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Le pronostic n'est pas toujours aussi fatal ; ce qui n'empêche pas que l'angiomyosite ne soit une maladie grave, les chiffres de Lorenz ne comportant que 4 guérisons sur 1 cas, soit 35 p. 100 ; ces 4 cas de guérison sont les suivants : Lewy, résolution en 2 mois 1/2, avec forte atrophie musculaire ; Senator, en 7 semaines ; Unverricht en 12 jours, avec état d’affaiblissement général pendant 5 mois ; Bœck, avec restitutio ad integrum.
Nous venons de décrire l’angiomyosite fypique, classique ; il est des formes atypiques, moins connues, dont la rareté n’est peut-être que toute relative et qu’on retrouverait peut-être plus fréquemment une fois l'attention attirée de ce côté. Plusieurs, d’ailleurs, ne réalisent pas d’une façon assez évidente les caractères du syndrome. à
Dans les unes, il y a suppression de symptômes Lewy a vu manquer l'éruption (et d’ailleurs ce symptôme, comme l'a montré M. le Professeur Lépine, est contingent) ; dans les formes dites abortives de Kôster, il n’y a ni œdème, ni éruption ; Kjelberg a décrit sous Ie nom de myitiset de panniculites, des inflammations très atténuées, qui seraient des dermatomyosites frustes ; il est bien difficile de se prononcer sur elles.
D'autres formes aberrantes ont des symptômes sura- ‘joutés ; Schnell à décrit unie affection assez semblable à celle que nous étudions, avéc participation du périoste ct dés articulations, et dés lésions vasculaires ayant occasionné des thromboses ; Schultz à publié une observation où Tœdème était léger, l'atrophie musculaire notable, mais où le tableau symptomatique était compliqué de
phénomènes nerveux.
Il y a enfin les variétés où les signes habituels sont plus ou moins altérés, avec ou sans adjonction de symptômes surajoutés: c’est ainsi que Plehn, Kornilow, Jollasse signalent un ensemble clinique avec vives douleurs, fièvre, augmentation de la rate, atrophie musculaire et évolution en 8 ou 10 jours, que Larger et Albu ont décrit une forme à œdème mou; Schnell et Herz ont, eux. aussi, constaté un œdème mou et la peau douloureuse ; mais ils ont de plus reconnu des douleurs articulaires, ce qui fait penser à Lorenz qu'ils ont eu affaire à une polymyosite compliquée d'érythème polymorphe.
Puis il y a des faits qui semblent totalement étrangers à l’angiomyosite ; tel le fait de Bultzingl‘wen, qui a bien l'air d'un rhumatisme musculaire. Jacobi émet des doutes sur des cas de purpura avec sensibilité marquée des muscles durant des semaines et des mois. De toutes ces formes aberrantes, lesquelles rentrent dans le cadre de notre sujet ? Evidemment bien peu; la question est encore trop neuve pour se prononcer, il est plus prudent de ne se hasarder à étiqueter « angiomyosite » que les cas bien nets; aussi ne publierons-nous pas ees cas
frustes, selon nous tous plus ou moins hypothétiques.