Hisl., I. V, r
princes qui venaient s'installer dans les monastères pour un temps plus au moins long, avec leurs officiers, leurs valets, leurs chevaux, leurs chiens et leurs faucons, et mettaient le désordre dans la maison de Dieu.
De son côté le concile de Clovesho, en Mercie, 747, qui se tint sous l'influence de saint Boniface et du pape Zacharie, et sur lequel sans doute la lettre fameuse de Bède exerça son action, condamnait, dans les monastères de femmes le goût de la parure, la fréquentation du monde ; dans les monastères d'hommes, les visites prolongées des séculiers, les repas trop luxueux et trop abondants, le penchant à l'ivrognerie
Les faux pèlerins n'étaient pas moins nuisibles à la véritable piété que les faux moines. Les pèlerinages à Rome entraînaient des abus nombreux, surtout parmi les moniales qui, peu destinées par leur état à ce genre de voyages, ne savaient pas en éviter les dangers. Boniface, l'apôtre de la Germanie, qui signale ces désordres, en termes vigoureux, à Cuthbert, archevêque de Cantorbéry, demande que les conciles et les rois interdisent aux femmes et aux religieuses le pèlerinage de Rome-.
1. Clovesho ou Cliffs-Hoo, Cliffs prés de Rochester. Sur ce concile \ojez LixGARD, Antiquités, t. I, p. 124. Ce concile recommandait encore aux prêtres l ôducation du peuple et l'enseignement de la doctrine; il resserrait l'union entre les évoques anglo-saxons, établissait entre eux une sorte de confédération, établissait le système paroissial qui règne encore en Angleterre.