PHRASES
Madame Duval. Look at me. Albert. Regardez-moi.
Madame Duval. Regardez la jolie petite fille. Alfred. Look at the pretty little girl. Madame Dlval. You know me.
Juliette. Vous me connaissez.
Madame Duval. Je vous connais.
Anatole. I know^ you.
Madame Duval. You assure me that you know your lesson.
LÉOME. Vous nft'assurcz que vous savez votre leçon. Madame Duval. 1 assur<i you that I know my lesson. Alphonse. Je vous assure que je sais ma leçon. Madame Duval. I am not deaf.
Alfred. Je ne suis pas sourde.
Anatole. Tiens! Alfred qui dit qu'il n'est pas sourde !
Jules. Il nous a déjà fait la même plaisanterie l'autre jour, quand il a dit que Fanny était beau. C'est pour rire ; il sait bien que l'adjectif...
Marguerite. On a promis de ne plus parler de Tadjectif.
Madame Duval. A yous^ Jules. Je ne suis pas muet.
Jules. I am not dumb.
Madame Duval. The little boy was not bashful. Charles. Le petit garçon n'était pas timide.
Madame Duval. The liltle girl was not dumb. LuciLE. La petite fille n'était pas muette.
Madame Duval. The strangers were deaf and dumb. Marguerite. Les étrangers étaient sourds et muets.
Madame Duval, The cherries were red and ripe. Juliette. Les cerises étaient rouges et mûres.
My old friend was rather deaf.
She did not know lier lesson.
î did not know your sister.
Fanny looked at her brother.
The stranger did not look good humoured.
The cherries were not good ; nor were they ripe.
A TOADUIRE EN ANGLAIS.
L^étranger était mi peu vieux.
Yous ne saviez pas votre leçon.
Votre ami ne me connaissait pas.
Pierre regardait les cerises.
Mon frère n'avait pas l'air timide.
Les enfants de l'étranger n'étaient pas patients, et ils n'étaient pas de bonne humeur non plus.
LECTURE
Sixtn lesson.
Now y ou are acqiiainted with
the brother and sister, I must
say somelning about their pa^
rents. Mr. (mister) Short, their
father, was a poor shoe-maker.
B> the bv, be did not deserve
his name, for be was a tall man.
Alphonse. Pourquoi donc y a-t-il Mr. et puis ensuite mister entre deux crocliets?
L AiNGLAlS A l.A l'OKTEE DES £l\FANTS.
Madame Duval. C'est parce que le mot mister, qui veut dire monsiem^ s'écrit ordinairement en abrégé^ Mr. Mais, comme je n'aurais pas pu y metlre nos signes de prononciation, si je Tavais écrit seulement en abrégé, j'ai dû le mettre une seconde fois en toutes lettres, entre parenthèses, car c'est ainsi qu'on appelle ces deux petits crochets. On mettait autrefois ma s 1er , qui veut dire mailre, devant les noms d'hommes; comme aussi en France on disait maître Jacques, maître Pierre.
Juliette. Et maître corbeau, maître renard,
Anatole. Tiens! ça voulait dire .Monsieur le corbeau, Monsieur le renard! Je ne savais pas cela.
Madame Duval. Actuellement on emploieencore masser, et non mister^ devant le nom d'un jeune garçon.
LuciLE. Vous entendez cela, messieurs î Je ne vous appellerai plus que master Albert, master Charles, master Anatole, master Alphonse, master Alfred, et master Jules,
Alfred. Très-bien, miss Lucile.
Madame Duval. Comment savez-vous que miss veut dire mademoiselle ?
Alfred. Je l'ai entendu dire à George.
TRADUCTION
DE l'anglais en français,
Sixth lesson
New y ou are acquainted. .
\vitli the brother and sister, .
I miist say something . . .
about their parents. .
Mr. Short, their faiher, .
was a poor shoe-maker. .
By the by, . . . . \ . he did net deserve hib name, .
for be was a tall man .
ALTERNATIVE
ET DU français EN ANGLAIS.
Sixième leçon.
Maintenant (que) vous êtes en
connaissance avec le frère et (la) sœur, je faut dire quelque chose concernant leurs parents.
M. Court, leur père, était un pauvre cordonnier.
Par parenthèse, il ne méritait pas son nom, car il était un grand homme.
Marie. Quelle drôle de phrase que Je faut dire (juelque chose! Comment dire cela en français?
Madame Du\ al. Il faat que je dise. En anglais, au lieu de dire, Il faut que je, Il faut que noiiSf II faut que votcS:, on dit. Je faut. Nous faut. Vous faut.
Le petit questionneur. Pourquoi donc y a-t-il ime petite barre au milieu du mot shoe-maker^ cordonnier?
