‹ L'angine couenneuse et le croupChapitre 22 sur 50 · C... L..., âgée de 7 ans, d’un tempérament sanguin · texte numérisé non relu

C... L..., âgée de 7 ans, d’un tempérament sanguin

Le 13 mars 1856. Engorgement des parties latérales et antérieures du cou, tonsillite, taches jaunâtres sur les deux amygdales , déglutition pénible, respiration gênée, rougeur de la face, fièvre, langue pâteuse.

Deux sangsues sont appliquées derrière chaque oreille. — Calomel eu doses purgatives.

2° jour. L’engorgement ganglionnaire et tonsillairc augmente, ainsi que la difficulté de la déglutition et de la respiration ; les concrétions ont envahi toute la surface des amygdales.

Quatre applications de la teinture d’iode iodo-bromurée sur le cou, dans les 24 heures.

297. 3e jour. L’engorgement des ganglions et des tonsilles est moins fort ; la déglutition et la respiration sont plus faciles.

Solution concentrée de bicarbonate de soude.— Frictions comme hier.

298. 4° jour, à quatre heures du matin. Toux croupale, aphonie, dyspnée. — Vomitif de tartre stibié. — Après les vomissements , leger amendement des symptômes du croup, qui s’accroissent cependant de nouveau vers huit heures du matin , la respiration devient accélérée et bruyante, la toux plus rauque et plus fréquente.

J'ordonne l’eau d’Adélaïde (274) mêlée avec de l’eau sucrée. La malade la boit avec avidité. Des frictions avec la teinture sont faites toutes les 2 heures.

Le soir, la toux est moins rauque , moins fréquente.

299. 5e jour.. Amélioration notable : la toux est plus catarrhale, elle ne manifeste son caractère croupale qu’à de longs intervalles, la dyspnée diminue peu à peu. L’arrière-gorge est remplie de mucosités visqueuses, les amygdales sont humectées , les concrétions ramollies et en partie décollées à leurs bords. La tumeur au cou a perdu la moitié de son volume. Le corps est inondé de sueur.

L’usage de l’eau d’Adélaïde est continué; 4 frictions en 24 heures.

300. 6u jour. Toux catarrhale et humide, encore un peu de gêne dans la respiration, la voix à peine voilée. Une partie des concrétions pelliculaires est enlevée, le reste est llottant et n’adhère que peu vers le bord intérieur des amygdales. Une forte sécrétion s’est établie sur la muqueuse pharyngienne, tonsillairc et buccale, et un liquide mucoso-aqueux s’écoule des narines.

Une rougeur pâle s’étend jusqu’au-dessous de la base des amygdales, encore quelque peu tuméfiées. L’engorgement du cou se borne aux ganglions, situés sous l’angle de la mâchoire inférieure.

Peu de fièvre, pouls fréquent et petit, mais régulier, peau humide, un peu colorée, urines abondantes, quelques évacuations alvines biliosoglaireuses et fétides, dans lesquelles se trouve un grand nombre de pellicules grises et jaunes.

Lan d Adélaïde ; une friction le matin et une le soir.

IOG

301. Le 8° jour. L’exfoliation des fausses membranes sur les deux tonsilles s’est entièrement effectuée.

Le 10° jour la guérison est assurée.

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