MÉDIANE ET PARA-MÉDIANE
Ne pas infiltrer la ligne- blanche seule, car on ne peut écarter sans douleur les lèvres de la plaie. Il faut interrompre les intercostaux
[ 1 'Péritoine
I 'Transverse ''.Nerf Intercostal
Fig. 17G. — Anesthésie de la paroi abdominale.
L’aiguille, piquée '■iir le bord externe du grand droit, pénètre dans sa gaine et infiltre les branches terminales des nerfs intercostaux avant, que celles-ci a.ient innervé le muscle.
avant que ceux-ci aient innervé les grands droits, afin d’obtenir de la résolution musculaire qui permet l’emploi d’un écarteur ; voici comment on procédera :
1° Faire un bouton au niveau de.l’appendice xiphoïde, deux autres à l’insertion costale du grand droit, un de chaque côté,
L’infiltration supcrficicllo ot profonde suivant le pointillé {rebord costal et rebord externe des grands droits) relâche la paroi et permet l’emploi des écarteurs sans douleur.
au dixième cartilage costal environ, puis deux autres plus haut que l’ombilic, un de chaque côté, sur le bord externe du grand droit.
Piquer l’aiguille de 10 cm. à travers ces «boutons», l’enfoncer dans la gaine des grands droits jusqu’à la face postérieure du muscle, d’abord perpendiculairement, puis obliquement, en infiltrant toute la tranche de tissu, depuis le muscle jusqu’à la peau. Relier tous les «boutons» entre eux, sauf les deux derniers, par une infiltration sous-cutanée (fig. 177).
Injecter 80 à 100 cc. de solution à 1 p. 200.
2° On pourrait aussi faire un « bouton » sus ou sous-ombilical et circonscrire un champ losangique ou hexagonal, selon la longueur de l’incision (fig. 179).
On continuera l’infiltration le long des grands droits, jusqu’à leur insertion pubienne, si l’incision doit porter sur toute la hauteur de l’abdomen.
On fera ainsi l’anesthésie pour toutes les opérations n’intéressant que la paroi (éventration), pour les gastro-entérostomies,* en n’exerçant pas de tractions
sur les viscères intéressés ; les résections faciles de l’intestin, les hernies delà ligne blanche.
On peut l’employer pour une laparotomie exploratrice; en y ajoutant une inhalation de protoxyde d’azote, dekélène ou d’éther pendant les manœuvres pénibles. Il est possible de faire une gastrectomie en
injectant l’arrière cavité des épiploons avec 30 ou 40 cc.
de solution à 1 p. 100 ou
en injectant le méso-côlon ' \
si les manœuvres portant
sur le côlon transverse sont douloureuses.
Les résultats de l’injection de l’arrière-cavité des épiploons, qui a pour but d’anesthésier le plexus solaire, sont inconstants. Cette technique est encore à l’étude.
Cette anesthésie mixte exige quelquefois le concours moral dû nialade ; elle est malgré tout bonne, parce que facile et permettant des opérations graves sans shock.
L’anesthésie paravertébrale, insensibilisant le péritoine pariétal, est une méthode préférable.
ANESTHÉSIE P>E LA RÉGION ILÉO-GÆGALE
1° De même que pour la région sterno-pubienne, on anesthésie la région iléo-çæcale, en faisant la paravertébrale à et de U à L^, du côté droit seulement.
2° En circonscrivant cette région par une' infiltration losangique . en tranches ; dans ce cas, faire quatre « boutons », le premier au niveau de la crête iliaque, à deux travers de doigt au-dessus et
ANESTHÉSIE RÉGÎONALÉ
en arrière de l’épine iliaque antérieure et supérieure ; le sèôôhd verticalement au-dessus au niveau du rebord thoracique ; le troi-
Fig. 180. — Anesthésie de la région iléo-cæcale.
De 1 i ?, et p^r deux» houtons. », infiltrer l’épaisseur de la paroi. Infiltrer sous la peau et dans les muscles un losange circonscrivant la luturc incision {Appendicite, résection üéo-cscal’, anus contre-
sième, en regard du premier, sur le bord externe du grand droit et le quatrième faisant face au second, suivant la ligne d’incision (figure 180).
Infiltrer toute la tranche de tissu, depuis la peau jusqu’au péritoine, et relier les quatre points par une infiltration sous-cutanée.
Injecter 100 cc. de solution à 1/2 p. 100.
Cette anesthésie permettra :
1° De faire une résection iléo-cæcale, en donnant une bouffée de protoxyde d’azote, de chlorure d’éthyle ou d’éther, pendant les manœuvres douloureuses.
2» De créer un anus cæcal (on pourra cependant infiltrer un losange plus petit). •
3° De faire une appendicite à froid, en s’aidant après avoir accroché l’appendice, soit d’une injection de 1 à 2 cc. d’urocaïne, ou de N. S. à 1 p. 100 dans le'-méso, «oicd’une bouffée de protoxyde d’azote ou de chlorure d’éthyle.
4® De faire la plicature du cæcum : elle n’est pas douloureuse et l’anesthésie pariétale suffit.
5° D’inciser un abcès appendiculaire ; cependant l’infiltration de la , ligne d’incision à la Reclus donne d’aussi bons résultats.
L’anesthésie paravertébrale devra toujours être préférée.