Madame Duval. Parce que c'est un mot composé, ou formé de deux mots: shoe, soulier, et maker, faiseur. Un cordonnier est appelé en anglais un faiseur de souliers. Nous avons aussi en français des mots composés, comme arc-en-ciel, garde-manger y rouge-gorge, et nous mettons également un tiret, ou une petite barre entre les mots qui servent à les former. Cependant, le tiret finit quelquefois par dispaître. Ainsi, on écrivait autrefois un pour-boire avec un tiret, et aujourd'hui nous écrivons un pourboire. La même chose arrive en anglais, et vous en verrez un exemple dans la septième leçon.
Marguerite. Je ne comprends pas bien, by the by. Vous nous avez dit: Par parenthèse; mais qu'est-ce que ça veut dire, Par parenthèse?
Madame Duval. Cela veut dire. Soit dit en passant. Cela veut dire que, pendant que vous parlez d'une chose, il vous en vient une autre moins importante dans l'esprit, et que vous la dites en passant. Ainsi, Fauteur nous parle du père de Fanny et de Pierre, qui s'appelait M. Court^ et il ajoute, en p assaut, quïl ne méritait pas ce nom-là, parce qu'il était grand.
Juliette. Maman, si Ton voulait dire (jue Christophe Colomb était un grand homme, dirait-on Ile was a tall man ?
Madame Duval. Non, ma fille. On emploierait un autre
mot^ que nous verrons bientôt. Le mot tall ne veut dire grand qu'en longueur, ou plutôt qu'en hauteur.
QUESTIONS
Quelle est cette leçon?
With ^Yllom are you acquainted ?
Que faut-il que je dise concernant leurs parents? About wbom must I say something ?
Whowas Mr. Short?
Comment s'appelait leur père ?
Quel métier faisait leur père?
Était-il riche ?
Méritait-il son nom ?
Comment Fauteur nous dit-il qu'il ne méritait pas son nom ?
Qu'est-ce qu'il ne méritait pas ?
Était-il petit ou grand ?
Madame DuvAL. Aujourd'hui, mes enfants, pour varier nos exercices, vous allez essayer de faire de vous-mêmes chacun une phrase.
Juliette. Oh, mais ce sera bien difficile !
Madame Dlval. Non. Je ne vous demande pas de longues phrases. Dites la première chose qui vous viendra à Fesprit, ne fût-ce que trois ou quatre mots, pourvu que cela ait un sens, et c|ue vous ne me demandiez pas d'autres mots que ceux que vous avez déjà vus. Allons, Juliette, commence.
Juliette. You are very patient.
Madame Duval. Qu'est-ce que cela veut dire, Jules?
Jules. Ça veut dire que vous êtes très-patiente, et je trouve qu'elle a bien raison. Maintenant, voici ma phrase : I am taller than my sister.
LuciLE. Ça veut dire, Je suisplus grand que ma sœur, n'est-ce pas, madame ?
Madame Duval. Oui, mais où a-t-il vu taller ?
Jules. Nous avons tall, dans la leçon d'aujourdhui, et j'ai vu younger dans la quatrième leçon. Je sais que yoimg veut dire jeune et younger, plus jeune; alors de ially grand, j'ai fait taller, plus grand.
Madame Uuval. C'est très-bien. A aous, Lucile.
LiciLE. Wtiat a tall broihcr !
Anatole. Ça veut dire, Quel grand frère !
Llcile. J'aurais voulu dire, Quel grand frère j'ai; mais je ne sais pas encore comment on dit j'ai.
Anatole. Tell me tlie name of your friend.
Marguerite. Ça veut dire^ Dites-moi le nom de votre ami. Mais de quel ami veux-tu parler?
Anatole. D'aucun. C'est une question en l'air. Maman nous a dit de dire ce qui nous viendrait dans la tête.
Marguerite. A mon tour. I am a pretty little girl.
Alfred. C'est-à-dire, Je suis une jolie petite fille. C'est vrai, miss Marguerite, mais on le laisse dire aux autres. Ah, ah, miss Marguerite, you blush.
Madame Duval {embrassant Marguerite). Allons, Alfred, n'intimidez i)as votre bonne sœur. Elle a trèsbien dit sa petite phrase. Faites-en une à votre tour.
Alfred. Oh, elle sera biePitôt faite; Marguerite m'en a fourni la moitié. I am a good-humoured little boy.
Albert. Ça veut dire, Je suis un petit garçon de bonne humeur. A moi. What a good-humoured little brother !
Marie. C'est-à-dire, Quel petit frère de bonne humeur! A mon tour. Come near me, my dear brother, I will give you something.
Charles. Oh! qu'elle est heureuse de pouvoir faire une si grande phrase : Venez près de moi, mon cher frère, je vous donnerai quelque chose. A moi. You are a very good sister.
