LEAD
Madame Duval. C'est très-bien.
Jules. Mais quelle différence y a-t-il entre more beautiful et the most beaiUiful ?
Marie. On nous Fa déjà dit. More beautiful c'est Plus beaux qu'un autre^, ou plus beaux que d'autres ;et The most beautiful, ça veut dire Les plus beaux de tous.
Léonie. Maman, dans l'exercice que nous avons fait par écrit, il y a que l'air est bleu. Il me semble que l'air n'a pas de couleur.
Madame Duval. Sa couleur est si légère que nous ne la distinguons qu'en masse, et qu'elle nous échappe en détail. Ainsi, dans cette chambre, ou même dehors, et surtout par un temps couver t, l'air nous paraît être sans couleur. Mais quand nous regardons un ciel sans nuages, la couleur bleue que nous voyons est celle de la masse de l'air. C'est comme l'eau de la mer, qui, vue en masse, est verte, et qui semble n'avoir aucune couleur, quand nous en mettons dans un verre ou dans une carafe.
Le PETIT QUESTIONNEUR. Madame, dans les phrases dont Léonie vient de parler, il y en a trois oii l'on a mis the^ et trois où on ne l'a pas mis. Par exemple : Air is blue, et The air is cold this morning. Pourquoi donc?
Madame Duval. Ordinairement, on ne met the que quand on parle des choses d'une manière particulière. On ne le met pas, quand on en parle d'une manière générale. Quand nous disons. L'air est froid ce matin, nous ne parlons que de l'air qui est autour de nous, de celui que nous sentons. Il est possible qu'au moment où nous disons cela, l'air soit très-chaud dans un autre pays. Ce n*est donc-pas de l'air en général que nous parlons ; c'est en particulier de celui dans lequel nous nous trouvons. Tandis qu'en disant l'air est bleu, il n'est pas question de l'air au milieu duquel nous sommes pour le moment, mais de l'air partout, dans tous les pays, enfin de Fair en général. Le même raisonnement peut s'appli-
quer aux autres phrases. Ainsi Grass is green , c^est rherbe en général^ c'est partout^ et The grass of the lawn is green, c'est celle de la pelouse en particulier.
QUESTIONS
What lesson is this ?
When did their godmother lead them to a sitting-roem ?
Who led them to a sitting-room ?
Where did their godmother lead them ?
Why did she lead them to a sitting-room ?
What did she turn in the lock of a closet?
Where did she turn a key ?
W^hat did she disclose to their eyes ?
Madame Duval. C'est aujourd'hui, mes enfants, que les gages doivent être rachetés. Anatole doit raconter une histoire. Lucile doit lire un petit dialogue. Juliette doit nous donner une énigme à deviner^ et Jules doit avoir trouvé des rimes aux mots pair^ towUy ink^ pen, wish et wife. Anatole, es-tu prêt?
Anatole (se grattant l'oreille). Pas tout à fait, maman. J'ai absolument besoin de deux mots, que nous n'avons pas encore vus.
Madame Duval. Allons, pour si peu de chose, je ne veux pas être sévère. Quels sont les deux mots qui te manquent?
Anatole. Auberge et voyageur.
Madame Duval. Auberge, c'est mn*, et voyageur, traveller^.
Anatole. Merci, maman. Je comYnence.
One day, a traveller arrivcd at an inn. The wcather was very cold, and the traveller was tired. He entered a
1 ÏNN. ~ ' TRAVELLER.
large room, which was fall of t^lrangers. He wished to sit near the fire ; but ail the chairs were taken by the strangers, and there was no place for him. He called the servant^ and said to him : « Carry some oysters to my horse. » — « Will yoiir horse eat oysters^ sir? » said the servant. — « Do as I tell you^ » said the traveller. AU the strangers were astonished^ and ran out of the room^ to see a horse eat oysters. While they were absent^ the traveller sat near the (ire. The servant soon retnrned^ and said : « Sir^ your horse will not eat the oysters. » — c( Oh ! » said the traveller^ « then^ bring them to me^ I will eat them. fi
Madame Duval. Tiens^ mon enfant^ voici ton canif. Tu Tas bien regagné. A vous, Luciie.
LuciLE^ très-émue^ ouvre son cahier et lit :
A conversation between two little girls.
Corne and see my new gown.
Whereis it?
In my room .
It is very prctty.
Yes, I like it very much.
Who gave it you ?
My godmother.
Mamma bas promised me one.
Wihitbelike this?
No^ I think it will be blue.
When are you to bave it ?
In afewdays.
Madame Duval. Très-bien, chère enfant. Venez chercher votre dé^ et embrassez-moi. A toi, Juhette.
Juliette. Maman^ puisque tu as donné deux mots à Anatole^ tu peux bien m'en donner aussi deux. Autrement^ je ne sais comment tourner mon énigme.
Madame Duval. Allons, voyons. Quels sont tes deux mots?
Juliette. Double et nombre.
Madame DiiYAi^Doiible^ et numher^,
Juliette, Merci^ maman. Voici mon énigme.
ÏMO young girls had oranges in their baskets. One had more in her basket than the otlier. The girl who had the most said to the other^ « Give me one of your oranges^ and then I shall haye double the number that you haye. » « No^, » said the other ; « Give me one of yours^ and then I shall hâve as many as you bave. » How many oranges had each of thèse girls ?
Madame Duval. Bien^ ma fille. Voici ton épingle. Viens m'embrasser.
Marguerite. Quel est le mot de Ténigme?
Madame Duval. Il faut le deviner. Mais d'abord Jules a des rimes à nous donner^ pour regagner sa bourse.
Jules. J'ai trouvé trois rimes au ixioi pair : hair, air, et chair; une au mot town^ c'est gown; une au mot pen, Qu'est ten ; deux au mot imsh : fish et disk; une au mot wife, c'est knife ; et une au mot ink^ c'est tMnk.
Madame Dlval. Bravo^ Jules ! Qui sait si un jour vous ne ferez pas des vers anglais? Maintenant^ mes enfants, je vais vous dicter l'histoire^ le dialogue et l'énigme, que vous traduirez en français, comme exercice, dans l'intervalle entre cette leçon et la suivante.