‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 111 sur 118 · S. Amcr., 1. I, De pœnit., c · texte numérisé non relu

S. Amcr., 1. I, De pœnit., c

;i. Hieron. Ep. ad Eust. Dom Mcnard dans son commentaire démontre que ces passagessc rapportent à la bénédiction de la messe. Noix et observ., p. il, 28.

'i. Damasi opéra, ép. IX, p. 10", l'arisiis, lo'i.

APPENDICE I

qiie nous ont conservés les livres anglo-saxons, ne soient autre cliose que le bénédictional romain, perdu ou tombé en désuétude à Rome. Ce n'est qu'une hypothèse, mais il est possible que des études postérieures en apportent une démonstration plus autorisée.

Comment et à quelle époque ce rite aurait-il di.sparu? Il n'est pas facile de le dire. Cependant il faut rappeler encore que toute la partie finale de la messe romaine : Pater, fraction, baiser de paix, a été assez profondément mo^ difiée par saint Grégoire et que la bénédiction de l'évêque a pu disparaître avec la prière de la fraction. Toujours est-il que dans les Ordines romani, il n'est pas ([uestion de cette bénédiction, sauf dans le second, mais le contexte semble bien prouver que la bénédiction n'est ici qu'une addition de la liturgie locale : Posl solulas, ul in his parlibus mosest, pontificales benedicliones, cum dixcrit: Pax Domini sit semper vobiscum, miltit in calicem n, sancta oblata

Si l'on accepte cette hypothèse, il faudrait donc dire que non seulement la bénédiction épiscopale dans les livres anglo-saxons n'est pas une preuve de l'influence de liturgies étrangères sur celle de saint Augustin et de ses successeurs, mais qu'elle serait au contraire un vestige d'une plus ancienne liturgie romaine.

Quoi que l'on pense de la question d'origine, la présence des formules de bénédictions épiscopales dans tous ces livres anglo-saxons constitue un de leurs caractères les plus curieux et méritait bien d'être signalée.

On voit d'après l'exemple d'iEthelwold que ce recueil de bénédictions a constitué un livre liturgique .spécial. Dans d'autres cas, le bénédictionnaire est relié au pontifical et semble ne faire qu'un avec lui (par exemple pour le Bénédictional de Robert) ; mais même dans ce cas, le recueil des bénédictions reste bien distinct, et

\. Maihi.lon, lue. cil.

l'éditeur remarque que l'ornementation n'est pas la même pour les deux parties du recueil, et « qu'entre la partie qui contient le pontifical et celle qui contient les bénédictions, on a laissé quelques pages en blanc, comme pour marquer l'intention de relier les deux parties séparément ^ ».

Le bénédictional de Robert est un autre exemple tout aussi caractéristique de l'usage de ces bénédictions, ainsi que le pontifical d'Egbert (cité ci-dessus) et le missel de Léofric.

d. A. H. WiLSON, The benediclional of archb. Robert, p. xi, note 1. Sur les bénédictionnaires, cf. cet article dans notre Dict. d'archcol. chrél. et de liturgie, t. II, col. 727; WoRDswon™, The old service books of Ihe English church, p. 223-22G.

APPENDICE II

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