DE L^ANGLAIS EN FRANÇAIS
Fifth lesson
She was rather bashful, . .
at least
with those
whom she did not know; .
and always blushed^ .
when strangers looked at her.
However, . . . she was not deaf. .
to praises ; . . .
nor was she diimb, I assure you .
ALTERNATIVE
ET DU FRANÇAIS EN ANGLAIS
Cinquième leçon.
Elle était plutôt timide, au moins avec ceux
qu'elle ne connaissait pas ; et toujours rougissait, quand (des) étrangers regardaient elle.
Cependant, elle n'était pas sourde aux louanges; ni était-elle muette, je vous assure.
Albert. Je ne comprends pas très-bien, Elle était plutôt timide. Plutôt que quoi?
Marie. Eh bien, plutôt qu'autre chose; plutôt que hardie, par exemple.
Madame Duval. Marie a raison. Il y a quelque chose de sous entendu que nous devinons facilement. Je vous ai fait traduire rather par plutôt, parce que c'est là sa signification ordinaire ; mais dans les phrases du genre de celle-ci, on peut le rendre par un peu^ ou par assez. Ainsi, nous pourrions dire. Elle était un peu timide, Elle était assez timide.
Le PETIT QUESTIONNEUR. Madame, nous avons traduit Whom she did not know par qu'elle ne connaissait pas: mais je voudrais bien comprendre les mots séparés les uns des autres.
Madame Duval. Whom veut dire que ; she, elle (nous lavons déjà vu) ; did est le signe du passé ; not, pas, ou ne pas ; et know. coimaître ou savoir.
CINQDIÈME LEÇON. 43
Marguerite. Qu'est-ce que ça veut dire^ le signe du passé ?
Madame Duval. Vous allez le comprendre. Mais ditesmoi d'abord si vous comprenez bien ce que c'est que. le passé, le présent^ et le futur.
Marguerite. Le passé, c'est ce qui a été.
Alfred. Le présent, c'est ce qui est.
Alphonse. Et le futur, c'est ce qui sera.
Madame Duval. Très-bien. Quand je dis Je connais, est-ce passé, présent, ou futur?
LuciLE, C'est présent.
Mada:>ie Duval. Et Je connaîtrai ?
Jules. C'est futur.
Madame Duval. Et Je connaissais.
Charles. C'est passé.
Madame Duval. Eh bien, vous devez remarquer que c'est en changeant la fin du mot connaître que je vous ai fait comprendre que je voulais parler d'une chose présente, future, ou passée. On appelle terminaisons ce& changements qu'on fait à la fin des mots. Les Anglais ont bien moins de terminaisons que nous, et ils les remplacent souvent par de petits mots, comme did^ qu'on appelle des signes.
Marguerite. Je comprends bien maintenant; et je comprends aussi pourquoi George nous a dit que icill est le signe du futur.
Juliette. Mais, maman, She blushed, elle rougissait, c'est aussi le passé ; pourquoi ne met-on pas did avant?
Madame Dcval. Parce qu'il y a deux manières de niarquer le passé : le signe did et la terminaison éd. Ordinairement on emploie did quand il y a ensuite not, pas; ou bien encore quand on fait une question. Autrement le mol au passé finit par ed, comme turnedy tourné, shoiced, montraient, curledy frisaient, blushed, rougissait.
44 l'anglais à la portée des ëjnfams.
Le petit questionneur. Mais nous avons vu tcas, était, were, étaient;, could, pouviez^ had, avait. Tout cela c'est le passé, et pourtant, il n'y a ni did ni la terminaison ed.
Madame Duval. En effet. Je vois que vous êtes attentif et observateur. Ces mots-là, et quelques autres encore, que nous verrons bientôt, sont des exceptions.
Léonie. L'autre jour, nous avons traduit She looked par Elle avait Tair, et aujourd'hui, nous traduisons Strangers looked at her par Des étrangers la regardaient. D'où cela vient-il ?
Madame Duval. Cela vient de ce que look a plusieurs significations. Quand il veut dire regarder on ajoute at. que nous ne traduisons pas, devant la chose oula personne qu'on regarde.
Léonie. C'est bien ennuyeux que les mots aient comme cela plusieurs significations. On doit avoir de la peine à s'y reconnaître.
Madame Duval. Pas plus en anglais qu'en français. Nous avonsbiendes mots qui ont plusieurs significations, et nous nous y reconnaissons très-bien. Quand on nous parle d'un page ou d'une page, de la mémoire ou d'un mémoire, de l'air que nous respirons, ou de l'air de douceur qu'a une personne, ou encore d'un air qu'on a entendu chanter, les mots, page, mémoire, et air ont certainement des signiflcations bien différentes, et pourtant nous ne nous y trompons jamais.
Marie. Madame, nous traduisons mot à mol, Nor was she dumb par Ni était-elle muette ; mais comment diraiton cela en bon français ?
Madame Duval. On dirait : Et elle n'était pas muette non plus.
QUESTIONS
Quelle est cette leçon?
Was she bashful ?
Who was rather bashful?
With whom was she bashful?
Que faisait-elle^ quand des étrangers la regardaient''
When did she blush ?
Who looked ather^ when she blushed?
A quoi n'était-elle pas sourde ?
Was she dumb ?
Was she deaf to praises?
A la cinquième question, When did she blush? Marguerite^ à qui cette question s'adressait^ eut un moment d'hésitation. Juliette lui souffla : Quand rougissait-elle ? et elle ajouta : tu sais bien que did est le signe du passé, et que maman nous a dit tout à Theure qu'on s'en sert souvent quand on fait une question.