‹ L'Angiomyosite: Dermatomyosite d'UnverrichtChapitre 6 sur 28 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C'est en 1887 que Hepp, en Allemagne, publia son premier cas : les aliures symplomatiques étaient celles de la trichinose, si bien que l’auteur allemand, frappé de cette ressemblance et de l'absence absolue du parasite, appela cette affection « pseudo-trichinose ». Il rapprocha de son cas un autre de Wagner {1865), un de Potain (1855), un enfin plus récent de Unverrichl et Marchand ; l'idée était lancée; Wagner fit à son tour rentrer dans ce cadre un cas de Debove (1878), mais à tort.

La maladie était isolée de la foule des autres ; qu'était elle au juste ? Son histoire comprend 2 périodes : dans l'une, une série de tâtonnements aboutit à sa classification:; dans l’autre avec Lorenz, les choses sont remises au point, et des cas nouveaux viennent se grouper sous une rubrique précise, autant du moins que peut l'être une rubrique médicale, et dans la mesure toute relative de l'entité des espèces morbides.

Deux nouveaux cas sont rapportés: en 1888, par Jacoby ; en 1890, par Lôwenfeld ; en 1891, à Strasbourg, Unverricht publie son deuxième cas, sous le nom de

« Dermatomyosite aiguë » ; le mot fit fortune.

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La mème année, 2 observations paraissent, une de Bœck, une de Strümpel ; puis Larger, sous l’inspiration de Rendu, publie sa thèse sur la Po/ymyosile aiguë primilive infectieuse, avec 12 observations dont une personnelle ; maïs il faut bien avouer que plusieurs sont très différentes de l’Angiomyosite.

En 1894, Gouget étudiela maladie dans un article de la Presse Médicale; après un rigoureux choix des cas, ïl en maintient 18; r de Wagner, 2 de Hepp, 2 de Unverricht, 1 de Marchand, 1 de Fenoglio, 1 de Plehn, r de Lüwenfeld, 1 de Prinzing, 1 de Strümpell, r de Bœæck, 1 de Fuckel, 2 de Lewy, r de Waetzold, 2 de Senator.

Et la Dermatomyosite devient classique; dans le traité de chirurgie de Ledentu et Delbet, Lyot lui consacre un article sous le nom même que lui avait donné Unverricht.

La seconde période (période de mise au point), s'ouvre en 1898, avec le volume où Lorenz, dans l'Encyclopédie de Nothnagel, traite des Myosites. De la Dermatomyosite de Unverricht, il fait une espèce de Polymyosite hémorrhagique, se distinguant des autres par l'absence de complications cardiaques, et ramène à 15 le nombre des cas authentiques; il en retranche 7 à la liste de Gouget: 1 de Hepp, 1 de Unverricht, 1 de Lewy, puis les cas de Fenoglio, Plehn, Prinzing, Waetzold, il en rajoute 4 nouveaux pris à Potlain, Jacoby, Wagner, Kôüster.

Ce dernier, en 1898, publie 5 observations, dont une seule est à retenir, comme seule d'une netteté suffisante ; Oppenheim cite 2 nouveaux exemples en 1899; et M. Bonnet, actuellement chef de clinique, alors interne

de M. le professeur Lépine, fait de la question une excel-

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lente revue, dans le numéro du 14 avril 1900, de la Gazetle des Hôpilaux ; l’année suivante, en janvier 1901, M. le professeur Lépine observa un malade sur lequel nous avons pris le croquis que nous publions plus loin.

Le cas le plus récent est celui qu'un auteur américain, le D' Thayer, a publié en 1902 dansle « Médical Record ».

Mais à côté de ces formes réellement indiscutables, il nous faut mentionner 2 observations qui semblent bien se rapporter à l'affection que nous étudions: une de Bulzinglüwen, qui nous semble pourtant trop atypique, qu'on pourrait rapporter à quelque rhumatisme accompagné d’érythème noueuxet d'une myosite passagère ; el enfin un cas qui, pour n'être pas absolument classique, n’en est pas moins tellement rapproché des autres que nous n’hésitons pas à le considérer comme une 21° observation d’angiomyosite ; il s’agit d’une malade de M. le docteur Mouchet, de Sens, dont nous publions plus loin

l'histoire soigneusement relevée par nous.

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