III. — Amygdalite pseudo-membraneuse ordinaire
Sentiment de chaleur et de sécheresse dans l’arrière-bouche, gêne dans la déglutition ; rougeur et gonflement communément très-prononcés des deux amygdales, rarement d’une seule ; souvent extension de la phlegmasie à toutes les parties voisines ; douleur plus ou moins vive à la gorge , qui augmente par la pression extérieure, au niveau des amygdales, et qui se propage parfois jusque vers l’intérieur de l’oreille ; difficulté croissante de la déglutition , qui devient quelquefois impossible ; développement très-modéré des ganglions sousmaxillaires, souvent accompagné d’une tuméfaction oedémateuse de la région parotidienne. — Sur les parties phlogosées , d’abord arides , une exhalation de mucosités a lieu et elles se tapissent de petites concrétions membramformes , jaunâtres, blanches ou grises, irrégulières, mais circonscrites (a), qui adhèrent plus ou moins intimement à la muqueuse et qui ne montrent aucune tendance à s’étendre. En les détachant , une nouvelle production n’a pas lieu. Après leur chûte, il reste quelquefois une légère perte de substance, à surface rouge ou pâle, dans le tissu de l’organe enflammé (6). — Chez la plupart des malades, la voix est nasonnée et enrouée, et presque tous sont tourmentés par une toux gutturale très-pénible, accompagnée de rejeclion de mucosités épaisses et filantes , sécrétées sur les surfaces enflammées. A cette époque, les exhalations delà bouche sont généralement d’une odeur désagréable, particulière. — La fièvre est plus ou moins vive; la langue est souvent blanche et la bouche pâteuse.
La maladie se termine par résolution ; sa durée moyenne est de 8-10 jours, et quelquefois elle ne se prolonge pas au-delà du S9, Gc ou 7° jour.