MATUiEf Paris, Chronica majora, éd. Luard, t. 1, p
4. CiiL. DE Malmesb., Gesta regum, 1, 109 ; cf. Henri de Hi ntingdon, dans Petuie-Shaupe, Monum. hist. Brit., p. 730 A; Gesta Abb. de Mathieu Paris, éd. Ridey, p. 3.
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son royaume, en faveur de la schola, les mêmes mesures qu'Ina avait prises dans le sien. Étant entré, nous dit son biographe, dans la schola Anglorum qui florissait alors à Rome, il établit avec une munificence vraiment royale que toutes les familles de son royaume de Mercie payeraient dorénavant, chaque année, un denier d'argent pour l'entretien de leurs compatriotes qui viendraient à Rome^. Les écrivains qui mentionnent cette redevance sont unanimes à y voir l'institution du denier de saint Pierre : Romepenny sive Petrespenny ou denarius B. Pelri
D'autres chroniqueurs reportent ;i Ethehvulf, en 853, l'établissement de ce denier Mais selon Asserius et Florence de Worcester, il s'agirait dans le cas d'Ethel- ■ wulf d'une redevance fixe de 300 mangons, dont les deux tiers devaient être employés à l'entretien du luminaire dans les basiliques de Saint-Pierre et de Saint- Paul, et dont le reste était destiné au pape lui-même 5. Dès la fin de ce môme ix« siècle, sous le roi Alfred, nous voyons signaler à plusieurs reprises l'envoi à Rome des aumônes des Saxons de Wessex et du roi Alfred
Cette double mention de l'aumône du roi et de celle du peuple se retrouve dans les documents des premières années du x'' siècle
1. Vila Offx II, éd. Wals, p. -i!». cl'. M vt. Pakis, Chroiiica majora, éd. LUARD, t. I, p. 301.
i. BnOMi'TON, dans Ilist. Anfjtic. script., de Twysdk.n, col. 7;>1. .i. Matli. de Westminster, ad a. 7!)'<.
i. Glm.i.. de M.u.MF.sii., Geala lier/., U, caj). ii ; P. L., t. CLXXIX, col. 1038; cl. cardinal d'.Vr.ujon, dans les Miscellanea de ISatuze, ed. Mansi, t. I, p. i'ti.
fj. AsfiT.RKSjVita Alfred i, dans Petiiik-Siuupi;, Wonnin. lu'sl. Dril., p. 472; Florent, Clironique, dans Pr.TiuE-SiiAKPiî, Monum. hisl. Bril., p. ri52.
(i. Cf. la Chronique aiiQlo-sa.ronne, éd. Tiioi-.pk, p. 08, ad a. 887, 888, 88ii.
7. AnricnC Laws and institutes of Enytand, dans les l'ublic Records, fol. 1840, p. 73 et 112.
Faut-il voir ici deux aumônes distinctes, celle du roi, résultant de l'obligation imposée par Ina de Wessex, l'autre représentant la rente annuelle de 300 mangons sur la cassette royale établie par Ethelwulf ? M. Fabre croit cette conclusion très probable (p. 163).
Au commencement du x« siècle, quand l'unité eut été définitivement établie en Angleterre, il y eut des remaniements sur l'assiette et l'affectation de ces redevances, on les ramena toutes à un type uniforme. Le denier de .saint Pierre, Romfeoh, ou Heord-penny, est universellement levé sur toute l'Angleterre '.
Le trésor de monnaies anglo-saxonnes trouvé en 1883 au forum romain, provient certainement du tribut payé par l'Angleterre au Saint-Siège, et la date du dépôt est 944-946.
Il ne sera pas inutile de raconter cette intéressante trouvaille.
Dans les fouilles sur la maison des Vestales au Forum, dans une des chambres, on découvrit un trésor de huit cent trente-quatre pièces de monnaies renfermées dans un vase en terre ^. Avec ces monnaies se trou vait une fibule en cuivre niellée d'argent. Chacune des deux plaques de cette fibule porte, autour d'un fleuron, une partie de l'inscription suivante : f DOMNO MA t RINO PAPA. M. de Rossi a consacré à ce trésor un mémoire sous ce titre :
D'un lesoro di rnonele anglo-sassoni Irovato neW atrio délie Vestali^.
Selon le savant archéologue, le pape nommé dans la fibule est Marinus II, de 942 à 946. Le trésor se com-
-1. Chronique d'Eihelwerd en 908. Dans Petuie-Siurpe, Monum. hisl. Brilann., p. 517 G.
2. Cf. }. DE Lal'rieke, Les dernières fouilles du Forum, à Ro/rtc, Bull, monamenlal, 1884, n. 3.
3. Dans Noliiie deç/liscavi, déc.l88:i. p. i87 sq., tiré à part, Rome,
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pose d'un sou d'or de l'empereur byzantin Théophile (829-842) et de 833 deniers d'argent : deux de Pavie, l'un au nom de l'empereur Béranger (915-924), l'autre au nom de Hugues et de Lothaire, co-rois d'Italie (931- 946); un d'Eudes, roi de France (888-898), frappé à Limoges; un de Ratisbonne, au même type que ceux du duc Arnulphe (912-937); enfin 829 frappés, sauf 10 qui n'ont pu être classés, aux noms des princes anglo-saxons suivants : rois d'Angleterre : Alfred le Grand (871-800), 3 exemplaires; Edouard l'^^'' (900-924), 217 exemplaires; Athelstan :927-94ô), 393 exemplaires; Edmond (940-
946) , 195 exemplaires; rois de Northumbrie : Shtric (914- 926), 1 exemplaire; Aulaf l^' (927-944), ou Aulaf II (944-
947) , 6 exemplaires; enfin Plegmont, archevêque de Cantorbéry (889-923), 4 exemplaires. Quelques-uns de ces deniers portent des noms de villes ou de monétaires M. de Rossi démontre que ces monnaies anglo-saxonnes appartenaient au tré.sor pontifical ; elles provenaient d'un denarius Sancti Pétri envoyé à Rome par les Anglo- Saxons. On sait en effet que cet usage existait chez ces populations à une époque très reculée; M. de Rossi cite de touchants exemples de leur dévotion au tombeau de saint Pierre ; plusieurs de leurs rois, venus en pèlerinage au tombeau de fapôtre, abdiquèrent plutôt que de s'en éloigner. La fibule faisait partie du vêtement d'un fonctionnaire de la cour romaine, sous le pontificat de Marin 11; peut-être ce fonctionnaire était-il un veslararius préposé à la garde des sommes appartenant à l'Église; peut-être l'argent caché dans ce coin du palais, représentait-il une partie de son traitement.
M. de Rossi recherclie aussi dans son mémoire pourquoi le trésor se trouvait dans une pièce de la maison des Ve.stales? Le pape Jean VII con.struisit, dans la partie du Palatin oii était sa maison, un palais que ses succes-