CONCLUSION
pas parler de l'Kglise celtique en Grande-Bretagne, dont nous avons dit la fécondité et l'originalité, mais à s'en tenir à la seule église anglo-saxonne, quels travaux accomplis, que de zèle pour l'étude, quels progrès dans 1 art de la calligraphie, de l'enluminure, de l'architecture, quelle influence exercée par ses missionnaires et par ses maîtres, quel esprit d'initiative et de prosélytisme ! Que de grandes et fortes institutions ! Que de conquêtes sur la barbarie et le paganisme !
11 est donc à jamais regrettable que cette grande île qui a joué un rôle si considérable dans cette première partie du moyen âge, qui a montré tant de loyalisme pour le siège de Pierre, se soit plus tard séparée de l'Eglise. Avec ses qualités de sérieux, de ténacité, son esprit d'entreprise, ses aspirations sincèrement religieuses, sa puissance d'expansion, quelle part lui eût été réservée dans l'histoire religieuse des temps modernes! Son xvii*^ siècle eût peut-être été l'émule de notre grand siècle religieux. Au lieu que les divisions dans lesquelles elle est tombée l'ont réduite à une stérilité qu'on s'efforcerait en vain de dissimuler, et l'affaiblissent chaque jour.
Quand l'histoire de l'Angleterre chrétienne avant les Normands ne nous donnerait que cette leçon, ce serait assez d'avoir réuni tant de faits pour en dégager cet enseignement.
l'ancleteure chrétienne.
APPENDICE I