‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 54 sur 118 · BtDE, H. E., IV · texte numérisé non relu

BtDE, H. E., IV

-2. JLSSF.RAXD, Ih'sl. litt. du pcufle anglais, iSOi. pense que cette traduction serait de plusieurs auteurs, p. 73. 3. Le manuscrit du x« siècle comporte une série de dessins qui

CIVILISATION ET LITTÉRATURE CHRÉTIENNE. Ul

Il a écrit aussi un poème de la croix plus récemment découvert dans un manuscrit de Verceil, et qui s'est retrouvé en partie sculpté sur une vieille croix de pierre, dans un cimetière d'Ecosse '.

L'inspiration de ces poèmes barbares est sincère, l'expression vigoureuse, la poésie jaillit par éclairs au milieu de vers durs, informes et rudimentaires. Il est un précurseur de Milton, et la ressemblance est si frappante parfois, à mille ans de distance, que ce dernier semble le traduire encore qu'il en ait ignoré l'existence "-.

Il faut reconnaître en lui, avec Taine, un vrai poète ^. Ce qui est intéressant c'est de retrouver chez lui, comme dans Beowulf, à l'état fruste, le lyrisme, la fougue, ce mélange de mélancolie et de

ont 616 reproduits dans VArcliaeoloijia (t. XXIV, p. 330 s(i.). Account of Coedmon's Mclrical Paraphrase of Scripture Hislory; an illuminaled mss of Ihc A'"' ccnlury preserved in Ihe Bodleian Library al Oxford.

Cf. LiNGARD, Anti//. of l/ie Aiirjlo-Saxon Chiirrh. discussions sur le pseudo-Cœdnioii ; Francis V.u.r.wwr., Observations on Ihe History of Cœdmoii (sur le nom et la réalité de Cœdmoni, Avchacolorjia, lor. cil., p. .■i'il-3'i3. Les dessins sont d'un art primitif et barbare, et semblent tracés par la main inexiierimentée d'un enfant, sans proportion, ni perspective. Ils conviennent bien à la poésie de Cœdnion.

1. Cette vision est d'une inspiration touchante, digne de ce vrai pocte qui fut en même temps un vrai moine et sous la conduite d'Hilda s'éleva jusqu'à la sainteté (Boi.land., t. Il, lebr. p. Soi, de Cedmone, cantore llieodidacto) . Il mourut en G80.

John Kf.mblf,, ArchacolOf/ia, t. XXVIII, p. .'i-2T ; Sti aiît, Sculpturcd slones of ScoHand, \t. 1-i.Cf. Moxtai.f.muert, loc. cit., t. IV, p. "G. Ce poème est quelquefois attribué à Cynewulf, voyez plus loin.

2. C'est du moins l'opinion régnante, mais il a pu connaître l'édition de Junius, n Amsterdam, ICW.

3. Ilisl. de la Lillér. aiujlaisc, t. I (éd. 188;i,i, p. ."li sq.

joie bruyante, qui seront les caractères des grands poètes anglais.

Sur un autre poète saxon, Cynewulf, on n'a presque aucun renseignement. Les critiques hésitent sur son temps et le mettent du viii° au xi*^ siècle. Il est en tout cas de la même famille que Ccedmon, et comme lui, chante les sujets bibliques avec l'inspiration et dans la langue des vieilles poésies germaines. Jusserand l'appelle « le plus grand de tous les poètes de cette époque ' ».

La poésie religieuse des Anglo-Saxons compte encore des traductions de psaumes, des vies de saints, des poèmes moraux, des énigmes, des poèmes symboliques

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