F I VE. ~' ONE.— ' TWO
Jeannette. Oui, madame. Thirteen, treize; fourteen, quatorze ; fifieen, quinze; sixteen, seize; seventeen^ dixsept; eighteeriy dix-huit; nineteen, dix-neuf; twenty^ vingt.
Madame Duval. Très-bien. En voilà assez pour aujourd'hui.
Léonie. Oh, maman, pendant que nous y sommes, allons jusqu'au bout. Ça ne doit pas êlre bien long.
Plusieurs enfants. Oh, oui, madame, allons jusqu'au bout.
Madame Duval. Allons, puisque cela ne vous ennuie pas, je ne demande pas mieux. Pour aller de dix en dix, depuis trente jusqu'à quatre-vingt-dix^ vous n'avez qu*à changer la terminaison teen en ty, à partir de thirteen. 11 n'y a qu'une petite exception que je vous ferai remarquer tout à rheure.
Juliette. Alors trente, c'est thirty; quarante, c'est fourty.
Madame Duval. C'est ici qu'est l'exception : au lieu de fourty on dit forty^. Maintenant tu peux continuer sans craindre de te tromper.
Juliette. Fifty, cinquante; sixty, soixante; seventy, soixante-dix; eighty, quatre-vingts; et ninety, quatrevingt-dix.
Madame Duval. C'est cela même. Il ne vous en reste plus que deux à connaître : hundred^^ cent, eithousand^, mille.
A TRADUIRE EN FRANÇAIS
How is thc weathcr this morning?
Il is rallier cold.
' FORTY. —2 HUNDRED. — 8 THOISAND.
Why don't you shut the window ?
Becaiise I am going out.
Where are you going so early?
I am going to school.
a traduire en anglais.
Comment va votre frère ce matin?
II est tout à fait bien maintenant.
Pourquoi ne lui demandez-vous pas de venir avec nous?
Parce qu'il sort avec maman.
Vont-ils bien loin?
Non, ils vont voir notre voisin.
Les jeunes élèves de madame Duval ont parlé si chaleureusement du plaisir qu'ils trouvaient à ses leçons, qu'ils ont éveillé la curiosité de leurs parents. Les pères et les mères ont tour à tour assisté à plusieurs séances. Charmés des progrès de leurs enfants, ils en ont entretenu leurs connaissances.
Parmi ces dernières est une maîtresse de pension, qui est venue trouver madame Duval.
J'ai,— lui a-t-elle dit, — un grand nombre d'élèves. Il y en a soixante qui apprennent l'anglais depuis longtemps, et qui n'avancent pas. Je désire faire employer chez moi votre manière d'enseigner. Mais, mon auditoire est considérable, relativement au vôtre. Je présume que votre méthode doit se modifier, en raison du nombre des élèves, et je viens solliciter vos conseils.
En effet, — a répondu madame Duval, — il y a quelques modifications à faire. Autant que je puis le prévoir, ces modifications seront très-légères. Le meilleur moyen de nous en assurer, c'est d'en faire l'essai sous vos yeux. Veuillez choisir parmi vos élèves celles que vous jugerez le mieux eu état de tenir tête à mes petits amis, et amenez-les à ma prochaine leçon. Je songerai d'ici là aux moyens de tenir en éveil l'attention d'un nombreux auditoire.
Joyeuse de cette invitation, k maîtresse de pension
Tient d'amener une douzaine de ses élèves, qui se mêlent cordialement avec les enfants de madame Duval.
Les sièges sont rangés en demi-cercle^ de manière que de chaque place on puisse bien voir le tableau, écrit celte fois en caractères plus gros que de coutume.
Jeannette apporte un petit sac dans lequel sont vingtquatre boules de loto. Elle présente successivement le sac à chacun des enfants^ qui prend une boule.
Madame Duval recommande à chaque élève de bien retenir le numéro que porte sa boule, attendu que c'est à l'appel de ce numéro qu'il devra répondre pendant toute la leçon.
Les boules sont remises dans le sac.
Afin de mettre les nouvelles arrivées parfaitement au courant, madame Duval fait faire une répétition rapide de tout le commencement de Thistoire de Pierre et de Fanny, au moyen de la traduction alternative'' et de vive voix, de la seconde leçon de l'anglais en français, de la troisième du français en anglais, de la quatrième de l'anglais en français, etc.
A chaque phrase prononcée par madame Duval, Jeannette tire un numéro du sac, et le prononce à haute voix. L^enfant dont le numéro est appelé traduit la phrase.
Madame Duval fait remarquer à la maîtresse de pension l'avantage de cette manière d'interroger les élèves. Les numéros étant continuellement mêlés et tirés au sort, Tattention de Tauditoire ne peut faillir un seul instant. Les élèves, étant toujours dans Tattente d'être appelés, préparent mentalement toutes les réponses, et profitent autant que s'ils avaient répondu tous à la fois. C'est en outre une garantie d'impartialité, nul ne pouvant être interrogé plus ou moins souvent que son voisin.
Voir rexplication donnée dans la l^* leçon, page 11.
LECTURE
Twenty third lesson* « Sit on my knees, miss, and
kiss me. And you , sir , don't
stand behind. î hope you hâve been very good, since the last
time we saw each other. Now,
open your ears ; ï want to
speak îo you. "
Comme de coutume, madame Duval fait la première la lecture à haute voix de ce texte. Cette lecture est répétée par les numéros 19, 1 5 et 8, appelés par Jeannette.
Madame Daval rccoinmenco, et les numéros 13, 5 et 24 lisent après elle.
Elle fait une troisième lecture, plus rapide que les précédentes; puis elle est imitée par les numéros 20, 2 et 16.
4 44 l'anglais a la portée des ÈiNFANTS.
Avant d'aller plus loiii^ la maîtresse de pension demande quelques explications sur les signes placés audessus des lettres. Madame Duval lui donne un tableau des signes^ et l'invite à adresser elle-même à ses enfants des questions sur la signification de ces signes.
La MAÎTRESSE DE PENSION {à Alphoïtse). Que signifie le signe qui est sur Vi du mot sit?
Alphonse. Il signifie que ^^ est bref, comme dans le mot français fiL
La maîtresse de pension {à Marguerite). Que signifie le zéro sur le k du mot knees?
Marguerite. Il signifie que lo k ne se prononce pas.
La maîtresse de pension (à Anatole). Que signifie le 3, avec une petite barre, au-dessus des deux e du même mot?
Anatole. Il signifie que ces deux e se prononcent i long, comme ie dans le mot français scie.
La maîtresse de pension {à Marie). Que signifie le point sur la lettre 5, dans le môme mot?
Marie. Il signifie que Vs doit se prononcer comme un Zy comme dans le mot français rose.
La maîtresse de pension, après avoir vérifié à Taide du tableau l'exactitude de ces réponses, se rend parfaitement compte de ce moyen si facile d'indiquer la prononciation sans défigurer les mots. Elle prie madame Duval de continuer.
Madame Duval traduit la leçon mot à mot. Elle est imitée par les numéros 14, 23, 22^ 18, 7 et 9. Elle invite ensuite le n^ 4 à faire une traduction moins littérale, et plus conforme à la construction française. H Jeannette enlève le tableau. Tous les enfants ferment leurs cahiers.