‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 103 sur 118 · BÈD.. H. E.. II, -2. Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

BÈD.. H. E.. II, -2. Cf. plus haut, p

•1. Voir la belle édition de Martin Ru e, The Missalof st Auqustine Abbey Canlerbury, with cxcerpts from llic antiphonary and leclionary of the samc monastery, in-S», Cambridge, Cniversity l'ress, 189G. Cf. une critique de ces vues dans Doivnsiclc Review, déc. 1894. et dans G. MortiN, fipv. ôe/it-d/cZ/nc 1895, t. XII, p. 193.

3. M.\>KEi.L, yl((r(£>/i( Litur(jy,\>. i.x. Sur l'usage des livres gélasiens en Angleterre, cf. encore Wii.sox, Journal ofllieol. SlwJics, t. III (1902). p. ■429-433; il semble prouvé aussi que Béde usait de Uvres du type gclasien. Cf. l'article Bédc, dans notre Dicl. d'archéol. et de m., t. H, col. 035-03;, et l'art. Apertio aitrium, ibid., t. I, col. -loi').

APPENDICE I

d'York, Eanbald II, en 79G : « Que votre clergé ne manque pas d'étudier Vordo romnmis, afin qu'imitant la tète des Églises du Christ, il reçoive la bénédiction de Pierre, le prince des apôtres, que Notre-Seigneur Jésus-Christ a donné comme chef à son troupeau choisi'. » Il dit eacore : « N'avez-vous pas en abondance les livres écrits selon l'usage romain, romano more ordinalos libellos sncratorioa - ? »

L'évoque Egbert (732-768), dans le prologue de son pénitentiel, exige que chaque prêtre ait sa petite bibliothèque liturgique qui se compose du psautier, du lectionnaire, de l'antiphonaire, du missel, du baptismal, du martyrologe et du calendrier, enfin du pénitentiel ^.

Les usages gallicans retenus par l'Église d'Angleterre se réduisent à la bénédiction que l'évêque donne avant la communion '* (plusieurs collections très précieuses nous en ont été conservées dans les pontificaux anglais; quelques-uns de ces livres par suite même de la présence de ces bénédictions ont gardé le titre de Bénédictionnaires ^), et aux noms de saint George, de saint Benoît, de saint Martin, de saint Grégoire insérés au canon.

L'usage des rogations en Angleterre, antérieur à l'époque où Rome les adopta, est peut-être aussi un emprunt à l'église gallicane. II est curieux en tout cas de constater que l'antienne chantée par Augustin quand il se présenta devant Ethelbert est probablement d'origine gallicane. Cf. Bright, Early English Church History, éd. 1878, p. 48 et \Vilson, Somc Litnrgical questions relatives io t/ie mission of St Augustine, dans A.-J.

Page 1