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deux à trois jours chez certains, jusqu’à deux à trois semaines chez d’autres. Il est fort probable que l’examen microscopique aurait révélé une durée plus longue de l’hématurie, s’il avait été pratiqué systématiquement
Les crises hématuriques ont pu exister très longtemps avant que le malade se soit décidé à venir consulter. Le début des symptômes remonte parfois à plusieurs années, vingt ans chez le malade de Judd et Simon, huit ans chez un cas de Hawthorne, dix ans pour le malade de MM. Gayet, Gabrielle et Martin. Dans d’autre cas, la première apparition du sang dans les urines a décidé le sujet à demander un traitement. L'’abondance de l’hématurie est aussi variable que ses autres caractères, depuis la simple coloration rose des urines, jusqu'à l’hématurie profuse considérable affaiblissant fortement le malade. Les hématuries ont donc un caractère capricieux, comme les hématuries néoplasiques elles s’accompagnent ou non d'émission de caillots, bien que Cébellos ait voulu faire de la présence de caillots un caractère particulier et significatif de l’angiome.
Le repos et le traitement médical ont une grande influence sur elles et les ont toujours arrêtées pour un temps.
Leur apparition très souvent spontanée, a été dans certains cas provoquée, soit par un effort, comme le malade de Cirio, qui avait commencé à saigner au cours d’une ascension de montagne et celui de Begg et celui de Gile, en soulevant de pesants fardeaux. La palpation a pu déclancher l’hématurie et en général
Do ronue
toute cause de congestion active ou passive du rein déterminera aisément une hématurie dans ces vaisseaux dilatés et à parois très fines, qui constituent l’angiome.
2° DouLEuUrs. — Les douleurs sont à type de coli ques néphrétiques à départ au niveau du rein malade et avec irradiations vers le testicule ou la région inguinale du même côté. Ces douleurs, quoique inconstantes, se rencontrent dans presque tous les cas ; elles accompagnent le plus souvent l’émission de caillots et sont dues d’une part, au passage de ces caillots et d'autre part, à la mise en tension de l’uretère à ce moment ; elles revêtent parfois le type d’une douleur sourde diffuse dans un hypochondre, mais elle n’atteignent jamais l'intensité des coliques néphrétiques calculeuses.
Leur apparition est variable par rapport aux hématuries, elle les précèdent ou les accompagnent.
La palpation ne révèle rien dans l’hypocondre, à moins qu'il s’agisse d’une tumeur comme seuls en donnent les hémangiomes.
SIGNES GÉNÉRAUX. — Ils manquent souvent au début, où hématurie et douleurs sont très bien supportées et n'apparaissent que lorsque l’hémorragie devient importante.
C'est en premier lieu l’anémie, parfois considérable, pâleur de la peau et des muqueuses, fatigue du malade; le nombre des globules rouges tombe de
Lure
La tension artérielle s’affaiblit légèrement, mais NUS nee se jamais dans des proportions considérables ; l’amaigrissement marche de pair avec l’hémorragie. Mais ces signes généraux disparaissent dès que l’hématurie cesse et dans l'intervalle des crises, le patient jouit très souvent d’une excellente santé.
EXAMEN DES URINES. — La présence de globules rouges et de quelques cellules épithéliales est constante à l'examen microscopique longtemps même après la disparition de la couleur rouge des urines.
Pas de globules blancs ni de pus, à moins d’une lésion rénale associée telle qu’une pyélonéphrite, comme dans le cas de Morris.
Il n'y a pas de cylindres, fait important pour le diagnostic. Cette absence de cylindres étant suffisante pour éliminer le diagnostic de néphrite hématurique.
La séparation des urines, les épreuves de perméabilité rénale ne montrent rien ou une diminution minime du fonctionnement rénal du côté malade, en rapport avec une compression de parenchyme si la lésion est étendue, ou due simplement à la présence de caillots obstruant plusieurs tubes collecteurs au sommet des papilles.