LÉONiE. C'est-à-dire, Vous êtes une très-bonne sœur. Mais, on a déjà dit tant de choses qu'il ne me restera
[)liîs rien, à moi. [Après avoir réfléchi:) 1 iiiust learn my lesson.
Alphonse. Il faut que j^apprenne ma leçon.
Jules. Voyons ce que va dire master Alphonse. C'est un savant^ lui, il a été en pension.
Alphonse. I am not deaf to praises, I assure you.
Anatole. Ça veut dire^ Je ne suis pas sonrd aux éloges, je vous assure. Comme c'est gentil^ de pouvoir faire tant de phrases que cela au bout de six leçons ; et de nousmêmes encore !
A TlUDUIRE EN FRANÇAIS.
I must learn tlie English language.
Must I Write to Mr. Short?
You must not blush^ wheii strangers look at you.
The shoes and stockings of the poor man were very old.
Tell me soraething aboutMr. Short.
The poor fellow did not doserve yoiir praises,
A TRADUIRE EN ANGLAIS
II faut que vous frisiez vos cheveux.
Faut-il qu'elle lise une courte histoire ?
11 ne faut pas que vous disiez une histoire à un honniie sourd.
Le garçon et la fdle étaient les enfants d'un pauvre homme.
Je vous dirai une histoire au sujet de M. Short.
La pauvre fdle ne regardait pas Tétranger^ car elle était timide.
SEPTIÈM E LEÇON.
LECTURE, w 0
Seventh lesson.
His wife, Mrs (mistress) Short,
Yias a washervvomaii. While
n Ti, 6 0
she went about town , some-
times very far, carrying the
linen to the pcrsons she washed
for, her daughter remained at
home, sewing, hemming hand-
kerchîefs , or mendmg the
clothes of the famîly.
Le petit questionneur. Il y a beaucoup de w, que je trouve très-embarrassants dans cette leçon : ivife, washerimman, while, went^ washed, tout cela est très-difficile à prononcer.
Madame Duval. C'est que vous vous attachez à faire entendre trop distinctement le son ou^ représenté par le n° 5, quand il se combine avec d autres voyelles. Vous oubliez que ce petit signe — indique une diphthongue, c'est-à-dire le passage rapide d'un son à un autre, sans intervalle ou sans pause; par exemple, vous prononcez wife, ou-â-if, comme si le mot avait trois syllabes, tandis qu'il n'en a qu une. Faites attention à la manière dont vous prononcez en français oui, ouest, ouate. Vous ne dites pas ou-i, ou-est, ou-ale en deux fois, n'est-ce pas?
Le petit questionneur. Non, madame. Je dis oui, ouest, ouate.
Madaivie Duval. Eh bien, faites la même chose en anglais; ce n'est pas plus difficile que cela.
Le petit questionneur. Mais, pourtant, dans ivasherwoman, il y a un 5 sur le w, et puis encore un 5 sur Vo. Comment faire pour ne pas dire ou ou?
Alfred. Ce n'est pas mahn, va. Je vais te le dire, moi. Tu sais que le king-charles de Madame Duval fait ouâ, ouâ, quand il aboie?
Le petit questionneur. Eh bien ?
Alfred. Eh bien, ce n'est pas cela. Mais notre gros chien de garde, Médor, il fait ouoii, ouou^ ouou. C'est cela. Il faut faire comme Médor.
Madame Duval {riant). Pas tout à fait aussi fort, cependant.
TRADUCTION
DE l'anglais en FRANÇAIS,
Seventh lesson. , . . . .
His wife^
Mrs. Short,
v/as a washerwoman. .
While she went. ...
abolit town^
sometimes very far, . .
carrying the linen . . . .
to the persons she wasbed for,
her daughter remained at
home^
sewing,
hemming handkerchiefs, .
or mending the clothes. ,
of the family.
ALTERNATIVE
ET DU FRANÇAIS EN ANGLAIS
Septième leçon.
Sa femme,
madame Court,
était une blanchisseuse.
Pendant qu elle allait
par la vil le ^
quelquefois très-loin,
portant le linge
aux personnes elle lavait pour,
(pour qui elle lavait), sa fille restait à la maison^
cousant,
ourlant (des) mouchoirs , ou raccommodant les vêtements de la famille.
Marie. N'est-ce pas, madame, que Mrs, est Fabréviation de mistress, comme Mr. était Fabréviation de misler?
Madame Dlyal. Oui, mon enfant. Et j'ai répété mistress entre pirenthèses, afin de pouvoir en indiquer la prononciation. En abrégé, Mrs. se prononce comme vous Favez vu. Il signifie toujours madame, et il est tonjours suivi du nom de la dame. En toutes lettres mistress se prononce comme il s'écrit*, et signifie maîtresse.