‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 102 sur 118 · Epist. XI, -.iù a, dans Bed., //. E, I · texte numérisé non relu

Epist. XI, -.iù a, dans Bed., //. E, I

APPENDIClî I.

reste ont été rejetés à peu près universellement. Il n'y a pas de raison de Tattribuer à Théodore'.

En tout cas, pour lui-même et ses missionnaires, Augustin resta strictement romain, se servant pour la liturgie des ornements, des vêtements et des livres que saint Grégoire lui envoyait : « Papa Gregorius Augustino episcopo misit, dit Bède, quce ad cultiim erant ac minislerium ecclesiœ necessariu, vasa videlicet sacra et vestimenta altarium, ornamenta quoque ecclesiartim, et sacerdotalia vel clericalia indumenta, sanclorum etiam aposlolorum ac marlyrum reliquias, necnon et codices plurimos. » Bede, Jlist. eccl., 1. I, c. 29 2.

Dans le conflit avec les Bretons, il se contenta d'exiger que ceux-ci adoptassent la date romaine de la pâque, et qu'ils abandonnassent leurs coutumes particulières dans l'administration du baptême, pour suivre le rituel romain. Il se montrait tolérant pour les autres pratiques.

1. cf. J. CoMPEi!, A popular Ilandbooh an llic oriijin, lihlory and slruciure ol' liUirgies,Ed'\nh\xv^\\, 1898, p. \'M {i" parlie). Sur l'au- Ihenticitc de cette lettre cf. Mommsen, dans Xcucs Arrhiv, t. XVII, p. ?!)0-39j; elle est reconnue parMf' Duchesne, dans son édit. anglaise des Oriijincs du cuUc ckritien, VM'i^xi. 9!l. Cf. aussi Giisar, CiviUn calloh, 1892, t. II, p. 46; Jaffk, lirfjcsta, 1885, t. I, p. ri99; Hartmann, dernier éditeur des lettres de saint Grégoire, admet aussi l'authenticité, B. Hartmann, dans MoniOH. Genn. hisl.; Episl. s. Grefjorii, t. II, p. 331. C'est aussi l'opinion du dernier et savant bioi;raplie de saint Grégoire, ¥. Homes Uudden, Grcijory llic Gveat, London, I90:i, t. II, p. 130, note 1. Ce <|ui est certain c'est que la copie donnée par P.ède doit être considérée comme la i)Ius pure; les additions n'ont pas la même valeur. Cf. encore Haddan et STi ons. loc. cit., t. III, p. 3"2, 33 et 33G, et un nouvel argument (|ue fait valoir dom Plaine, dans le Polybiblwn, avril 189«, p. 3".i.

2. C'est aussi l'opinion de la plupart des liturgistes anglais, cf. notamment Korbcs, missel d'Arluitlinotl, loc. cit., Introd., p. 4G. L'hypothèse du V>' Simmons que saint Augustin aurait combine une liturgie roniano-brelonne-gallicane, est sans fondement. Ijnj Folk's Mass Dûo/c, p. 2:i-2. Cf. aussi Wilson dans sa dissertation citée à la bibliographie.

L'ANGLETERRE CITRÉTIENNE.

Dicebat autem (se. Augiistinus) eis (se. episcopis ex Britonis). quia in multis quidem nostrœ consuetudini, immo universalis ecelesiœ, contraria gerilis : et tarnen si in tribus mihi oblemperare vultis; ut Pascha suo tempore celebretis; ut ministerium bnptizandi quo Deo renascimur, juxta morem sanctœ Romanœ et Apostolicœ Ecelesiœ comptealis : et genti anglorum una nobiscum verbum Domini prœdicetis ; cœtera quœ agilis, quamvis moribus noslris contraria, ccquonimiter cuncta tolcrabimus

On a même cru retrouver les éléments du missel grégorien apporté en Angleterre par saint Augustin, dans un missel de Tabbaye de Cantorbéry, édité dans ces dernières années, dont le manuscrit est conservé à la bibliothèque du Corpus Christi Collège à Cambridge. Ce serait d'après l'auteur une recension postérieure du sacramentaire grégorien par saint Grégoire lui-même- .

Cependant il faut bien tenir compte aussi en Angleterre, à côté de l'usage grégorien, certainement prédominant, d'un autre courant liturgique romain, le Gélasien, déjà signalé par Lebrun et par Maskell 3. Le missel de Léofric a gardé de nombreuses traces de ce rite.

Les ordines romani ou livres liturgiques dans lesquels se trouvent décrits les rites de la messe romaine sont bien connus en Angleterre. Alcuin écrit à l'archevêque

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