Le règne d'Alfred
Cet homme extraordinaire, qui devait délivrer son pays du fléau de l'invasion, est le plus jeune fils d'un roi de Wessex, Ethehvulf (f 858); les frères aînés d'Alfred furent successivement rois de Wessex (Ethelbald, Ethelbert, Ëthelred)'.
1. Pour tout ce qui concerne Alfred nous sommes tributaires du De Rébus geslisAilfredi, écrit par Asscr, contemporain ; sur sa grandi; valeur historiiiue, Hodgkin, p. 500 sq.,et SirvENSON, loc. cil.. Introduction.
Il naquit en 848 à Wantage, à 25 milles de Reading. Il n'avait que cinq ans quand il fut envoyé à Rome par son père, et il y fut traité par le pape Léon IV en fils de roi. Deux ans plus tard il revient à Rome avec son père dont il semble le favori ; il y reste un an environ. Les annales romaines ont consigné les largesses et le pompeux cortège de ce roi saxon venu de si loin pour vénérer les tombeaux des apôtres Pierre et Paul
C'est sans doute à ce roi Ethelwulf qu'il faut faire remonter, sinon la première idée du denier de saint Pierre dans ce pays, au moins une répartition mieux réglée de cette redevance -.
On raconte sur l'enfance du jeune roi des récits merveilleux ; il était le plus aimable, le plus habile des enfants d'Etlielwulf. On avait négligé de lui apprendre à lire, mais il aimait à écouter les poèmes saxons et les retenait de mémoire. Il put répéter un jour à sa mère tout un codex contenant des poésies saxonnes, pour l'avoir entendu lire une fois ^.
Son père Ethelwulf était mort en 858. Les trois frères aînés lui succédèrent successivement, jieutêlre simultanément, au moins quelque temps. Nous n'avons pas à raconter leurs règnes (858 à 871), qui du reste ne présentent rien de bien remarquable.