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B) ANESTHÉSIE PRÉ-SACRÉE

C’est la voie antérieure de l’anesthésie paravertébrale sacrée. Elle consiste à infiltrer toute la concavité du sacrum de solution à 1 % ; l’aiguille devra passer entre le rectum en avant et le sacrum en arrière.

TECHNIQUE

POSITION DU PATIENT

Le patient est placé dans la position de la taille périnéale (dorsosacrée).

POINTS DE REPÈRE

C’est au niveau de l’articulation sacro-coccygienne que l’aiguille doit pénétrer. Pour reconnaître cette articulation, palper le bord externe du coccyx, en partant de sa pointe jusqu’à la

Fig. 110. — Anesthésie pré-sacrée.

Le doigt gauche repère l’articulation sacro-coceygienne en promenant le doigt latéralement de la pointe du coccyx à sa base, jusqu’à oo qu’il soit arrêté par le grand ligament sacro-sciatique. L’aiguille pique an niveau de l’articulation, à 2 cm. do la ligne médiano-et vise la table pour prendre contact avec le bord intéro-externe du. sacrum.

saillie de ses angles latéraux : le doigt y est naturellement arrêté par le grand ligament sacro-sciatique, doublé du grand fessier; au contact même de cette-saillie, à deux centimètres de la ligne médiane, faire un « bouton » de chaque côté dé l’articulation.

PONCTION ET INJECTION

Prendre une aiguille de 8 cent, et l’introduire à travers l’un des- « boutons », la diriger parallèlement au plan médian antéropostérieur du corps très obliquement en bas comme pour viser la table. Elle prendra, à deux centimètres plus loin, contact avec le bord externe du sacrum ; dès qu’elle a « senti » le bord externe de la partie inférieure de cet os, charger la seringue de la solution à 1 %, et en injecter 5 cc. ; c’est là qu’est le cinquième nerf sacré ; abaisser légèrement le pavillon de l’aiguille, prendre contact de l’os un peu plus haut, un centimètre plus loin, et injecter encore

5 centimètres cubes et ainsi de suite jusqu’à ce que l’aiguille ait été introduite de 7 centimètres environ (il ne faut jamais enfoncer

Fig. 111. — Anostîiésie pré-sacréc.

A gauche, l’aiguille, piquée à 2 cm. de la ligue médiane, au niveau do l’articulation sacro-coccygienne, prend contact avec le bord latéral du sacrum.

A droite, l’aiguille a été introduite parallèlement au plan médian, et, sans perdre le contact de la face antérieure du sacrum, arieint le deuxième nerf sacré.

l’aiguille jusqu’à la garde) ; cette première aiguille ne pouvant plus servir étant trop courte, en prendre une autre de 12 centimètres et l’introduire suivant la dernière direction qu’occupait la première aiguille. Injecter encore 5 cc., la reculer et l’enfoncer

^gg ANESTHÉSIE RÉGIONALE

moins obliquement, afin qu’elle prenne contact encore plus haut. Elle est ainsi introduite de 10 centimètres, butte aux envi-

Fig. 112. ■— Anesthésie pré-sacrée.

Indiquée chez les personnes grasses. Remarquer la direction de l’aiguille pour chaque trou. L’aiguille doit conserver toujours le contact osseux en se tenant parallèlement au plan médian. L’aiguille 4 vise directement le détroit supérieur. Injecter toujours en avançant afin d’éloigner de la pointe de l’aiguille le rectum mal vidé ou d’autreS organes occupant éventuellement le oul-de-sae de Douglas. Si l’on met un doigt dans le rectum afin de contrôler la pointe de l’aiguUle, il ne faudra l’enlever qu’à la fin de l’anesthésie, sous peine de souiller l’aiguille ou la seringue.

rons de la ligne innommée ou du premier trou sacré, à 2 centimètres de la ligne médiane. Injecter 10 cc. de la solution ; puis dans un mouvement de retour sur la concavité du sacrum, l’aiguille est ramenée de haut en bas, en sentant toujours de la pointe, tantôt le sacrum lui-même, tantôt les troncs nerveux, ce qui se traduit par des douleurs fulgurantes annoncées par le patient. Injecter, dans ce second temps 20 cc. de solution. L’anesthésie est

bien plus sûre quand la solution est injectée au niveau des troncs mêmes ; mais l’injection péri-nerveuse est à désirer et l’on s’abstiendra de chercher à provoquer des paresthésies multiples, parce que un peu shockantes. Du reste, la solution diffuse si facilement que le blocage des nerfs est presque instantané ; il est donc inutile de chercher à provoquer des sensations douloureuses.

En résumé, se tenir exactement parallèle au plan médian antéro-postérieur et garder contact constant avec la concavité du sacrum.

Dans un dernier temps, lorsque la pointe de l’aiguille sera rendue sous la peau, on obliquera le pavillon de l’aiguille en dehors, dirigeant la pointe entre le coccyx et le rectum et l’on y injectera, 5 cc. de la même solution pour anesthésier le plexus cocCygien.

ZONES D’ANESTHÉSIE

Tout le petit bassin, le périnée et la moitié postérieure des organes génitaux. L’anesthésie ne s’étend qu’imparfaitement à l’utérus et aux annexes.

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