‹ L'Angleterre chret́ienne avant les NormandsChapitre 78 sur 118 · Écrile en 73 i ou 7ao · texte numérisé non relu

Écrile en 73 i ou 7ao

ces prétendues cellules, remplies de gens avec femmes et enfants, sortant du lit conjugal pour gérer l'intérieur du monastère ! 11 y en a qui ont l'effronterie de se procurer pour leurs femmes de semblables monastères, où ces séculières se permettent sottement de gouverner les servantes du Christ. N'est-ce pas le cas de dire, avec notre proverbe, que quand les guêpes font des ruches, c'est pour y mettre du poison au lieu de miel? »

On voit, par la suite de cette lettre, que cet abus des faux moines, des faux abbés, était alors très répandu et causait le plus grave préjudice à la véritable vie monastique.

Abus préjudiciable aussi à la prospérité et à la sécurité du pays, car les seigneurs et propriétaires de tout rang qui se prétendaient moines jouissaient de l'exemption du service militaire.

Bède avait vu encore cette conséquence déplorable : « Au milieu de la paix et de la sécurité dont nous jouissons, écrit-il en 731, beaucoup de Northumbriens, les uns nobles, les autres simples particuliers, mettent de côté les armes, se font couper les cheveux, et s'empressent de s'enrôler dans les rangs monastiques, au lieu de s'exercer aux devoirs militaires. L'avenir dira quel est le bien qui en résultera '. »

Un autre désordre non moins déplorable aussi, mais dont la responsabilité ne remonte pas davantage aux moines, c'étaient les visites des rois et des

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