vingtième, le-badigeonnage avec une solution au centième, l’injection sous-muqueuse de solution au centième.

ANESTHÉSIE TRONCULAIRE DES NERFS RACHIDIENS

ANESTHÉSIE PARAVERTÉBRALE

On appelle « anesthésie paravertébrale » celle qui consiste à baigner les troncs nerveux à leur sortie des trous inter-vertébraux ou de conjugaison. A chaque segment anatomique du rachis correspond un groupe de nerfs de même nom que les segments qui leur livrent passage. En adoptant une terminologie comparable, on divise « la paravertébrale » en cervicale, dorsale, lombaire et sacrée, chaque segmejit ayant une technique qui lui est propre.

a) La paravertébrale cervicale est celle qui se fait au niveau de la colonne cervicale. Elle s’emploie pour le blocage du plexus cervical en particulier et sert pour toutes les opérations sur les parties antérieures et latérales du cou.

b) La paravertébrale dorsale s’exécute au niveau de la colonne dorsale. En bloquant les nerfs dorsaux, elle insensibilise tout le thorax et l’abdomen jusqu’à mi-distance entre l’ombilic et le pubis ; elle permet d’intervenir aussi sur les viscères thoraciques et abdominaux.

c) La paravertébrale lombaire, qui se fait tout contre la colonne lombaire, anesthésie les lombes, la région hypogastrique et aide la paravertébrale dorsale à faciliter les interventions sur les viscères.

d) La paravertébrale sacrée, dont l’anesthésie peut se faire par voie antérieure sur la concavité du sacrum, aussi bien que par voie postérieure à travers les trous sacrés, permet toutes les interventions sur les organes contenus, dans le petit bassin, sur le périnée et la partie postérieure des organes génitaux externes.

ANESTHÉSIE PARAVERTÉBRALE CERVICALE

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