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gation en raison de l'œdème ; après la résorplion partielle de celui-ci, la palpation les révèle tuméfiés, indurés, raides d'une raideur particulière ; leur consislance n’est ni celle de l’état de repos, ni celle de l’état de contraction, ils sont rénittents et presque fermes, offrent l'impression d’un caoutchouc dur, ils sont en état de demi-contracture tonique etont, selon Oppenheim une consistance tendineuse ; la fausse fluctuation ayant conduit à l'incision est très rare, mais a été signalée par Hepp ; l’incision a été faite dans l'observation que nous rapportons à la fin de cette thèse. Dans les cas où l'ouverture a été pratiquée, le muscle est apparu blafard, gorgé d'un sang noir très liquide. Puis quand l'inflammation régresse, le muscle redevient moins dur,puis, dans les cas subaigus ou chroniques surtout, s'atrophie plus ou moins (Lüwenfeld, Lewy); cette atrophie d'ailleurs peut débuter dès la période douloureuse, dans certains cas très chroniques (Oppenheim).
La recherche de l’excitabilité électrique a été peu pratiquée, en raison de la douleur (voir plus haut) ; Wagner l'a trouvée normale ; Oppenheim, diminuée, mais sans modifications qualitatives; Hepp a vu l'abolition de l'excitabilité galvanique et faradique, ainsi que Strümpell ; Lewy a noté une réaction de dégénérescence par-
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Nombreux sont les muscles atteints, simultanément où noh, mais ce sont toujours ceux d'un groupe musculaire donné qui sont pris ensemble, le processus mor-
‘bide peut s'étendre à un groupé voisin de celui primitivément touché. sans toutefois abandonner ce dernier ; ou bien il se comporte comme le rhumatisme articu-
laire aigu vis-à-vis des articulations, sautant d’une régiort à une autre, comme l'ont observé Fuckel et M. Lépine, dont le malade eut au début les deux régions temporales affectées, l’une après l’autre.
L'Angiomyosite s'attaque à tous les muscles; en 1887, Unverricht l’a nié pour le diaphragme et les muscles oculaires, les découvertes ultérieures lui ont donné tort ; Lorenz a prétendu séparer la Dermatomyosite des Polymyosites hémorragiques en s'appuyant sur ce fait que la première respectait le cœur; c'est assez discutable; quoi qu'il en soit, les cas de Lüwenfeld et d'Oppenheim, où le cœur était touché, n'étaient pas d'un ensemble symptomatique assez décisif pour pouvoir conclure.
Ce sont surtout les muscles des membres qui sont pris; puis ceux du thorax : les grands pectoraux en premier lieu (Potain, Hepp, Unverricht, Wagner); puis les intercostaux (Jacoby, Kôster, Unverricht), puis les muscles du dos (Kôster, Lewy, Jacoby, Unverricht), et le diaphragme (Senator, Strümpell, Wagner et Küster). Après le thorax, l'abdomen (Hepp, Jacoby, Lüwenfeld, Bœæck, Unverricht, Kôüster, Senator), le psoas iliaque (Unverricht, Lüwenfeld, Bœck, Hepp). Après le tronc, le cou (Potain, Hepp, Wagner, Lôwenfeld, Unverricht, Kôüster). A la face, M. Lépine a constaté l'extension des processus sur les deux régions temporales ; la museculalure oculaire est toujours indemne, selon Unverricht, mais on a vu du ptosis, et parésie du droit interne (Strümpell). La face a été vue atteinte en bloc (Kôster , Bœck}); la mastication était très difficile et très douloureuse dans des cas où étaient pris les muscles masticateurs (Strümpell, Unverricht, Bœck).